Dans le voyage vers soi-même, chaque pas courageux pave la voie de l'authenticité.


Résumé de l'épisode :

Dans cet épisode du podcast, nous avons le privilège d'entendre le témoignage de Marie-Claire, une mère aimante qui partage son parcours et celui de son enfant à travers une transition de genre. Son histoire est empreinte d'amour inconditionnel, de soutien et de compréhension. C'est une belle leçon sur l'importance d'accompagner nos enfants dans leur quête d'identité.

L'acceptation de la différence :

Marie-Claire nous raconte comment dès le plus jeune âge, son enfant exprimait un mal-être et une identification différente de son sexe assigné à la naissance. Au début, elle ne pouvait pas prendre cela au sérieux, pensant qu'une enfant de trois ans ne pouvait pas réellement comprendre ces concepts. Cependant, au fil du temps, les signes étaient de plus en plus clairs et le besoin de soutien et d'aide se faisait ressentir.

L'importance de l'Ă©coute et du dialogue :

Marie-Claire souligne l'importance de l'écoute et du dialogue ouverts au sein de la famille. Elle a maintenu une communication constante avec son enfant, l'encourageant à s'exprimer et à partager ses sentiments. Elle a également cherché des professionnels compétents, tels que des psychologues et des spécialistes, pour les accompagner dans ce parcours délicat.

Le soutien familial et la réaction du conjoint :

Marie-Claire aborde également les défis auxquels elle a été confrontée en termes de soutien familial et de réaction de son conjoint. Alors qu'elle avait pleinement accepté et soutenu leur enfant, son conjoint a eu du mal à comprendre et à accepter la situation. Cela a créé des tensions au sein du couple, mais Marie-Claire a tenu bon, restant fidèle à son amour pour son enfant et à son désir de l'accompagner dans son parcours.

Le processus de transition :

Elle partage également les étapes du processus de transition de genre, y compris la prise d'hormones et l'opération chirurgicale pour enlever la poitrine. Marie-Claire insiste sur l'importance de respecter le rythme de son enfant et de l'accompagner dans ses choix, tout en restant attentif à ses besoins émotionnels et psychologiques.

L'amour inconditionnel et la transformation de l'enfant :

Malgré les difficultés rencontrées, Marie-Claire témoigne de la transformation positive de son enfant après la transition de genre. Son enfant est devenu un jeune homme épanoui, plus à l'aise dans sa peau et en harmonie avec son identité de genre. Leur relation s'est renforcée et ils ont trouvé un nouvel équilibre familial.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale et coach de vie à Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposé tous les dimanches matins à 7h (une semaine sur deux gratuitement), il bâtit un espace où les cœurs s’ouvrent, les chemins de vie se déroulent et la simplicité enveloppe à son écoute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schémas longtemps restés logés dans l’inconscient sont mis en lumière, les défis de la vie accueillis avec curiosité et présence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des épisodes, les récits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent à vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordés durant cet épisode: changement de genre, conflits, violence, difficultés liées à la puberté fille, papa refuse la situation, difficultés à l'école liés au genre, médicaments pour devenir un homme, psychologue, hormones, dysphorie de genre, hypnose, test sanguins, pédopsychiatre pour personne intersexe, puberté, détresse ado, deuil de la maman, prises d'hormones à 16 ans, opérations à 18 ans

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]


Ça a été difficile de dire que t'as une fille et pis que en fin de compte, elle est mal dans son corps. Mais je me suis jamais tellement posé la question. Je me suis dit c'est mon enfant. Fille ou garçon, c'est égal. Et puis quand je voyais vraiment son mal être, j'avais vraiment envie de tout faire pour l'aider, pour qu'elle se sente bien.


Voilà. Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey. Médiatrice familiale diplômée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singulière. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Marie-Claire. Bonjour Marie-Claire, Bonjour Janick. Quel mis entretient tu aujourd'hui avec tes parents ?


