Se créer une place de maman lorsque le travail en prend déjà beaucoup, tout un challenge pour Amandine.

🔁 Libre accĂšs de l'Ă©pisode initialement publiĂ© le 11.12.2022


Description de l'Ă©pisode:

Introduction: Dans cet épisode du podcast "Parentalité au Présent", Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplÎmée, accueille Amandine pour discuter de sa relation avec ses parents et de son expérience en tant que mÚre. Amandine partage ses réflexions sur l'acceptation du passé et l'évolution de ses liens familiaux.

Accepter le passĂ© et embrasser le prĂ©sent: Amandine commence par souligner l'importance d'accepter le passĂ© et de ne pas chercher Ă  le changer. Elle affirme que bien que certaines expĂ©riences aient pu ĂȘtre douloureuses, il est essentiel de les accueillir pour avancer. Selon elle, cette acceptation permet un changement vibratoire qui peut apporter une transformation profonde dans nos vies.

La relation avec les parents: Amandine partage ses expériences personnelles en relation avec ses parents. Elle évoque la perte de son pÚre il y a plusieurs années, mais souligne qu'elle a trouvé la paix et l'apaisement envers lui et les moments partagés avec lui. En ce qui concerne sa mÚre, Amandine décrit leur relation comme fusionnelle et merveilleuse, bien qu'elle ne vive pas à proximité toute l'année. Elle explique que sa mÚre est toujours présente dans leur vie et entoure leur famille de son amour.

L'approche de la quarantaine: Amandine aborde ensuite le thĂšme de ses 40 ans et les rĂ©flexions qui l'accompagnent. Elle exprime son sentiment d'Ă©loignement de sa jeunesse et de lĂ©gĂšretĂ©. Cependant, elle reconnaĂźt que cette perception peut ĂȘtre fausse et qu'elle travaille sur l'Ă©coute de son corps et de ses besoins rĂ©els, tels que le repos.

L'Ă©volution de la relation parent-enfant: Janick interroge Amandine sur sa relation avec ses propres enfants. Amandine exprime son amour et sa complicitĂ© avec son fils, soulignant qu'ils sont trĂšs proches et qu'elle voit en lui un miroir de sa propre personnalitĂ©. Elle explique Ă©galement qu'elle a appris Ă  ĂȘtre plus prĂ©sente et Ă  s'Ă©couter davantage en prenant soin de son deuxiĂšme enfant.

La transformation personnelle: Amandine partage les dĂ©fis auxquels elle a fait face en tant que mĂšre et la nĂ©cessitĂ© de travailler sur elle-mĂȘme pour trouver un Ă©quilibre entre son rĂŽle de parent et sa vie professionnelle. Elle souligne l'importance d'Ă©couter ses propres besoins et de se libĂ©rer des schĂ©mas qui peuvent ĂȘtre contraignants. Amandine a cherchĂ© l'aide de thĂ©rapeutes pour explorer ses propres schĂ©mas et Ă©viter de les transmettre Ă  ses enfants.

La transition vers le vide-nid: Amandine évoque également le vide ressenti lorsque les enfants quittent la maison. Elle partage son expérience personnelle et souligne l'importance de prendre soin de soi et de ses émotions pendant cette période de transition. Elle encourage les parents à exprimer leurs émotions et à se faire accompagner dans ce processus.


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Sujets abordés durant cet épisode: devenir mÚre à 40 ans, travail qui emprisonne, abasourdie, débordée à l'arrivée de bébé, apprendre à laisser le travail de cÎté lorsque je suis avec les enfants, trouver ma place de maman, créer le lien avec bébé, 38 ans prise de conscience de la fin de la maternité, syndrÎme du nid vide, baby blues, départ des enfants de la maison, déchirement, vide abyssal au départ des enfants, vivre au travers des enfants: dépendance affective, deuil du pÚre perdu à 15 ans, tout est possible, ostéo, micro-kiné, kinésiologie, apprendre à s'organiser différement, apprendre à laisser le travail de cÎté, allaitement, travail du deuil de la maternité à 38-40 ans, isabelle filliozat, expression des émotions, prendre soin de soi, retourner à l'intérieur de soi, remise en question, humilité, acceptation de ce qui est,

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[Texte généré automatiquement]

C'est simplement oui, on va voir dans le passé, mais on accepte ce qui s'est passé. On ne peut pas le changer, mais simplement on est. On a souffert à ce moment là, mais on accueille cette souffrance et en fait et vibratoirement, il y a tout qui change, il n'y a rien qui change, mais en fait il y a tout qui change. Et donc à tous ceux qui diraient je ne veux pas les revoir dans le passé parce que c'était trop douloureux, je vous dirai que par expérience, on ne peut pas faire autrement, on ne changera rien et on acceptera et ça ira. Ce sera tellement plus simple. Bonjour.

Je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir. Amandine. Bonjour Amandine.

Bonjour Janick.

Quel lien entretiens tu aujourd'hui avec tes parents ?

Avec mes parents ? Quelle question ! Je ne m'attendais pas Ă  ça je pense. J'Ă©tais partie avec les enfants alors avec mes parents. Alors j'ai perdu mon papa. Il y a eu une bonne vingtaine d'annĂ©es et je suis tout en apaisement face Ă  lui et ce que j'ai pu vivre avec lui et son histoire Ă  lui, ce qu'il m'a transmis. Et avec ma maman, j'ai une relation merveilleuse, fusionnelle je dirais. Et elle est trĂšs proche de la famille, mĂȘme si elle n'habite pas lĂ . Elle est lĂ . Six mois par annĂ©e. Et puis elle, oui, elle ou elle nous entoure beaucoup. Et puis comme je te disais, dans deux jours, je pars en vacances lĂ  bas, tu vois. Donc trĂšs proche de ma maman et trĂšs proche de mon petit.

À quel ñge.

Je vais avoir 40 ans au mois d'octobre ? Oui, j'ai 40 ans cette année. Oui.

Ça c'est quoi d'avoir 40 ans ?

Euh. Ça me fait quoi d'avoir 40 ans ? Je dis en fait ça me. J'ai l'impression que je passe de l'autre cĂŽtĂ©, tu passes de l'autre cĂŽtĂ©. Mais c'est vrai, j'ai l'impression. Jusqu'Ă  prĂ©sent, quand j'ai passĂ© la trentaine, ça ne m'a rien fait. AprĂšs, j'ai eu mes enfants et je me suis sentie jeune, tu vois, jeune maman, etc. Puis lĂ  j'arrive Ă  40 ans et ce sont les premiĂšres rides, les cheveux blancs. Ouais, j'ai l'impression, J'ai l'impression que je suis je m'Ă©loigne vraiment de ma jeunesse. En fait c'est ce que je ressent. Les 40 ans c'est pas. Alors peut ĂȘtre que ça me fera rien dans quelques mois, mais en tout cas, j'en parle souvent. Je dis cette annĂ©e j'ai 40 ans, j'ai 40 ans cette annĂ©e donc voilĂ , j'ai un mari plus jeune aussi.

Ça veut dire quoi s'Ă©loigner de sa jeunesse ?

Ça veut dire.

Quoi ? Oui.

Ça veut dire s'Ă©loigner de l'insouciance. Tu vois, on pense pas au lendemain, on organise moins, on est plus dans l'instant prĂ©sent. Je le vois avec mes enfants en Ăąge, comme ils sont tout petit, je les sens vraiment dans l'instant prĂ©sent. LĂ , Ă  40 ans, on a. VoilĂ , je vais dire que j'ai moins de. De lĂ©gĂšretĂ©. Oui, voilĂ . Et donc j'ai l'impression que je m'Ă©loigne de ma lĂ©gĂšretĂ©, ce qui est faux finalement. Mais en tout cas c'est ce que aujourd'hui, c'est ce que je ressens.

Il y a une part de toi qui le dit en tout cas, oui, il.

Y a une part de moi qui le dit. Oui donc ce.

Serait quoi aujourd'hui pour toi ? Être plus lĂ©gĂšre ?

Euh ĂȘtre plus lĂ©gĂšre, c'est ĂȘtre libĂ©rĂ©e de schĂ©mas qui m'emprisonne depuis des annĂ©es, le je par exemple. Pour ma part, c'est le travail qui m'emprisonne beaucoup et donc je me sens pas. Je me rends compte avec ce que je fais mes enfants que je m'Ă©coute pas et donc voilĂ , c'est vraiment plus de lĂ©gĂšretĂ©, c'est finalement plus m'Ă©couter.

Ce serait t'Ă©couter sur quoi ? LĂ , maintenant ?

M'écouter Sur ce que mon corps a réellement envie. Du repos par exemple.

Je sais que c'est compliqué de de se reposer quand on a des enfants en bas ùge.