J'entretiens un lien particulier. Je suis à 200 kilomètres de chez mes parents. Donc il y a beaucoup d'amour entre nous. Il y a, mais ce n'est pas physique, C'est vraiment par la pensée, par les souvenirs. Et pis bah voilà, j'ai ai vécu une enfance heureuse avec mes parents. J'avais une maman qui parlait beaucoup donc j'ai eu beaucoup de chance de ce côté là. De pouvoir m'épanouir, discuter. Et actuellement, en étant à 200 kilomètres, il y a le téléphone.


Et.


Vous vous appelez.


Souvent.


Environ trois fois par semaine. Oui. Pour papoter.


Ce besoin d'Ă©changer, de raconter ce que tu vis.


Exactement. Exactement. Raconter nos journées. Qu'est ce qu'on a fait ? Qu'est ce qui s'est passé dans nos vies ? Parler de ses petits enfants puisqu'elle ne voit pas souvent.


Tu as des enfants ?


Oui, j'en ai deux. J'ai été maman de deux filles, mais actuellement j'ai un garçon et une fille.


VoilĂ .


Tu veux nous raconter ce qui s'est passé ?


Oui, exactement. Je suis là pour ça, pour raconter ça.


Ouais.


Donc tu as accouché d'une petite et.


D'une petite fille en 1901.


Exactement.


Et en nonante sept, elle arrivait un jour vers moi en me disant. Maman, Je ne suis pas née dans le bon corps. Ce moment, j'ai pris ça à la rigolade parce qu'une enfant de trois ans qui vient dire Maman, je suis pas dans le bon corps, c'est presque pas possible, on sait à peine parler. Après elle allait vers sa grand maman qui est ma maman en disant Mamie, tu seras jamais grand maman avec moi. Elle lui disait Je n'aurai pas d'enfants parce que je ne suis pas une fille. Je suis un garçon. Alors voilà. Et puis au début, on rigolait, on disait. Elle adorait son papa, donc c'était. Hum. T'as envie de faire comme papa, T'as envie de faire pipi debout ? C'est pratique. Elle aimait aller avec lui au travail quand ils allaient samedi trafiquer autour des voitures. Alors ça aidait papa autour de la voiture. On faisait de la moto, donc elle était dans un monde masculin. Donc pour nous, c'est un exemple qu'elle voulait.


Et puis, plus ça avançait, plus elle venait insistante à ce niveau là. Elle commençait à parler d'elle au masculin.


C'est Ă  partir de quelle heure ?


Je dirais vers quatre ans déjà.


Oui.


Donc le début de l'école.


En fait exactement où elle parlait au masculin d'elle quand elle a été, je pense justement avec le monde, les autres personnes comme elle, des copines et des copains. Elle a commencé de parler d'elle au masculin.


Elle disait comment.


Donc ?


Et elle, quand elle parlait d'elle, elle disait toujours il ou elle disait par exemple on joue au coiffeur, je suis coiffeur, on joue au docteur, je suis le docteur, on joue au papa, la maman je suis le papa ou je suis le garçon. Mais elle était jamais un métier au féminin. L'homme était toujours masculin.


Et par rapport aux vĂŞtements.


Alors par rapport aux vêtements, je lui laissais pas trop le choix. Mais comme j'ai toujours été quelqu'un qui aimait m'habiller, pratique Jean basket donc ça allait.


Pour être au féminin Et les couleurs comme ça, ça c'était ça, ça lui était égal.


Les couleurs, c'était égal. Et puis il acceptait de s'habiller comme comme maman l'habille. Mais je voyais quand même sur lui que si dans les habits, la mine est un peu plus triste que presque normale. Et puis après je me suis dit fallait quand même aller.


Voir.


Une psychologue. Je me faisais quand même du souci pas. Je voyais quand même qu'il y avait un mal être qui me semblait pas aussi heureux qu'un autre enfant. Et puis à la maison, c'était pas toujours facile de le voir. Des fois, il pleurait en se regardant dans le miroir et tout. Et puis on a été voir et puis la psy. Elle l'a aidée. Ils ont inventé une histoire avec des animaux. Et puis en fin de compte, la fin de l'histoire. Tout le monde était des crocodiles. Comme ça, pas de différences de genre. Voilà. Et puis là bas, on a fait une thérapie familiale aussi. Et puis en voyant qu'en fin de compte, il n'y avait pas vraiment beaucoup de progrès. Là, je lui ai annoncé qu'il allait, qu'elle allait être grande sœur. Alors ça a été une grande joie pour elle de se dire chouette, grande sœur et tout. Mais elle voulait être la grande sœur d'un frère.