Donc oui, de un, et c'est compliquĂ© quand on est chef d'entreprise aussi, quand on a, quand on se met des responsabilitĂ©s et qu'on a les deux Ă  gĂ©rer. Et en fait essayer d'ĂȘtre prĂ©sent pour les enfants qui ne sont pas spĂ©cialement gardĂ©s tout le temps. Et puis devoir rĂ©pondre Ă  des mails, voilĂ , ça c'est pour moi, c'est ce qui est le plus lourd, mĂȘme si ça va mieux. Mais avec le deuxiĂšme, j'ai appris du premier, ça va mieux, mais c'est pas. C'est toujours pas extrĂȘmement lĂ©ger.

Mais ils ont quel Ăąge tes enfants ?

Alors mon petit va avoir quatre ans au mois d'aoĂ»t et. Et la petite dans quelques jours elle aura 18 mois et elle a toujours Ă©tĂ© avec moi jusqu'Ă  prĂ©sent. Et puis elle va commencer la crĂšche une journĂ©e et demi par semaine mois prochain. Donc ils sont encore trĂšs demandeurs mĂȘme si aprĂšs quatre ans ça commence Ă  avoir plus d'autonomie. Mais la petite, elle demande encore beaucoup d'attention, beaucoup de soins.

Quand tu disais que tu avais appris du premier, t'as appris quoi du premier ?

J'ai appris qu'on ne pouvait pas faire deux choses en mĂȘme temps donc. VoilĂ  avec le 1á”‰Êł mai je voulais faire mes mail, je voulais rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone, avoir des conversations avec des clients, avec le petit Ă  cĂŽtĂ©, c'Ă©tait juste impossible. Donc c'Ă©tait une grande dualitĂ© parce que j'Ă©tais poussĂ©e Ă . Enfin je ne pouvais pas faire autrement que de toujours regarder ce qui arrivait professionnellement. Et d'un autre cĂŽtĂ©, un petit demandeur. Donc ça a Ă©tĂ© vraiment trĂšs trĂšs trĂšs difficile. Jusqu'au moment oĂč. Mais au bout de plusieurs mois, oui, mais vraiment au moins une annĂ©e oĂč j'ai dit Je ne peux pas faire les deux en mĂȘme temps. Et donc lĂ , avec avec la petite, c'Ă©tait c'est clair, si je suis Ă  la maison, je vais regarder mes mails, s'ils font la sieste, etc. Mais j'ai vite, mĂȘme si des fois je tombe un peu dans le piĂšge, mais je sais que ce n'est pas possible, ni de les avoir au bureau en disant bon on va les laisser jouer pendant qu'on fait des dĂ©comptes, ça c'est pas possible.

Donc voilĂ .

Quoi. Finalement, ça t'apprends quoi ? Tu disais oĂč t'Ă©tais restĂ© une annĂ©e dans cette dualitĂ© qui a dĂ» ĂȘtre assez pĂ©nible, Ă  vie Ă©puisante. Parce que tu te disais quoi l'intĂ©rieur ? Qu'est ce qu'il te raconter la petite voix dans ta tĂȘte ?

Ben en fait, ce qui se passe, c'est que j'ai cru en accouchant que mon enfant allait devenir la prioritĂ©. Comme il y a beaucoup de gens qui me disaient ton cƓur s'ouvre quand tu vois ce petit ĂȘtre, ça devient ta vie, etc. Donc je savais que j'avais ce travers lĂ  d'ĂȘtre emprisonnĂ© par mon travail esclave en fait, comme l'avait Ă©tĂ© mon pĂšre et cetera avant moi. Donc dĂ©jĂ , j'avais dĂ©jĂ  pris conscience du mĂ©canisme, j'Ă©tais dĂ©jĂ  Ă  moitiĂ© pardonnĂ©. Mais. Mais attendez, j'ai juste perdu.

Tu disais que tu te sentais esclave de ton travail et en mĂȘme temps tu avais ce petit qui Ă©tait trĂšs demandeur.

Donc je pensais que j'allais changer du jour au lendemain.

Que dans le cƓur allait.

S'ouvrir. Mon cƓur allait s'ouvrir. Exactement. Et tu.

Sais pas ce qui s'est passé, pas ce.

Qui s'est passé.

Il s'est passĂ© quoi au moment oĂč t'as eu ton petit sur ton ventre qui a Kina arrivĂ© ?

Bon alors lĂ  ça a Ă©tĂ©, ça a Ă©tĂ©. J'ai d'ailleurs une photo. J'Ă©tais abasourdi. C'est quoi ça ? C'est qu'est ce que tu sais exactement ? Je le regardais avec Ă©tonnement. VoilĂ , J'ai cru vraiment que ça allait faire ouah mon cƓur et aller gonfler, que j'allais ĂȘtre qu'amour et tout. Mais j'ai fait. Je me suis dit mais qu'est ce que. Qu'est ce qui m'arrive ? C'est quoi ce truc ? C'est quoi ce truc ? Et avec toute la culpabilitĂ© qui vient avec. A la diffĂ©rence de mon mari qui Ă©tait complĂštement dans l'ouverture du cƓur, quelle beautĂ© ! Il est beau ! Moi j'Ă©tais pas du tout comme ça, toujours en analyse.

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Et. Et donc voilĂ , ça c'est pas. Ça s'est pas passĂ© comme je l'avais prĂ©vu, j'ai cru que j'allais avoir une pause, une prise de conscience magnifique et un changement radical. Et ça ne s'est pas du tout passĂ© comme ça. Donc ce qui fait que quand j'ai Ă©tĂ© au dĂ©part Ă  deux, je n'arrivais pas Ă  dire c'est mon enfant la prioritĂ©, le travail passe derriĂšre. C'Ă©tait c'Ă©tait une pression et des mails Ă  faire. Il y a des moyens Ă  faire. Si je ne le fais pas, il va m'arriver quelque chose. Donc en fait, c'Ă©tait vraiment plus fort que moi et ça fait. Tu vois mon petit, il va avoir quatre ans et j'en suis en quoi ? Ça fait quatre ans que je travaille lĂ  dessus ? Donc de se dire mais je regarde pas les mails et il y a rien qui va me tomber sur la tĂȘte.

Puis tu dis toujours c'est quoi ce truc quatre ans aprĂšs ? Ou euh.

Euh. Non. Non parce que. Parce que quatre ans c'est court et c'est long. En mĂȘme temps, quand c'est parce que c'est du quotidien, donc. Mais c'est toujours. J'essaie toujours de trouver ma place.

Avec le travail.

Avec le travail et mĂȘme les enfants.

Mais par rapport Ă  ce que tu disais, oĂč ton mari a eu son cƓur, qui s'est ouvert, oĂč lĂ  tout fils est tombĂ© en amour devant ce bĂ©bĂ© et puis toi en fait, c'Ă©tait plus le choc de ce qui m'arrive. Qu'est ce que. Qu'est ce que moi lĂ  d'ailleurs ? Je te remercie au passage de l'exprimer parce que je suis certaine que ça arrive trĂšs trĂšs rĂ©guliĂšrement et je pense pas que les mamans osent le.

Dire, le.

Dire et s'exprimer sur ce sujet qui est quand mĂȘme un sujet oĂč on devient maman, c'est juste merveilleux.

Oui c'est vrai et ordinaire ça veut dire mais c'est pas passé comme ça pour moi.

Donc je te remercie vraiment d'avoir la franchise.

Et.

Quelque part de mettre la lumiÚre sur ce qui se passe, ce qui peut se passer pour certaines mamans. Et je suppose que ta relation et comment ça s'est construit alors avec ce petit bébé.

Alors ce qu'il y a, c'est que mĂȘme si j'Ă©tais, je pense que j'en parle aujourd'hui sans aucun tabou, je dirais sans culpabilitĂ© parce que j'ai travaillĂ© en parallĂšle sur ça, j'ai pas laissĂ© tomber, je me suis pas laissĂ©e tomber. Et puis j'ai pas non plus laissĂ© tomber mon enfant en lui faire subir mes schĂ©mas. Donc on a travaillĂ© avec diffĂ©rents thĂ©rapeutes, que ce soit de la l'ostĂ©opathie, de la micro kinĂ©siologie, de la kinĂ©siologie et voilĂ , on a fait beaucoup de choses en fait avec les enfants et gĂ©nĂ©ralement ensemble.

Entre ton mari et toi.