Ah ça. Du coup là, la. Elle avait quel âge ?


Elle avait un peu plus de cinq ans pour être la grande sœur d'un petit frère. Et puis, suite à cette insistance de dire qu'il voulait absolument un petit frère, on a demandé le sexe au gynécologue pour préparer face à la psychologue qui nous a dit de demander le sexe pour préparer. Et puis on a demandé le sexe quand on a su que c'était une fille. Enseigner Aïe ! Et puis on a essayé de tourner ça du style. Il aura une petite sœur qui pourra lui donner tous ses jouets de filles et on va lui acheter des jouets de garçon et tout. Alors pour lui annoncer. La psychologue nous a dit prenez la avec à l'échographie, puis c'est le médecin qui lui annoncera le sexe. Alors c'est ce qu'on a fait. Et pis mon mari était pas avec nous, seuls avec maman et pis on a fait l'échographie et pis là le médecin a dit c'est toi, tu ferais ma petite sœur. Elle a dit oui et le médecin a dit Pas trop, un petite sœur. Alors, elle a dit Je vais l'acheter par ma fenêtre.


Préservatif.


Puis le médecin a dit Mais tu ne peux pas faire ça. Puis médecin pour évaluer. Après six mois, si t'aime toujours pas ta petite sœur, tu pourras l'acheter par la fenêtre, mais pas avant. Et puis moi je puis après on a joué là dessus en disant c'est cool d'avoir une petite sœur, tu pourras te débarrasser de tous tes jouets de fille que tu n'aimes pas. Et puis on commence à lui acheter des jouets. Enfin, je commence à lui acheter des jouets pour garçon. Je voyais vraiment que c'est ce.


Qui l'intéressait.


Ce qui l'intéressait. Alors on a joué un peu là dessus. Et puis il a quand même été fier que maman allait avoir un bébé et tout et qu'elle allait être grande sœur. Mais vraiment. Quand sa petite sœur aînée, eh bah il en a pleuré. Passait une fille. Il n'a souffert de ça. Et puis on a dû faire attention très très longtemps, parce qu'après les six mois, il disait Je la faut par la fenêtre. Il s'en est souvenu de ça parce qu'il voulait vraiment un petit frère.


C'est ca ?


Et c'est quelque chose Ă  pas dire exactement.


Là, j'ai téléphoné au médecin en lui disant Écoutez, vous avez fait une bêtise un matin chez soi, il faut rattraper. Alors je suis retourné avec mon enfant chez le gynécologue qui l'a pris seul et qui ont discuté. Je ne sais pas vraiment qu'est ce qui s'est dit là devant, mais.


Ça a été mieux.


Après, ça allait mieux.


Ouais, bon, voilĂ .


Et puis là bas, mon fils, sauf ma fille, a toujours continué à prétendre que pas encore. Et puis entre deux, les séances de psy, de psychologues se sont arrêtées passa psychologue. Elle a eu un souci avec une famille, puis qu'elle a voulu absolument s'occuper de cette famille à plein temps. Elle nous a laissé un peu tomber. Puis comme mon mari était toute façon contre pour lui, son fils c'était une fille, donc il avait fait une fille qui n'avait pas de garçon. C'était inconcevable. Et puis là, il a commencé à avoir des violences à la maison parce qu'il avait une petite fille qui était vraiment une petite fille. La deuxième dans la deuxième et puis bah le premier, la fille, elle est un peu mise de côté. Il était devenu très agressif avec elle, verbalement et même physiquement. Donc il y a vraiment eu beaucoup de violence à ce moment là. On a la protection de l'enfance, qu'elle ne s'en mêler pas. Bien sûr. Mon fils s'est plaint pis chaque fois il a jamais vraiment des marques, j'ai jamais pu les faire constater.


Puis en tant qu'Ă©pouse, on a aussi pas vraiment envie d'attaquer son mari et tout.


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Et là, le couple a commencé à se dégrader aussi.


Moi lĂ .


Mais moi j'ai toujours soutenu ma fille en tant que personne, pas en tant que fille ou garçon. Pour moi, c'était mon enfant. Je voyais le mal être. Et puis arrivé vers une dizaine d'années. La psychologue est revenue sur le marché en la recontacter. Et là, la fête, L'hypnose avec ma fille. Et puis là, elle a dit non, on va aller faire des tests sanguins et tout. Parce que là, quelque chose, il y a quelque chose de profond.


Oui.


Elle nous a envoyé à Genève directement faire les tests sanguins. Et là, les tests se sont révélés que ma fille était neutre. Donc les médecins ont dit elle peut choisir, celle veut développer son côté masculin ou féminin.


Bah c'était déjà toujours moi là.


Exactement. Alors pour elle, c'était clair et net que ça serait un garçon.


Un.


Et puis suite à ça, eh bah à l'époque, fallait quand même attendre encore un petit peu avant d'entreprendre. Alors elle a été voir un professeur à Genève, pédopsychiatre. Spécialisées. On dira pour les hermaphrodites qui doivent choisir. Aider les parents à choisir le sexe de l'enfant et tout. Alors il était régulièrement suivi par ce professeur. Et puis bah là, il a commencé à voir le corps qui change, à devoir s'accepter et tout. Alors là, elle nous a demandé d'enlever le miroir dans la chambre et tout. Les règles sont arrivées aux catastrophes. Et là, le pédiatre nous a proposé de couper.


En mode allemand.


Faire des injections pour retarder le développement, la puberté. Et puis j'ai refusé. J'ai dit je ne suis pas d'accord. On ne sait pas quel effet, quel impact ça a de lui mettre ce genre de produit. J'aime mieux décider autre chose. Et là, on a décidé d'aller lui mettre un stérilet pour couper les règles. Alors on a été chez le médecin, mais là, chez les gynécologues, il a essayé de lui mettre le stérilet, il n'arrivait pas. Alors là, désenchantement, catastrophe. Le monde s'effondre autour de ma fille parce que mon Dieu, elle va doit vivre avec ça. La poitrine qui pousse. Et puis là, en voyant vraiment la détresse, ils ont dit on va essayer de lui mettre ça, mais sous narcose, anesthésie. Et lors de l'anesthésie pour lui implanter le stérilet, ils ont remarqué qu'il y avait effectivement une malformation en bas. Alors ils ont quand même pu lui mettre le stérilet pour lui couper les règles. Alors là, elle a un petit peu revécu. On dira plus problème qui est un souci pour elle quoi.


Pour nous que c'est naturel, mais voilà. Et puis elle l'a et après on a commencé vraiment de la laisser. S'habiller comme elle voulait donc.


Qu'elle avait elle raison ?


Non, non, non.


À treize mois, elle a eu les règles à treize ans. Assez vite, je suis opératrice et on a commencé à la laisser choisir. Alors elle allait s'habiller au rayon.


Quand tu dis hors c'est toi en.


Fait oui, c'est mon mari. Non, lui c'est vrai qu'il Ă©tait inexistant.


Mais vous Ă©tiez encore. Il est encore lĂ  ?


Oui, il est encore là. Bon, c'est vrai que moi j'ai soutenu vraiment mon enfant malgré ce que mon mari disait que pour lui, en fin de compte, les idées qu'on a à trois ans, à dix ans, à quinze ans et à 25 ans ne sont pas les mêmes. Et il a dû aller chez le professeur à Genève et ce professeur à Genève, il va écouter. Je suis venue parce que ça va assister que je vienne. Mais vous m'avez fait perdre mon temps. J'ai dû prendre congé et je reviendrai. Quand ma fille, elle a 25 ans parce qu'elle aura plus les mêmes idées. Poncho Puis depuis.


Puis le médecin. Et là il a pas réagi et n'a pas pris à part pour lui parler.


Il a essayé de lui expliquer la situation mais il a rien eu à faire. Mon mari était vraiment.


C'Ă©tait trop difficile pour lui.


Oui, exactement. Un ex ce.


Matin ça et n'arrivait pas du tout à concevoir que ça puisse être possible.


Exactement pour lui. Il avait eu une fille pis c'était juste pas possible de se dire que c'était pas une fille et qu'en fin de compte, est ce qu'il se sentait aussi coupable que son enfant et était mal dans sa peau était pas bien ? Comment est ce qu'on avait fait quand on l'a conçu ? Il y a eu une erreur de sa part. On s'est pas. Celui là n'a jamais vraiment voulu parler. Après. Un jour, j'ai posé la question à un curé. Puis le curé m'a dit Vous savez, si vous devez passer cette épreuve, c'est que vous êtes capable de gérer, sinon pas.


Hmm.


Donc voilà, on a continué notre petite vie avec mon fils qui a commencé.


Qui était encore une fille, mais quand elle commençait à s'habiller en.


Garçon, en garçon, se coiffer en garçon, les coupe cheveux courts et tout, des pull très vastes pour cacher la poitrine. Voilà. Et puis à l'école, et bah tout se fait naturellement avec les copains aussi. Parce qu'il a vraiment dit qu'il était un garçon et a continué à parler de lui au masculin. Et là, le tri se fait naturellement avec les copains. Après certains copain disent j'aimerais être copain avec toi mais mes parents ne veulent pas. Ah ça, il y a eu deux ou trois petits crève cœur à ce niveau là parce que certains parents étaient derrière en disant bah non, tu peux pas être copain avec elle, tu vois comment Et tôt. J'ai une ou deux mamans qui sont venues vers moi en me disant qu'elles laisseraient pas leur enfant s'approcher parce que ils avaient peur. 50 L'homosexualité. En disant mais ta fille, elle aime les filles, donc elle est homosexuelle, elle va, elle va détourner ma fille et tout. Et puis après, Vrai. Puis quand je discutais de ça avec ma fille, elle me disait mais maman, c'est vrai, si je serais une fille puis que j'aime les filles, je serais homosexuelle.


Cette garce en.


Donc oui, donc dans sa tête, elle était déjà un garçon. Donc pour elle, si elle aimait une fille, c'était normal, c'est Elle aurait regardé les garçons. Là, elle se sentirait homosexuelle parce que elle aime quelqu'un du même genre qu'elle. Donc voilà des choses toutes simples de la vie. Puis quand on allait au restaurant aussi, au début, quand le serveur disait monsieur ou lui, je disais non, elle Ha ! Alors le serveur était tout généreux. Mon Dieu, excusez moi, je me suis trompée. Puis je voyais ma fille sourire jusqu'aux oreilles, puis après qui m'engueulait parce que maman avait dit elle au lieu de lui. Ben oui, voilà. Mais voilà, c'était ma fille aussi donc.


C'Ă©tait aussi en train de dire C'Ă©tait aussi difficile quand mĂŞme pour toi.


Ça a été difficile de dire que t'as une fille et pis qu'en fin de compte, elle est mal dans son corps. Mais je me suis jamais tellement posé la question. Je me suis dit c'est mon enfant. Fille ou garçon, c'est égal. Et puis quand je voyais vraiment son mal être, j'avais vraiment envie de tout faire pour l'aider, pour qu'elle se sente mieux.


VoilĂ .


Je n'ai pas tellement réfléchi. Pour moi, c'était mon enfant.


VoilĂ .


Mais j'ai quand mĂŞme dĂ» faire le deuil d'une fille. C'est clair et net.


A quand même des petites réactions. Quand on disait.


Lui oui, oui, bien sûr et moi Oui, bien sûr. Moi, quand on me demande actuellement, spontanément, je dis que j'ai eu deux filles. C'est après que je me dis Ah mais non, t'as une fille et un garçon, Un garçon, une fille. Mais voilà quoi, c'est. La vie est comme ça. Et puis après il y a eu l'apprentissage et le choix de l'apprentissage. Alors est partie dans les soins. Et puis il y a la fessée. Et puis là, elle a commencé à prendre des hormones parce qu'elle avait l'âge.


Donc c'est à quel âge qu'on peut commencer à prendre des hormones ?


Alors elle lui en donne à seize et les hormones pour qu'à 18 ans elle puisse commencer les opérations. Donc à seize ans, elle a commencé à prendre des hormones. Et là, je dirais un an à un mois. Elle a la voix qu'à changer chaque nuit. Et puis quand elle cherchait du travail, une fois la tête dans un endroit plus long et ils lui ont dit Mais vous êtes fumeur ? Parce que le vrai cerveau, La voix était rauque et tout. Et puis elle dit Non, non, je fume pas. Mais c'est vrai que bah la voie est en train de changer. Et puis après, il y a les poils aussi quand commence à pousser. Mais ce qu'il faut aussi savoir, c'est que moi je m'imaginais que j'allais avoir un fils tout de suite barbu et tout. Et puis les médecins ont dit c'est la génétique qui est en jeu. Donc si dans votre famille vous êtes poilu, il y a des chances qu'il ait beaucoup de poils. Mais si dans la génétique vous êtes plutôt imberbe, il aura pas de poils pour pas vous imaginer que c'est des médicaments miracle.


C'est ses hormones qu'il prend. C'est vraiment pour développer le côté masculin qu'il a en lui qui est par rapport à la génétique familiale.


VoilĂ .


Donc de ce côté là a eu beaucoup de chance. Donc là, les poils.


C'est pas exactement. Ouais, ouais.


Et puis bah là, il y avait toujours cette envie d'opération d'enlever la poitrine et tout, et puis d'être un homme. Il a eu 18 ans. Il avait 19 ans et ils ont décidé d'entreprendre l'opération. Et puis là, le professeur, il a dit Maintenant, il a 19 ans, je peux plus le suivre. Il faut qu'il aille voir un de mes collègues. Alors il est parti voir le collègue pour quelques séances encore bien sûr de psychologie avant d'entamer. Et puis la date a été programmée pour se faire opérer à l'hôpital de Sion, pour enlever la poitrine et tout, et les ovaires pour qu'ils puisse avoir les papiers d'un homme. Et puis après cette opération, Issa épanouie. Ils s'épanouissent vraiment mieux. Un jeune homme bien dans sa peau et tout. Et puis la relation avec sa sœur a totalement changé.


LĂ©vesque, c'Ă©tait. Il Ă©tait enfin qui il Ă©tait exactement.


Après, certes, il y a encore à l'heure actuelle, il y a des soucis, mais c'est plus parce que sa sœur lui renvoie un peu mettre des mots maintenant. Sa sœur lui renvoie un miroir de lui, de ce qu'il était, de la féminité, tout ce qu'il n'aimait pas et qui repoussait.


VoilĂ .


Donc en fin de compte, il ne va pas traverser ça tout seul. Parce que j'étais là pour soutenir. Mais il a rencontré une copine quand il était à Châteauneuf en tant qu'espèce. Et puis cette copine a traversé avec lui tout le processus Et pour. Et puis elle a dû aussi aller à Genève voir le professeur, voir le psychiatre et tout. Et elle a continué, elle l'a suivi, elle l'a soutenu dans ses démarches et tout. Donc c'était fantastique. Et puis maintenant, ils sont mariés. Ils se sont mariés le 14 février 2020.


C'est une belle histoire que tu nous racontes qu'il.


Donc voilà, moi maintenant je suis vraiment un garçon. C'est lui. J'ai beaucoup plus de facilité à parler de lui maintenant. J'ai fait le deuil de ma fille, puis mon enfant est quand même toujours là. Le caractère n'a pas changé. Puis après l'opération, quand on voit comment s'est épanoui, réveillé tout ça, peut être maintenant qu'il rentre reprendre ses études, qu'il a loupé avant parce qu'il était mal dans sa peau. Je sais pas.


Il est toujours dans les soins du Queen.


Est toujours dans les soins. Hmm.


Ouais.


Pas. Merci. Merci infiniment pour ce beau témoignage, Marie-Claire.


Mais de rien, c'est un plaisir.


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