Surtout moi et mon enfant. D'accord, parce que c'Ă©tait c'Ă©tait il y avait certaines choses qui me gĂȘnaient dans mon comportement Ă  moi. Ou alors il y a un peu un dysfonctionnement chez l'enfant, mais des troubles du sommeil ou des choses comme ça. Et donc. Et donc je suis allĂ©e consulter, donc on a toujours fait voilĂ  ponctuellement des sĂ©ances pour pour. Enfin je voulais pas le charger trop de mes schĂ©mas Ă  moi donc continuer Ă  Ă©voluer moi mĂȘme en le libĂ©rant de certaines choses et. Et donc voilĂ , donc donc on y travaille. Donc aujourd'hui ce n'est pas un truc, une chose, mais je cherche toujours ma place en fait, des fois parce que j'aime ĂȘtre seule. Et quand on a des enfants, c'est trĂšs trĂšs rare les moments oĂč on est seul et on est si on est seul, ça dure jamais trĂšs longtemps et en plus on a une lessive. Et voilĂ  Donc quatre ans aprĂšs le premier, j'essaie toujours de trouver ma place.

Et en mĂȘme temps tu as une belle relation avec ton fils ou bien comment tu qualifierais la relation que tu as aujourd'hui avec. Avec ton enfant ?

Avec. Avec mon fils ? C'est. Comment dire. C'est. Je pleure et je peux dire je suis comme amoureuse de mon fils. On est trĂšs complices. On parle Ă©normĂ©ment. Il est petit mais il parle dĂ©jĂ  trĂšs trĂšs bien. On lit beaucoup ensemble. Je me vois beaucoup en lui, donc que ce soit mes qualitĂ©s ou mes dĂ©fauts. Il me ressemble beaucoup, mĂȘme physiquement. Et voilĂ , on a vraiment une trĂšs belle relation et il est un peu mon miroir. Ce qui fait que les petites choses que je vois chez lui, par exemple hier je je mettais en lumiĂšre quelque chose qui m'avait pas plu dans son comportement et c'est exactement ce que j'Ă©tais. Tu lui reprochais, c'est ce que.

T'avais travaillé toi.

Exactement. Exactement. Parce que de toute façon, les enfants sont lĂ  pour nous montrer et et puis lĂ  en l'occurrence, c'Ă©tait sur la nourriture. Oui, manger trop trop vite, debout, du sucre, etc. Je lui disais faut attendre tout le monde, tu respires avant de manger, c'est exactement ce que je fais pas. Et donc en lui disant ça, puis aprĂšs je lui ai dit je dis tu vois, je te dis ça mais en fait maman elle est pareille parce que moi je suis aussi honnĂȘte. Je lui dis tu vois. Et donc donc voilĂ  donc la relation. J'ai de chouettes relations avec mon fils et et ça Ă©volue toujours, ça Ă©volue toujours et voilĂ .

Et puis quand la petite est arrivĂ©e. Ça a Ă©tĂ© comment ça a Ă©tĂ© ? Parce que lĂ , tu t'attendais Ă  avoir un bĂ©bĂ© qui sort de ton ventre. T'as Ă©tĂ© moins surprise.

Mais t'es trĂšs surprise. Non, j'ai dit. J'ai dit non, lĂ , pas du tout. Moi non, j'Ă©tais pas. Je savais ce que c'Ă©tait. Je savais ce que c'Ă©tait. Et puis ça s'est bien passĂ©, l'accouchement et tout. C'Ă©tait vraiment une chouette expĂ©rience avec des gongs dans la maison de naissance de Reina qui venait d'ouvrir toute une ambiance indienne avec des bougies. Ça a Ă©tĂ© vraiment trĂšs harmonieux avec mon mari Ă  cĂŽtĂ©. On l'a. C'Ă©tait vraiment chouette. C'est le premier accouchement, je trouvais qu'il Ă©tait bien, mĂȘme si ça n'avait pas Ă©tĂ© tout Ă  fait naturel. Et tandis que lĂ  c'Ă©tait c'Ă©tait vraiment bien donc. Et quelques heures aprĂšs, on Ă©tait de retour Ă  la maison. Donc non, c'Ă©tait lĂ  la diffĂ©rence du premier. J'ai su couper pendant quelques mois pour lui laisser la place et j'ai beaucoup. J'ai beaucoup plus apprĂ©ciĂ© cette deuxiĂšme maternitĂ© parce que justement, je savais qu'on ne pouvait pas faire les deux ou qu'il fallait mettre quelque chose de cĂŽtĂ© pour faire quelque ĂȘtre bien avec l'enfant.

J'étais organisée en fait dans ce sens pour lui.

Et puis j'avais avant d'avoir mon premier, je n'étais pas trÚs portée sur les enfants donc j'avais jamais changé une couche. Je savais avec le premier, j'ai vraiment découvert tout de A à Z. La deuxiÚme, tout le matériel déjà là. Donc j'ai pu explorer les couches lavables, toutes les choses que je n'avais pas pu faire avec le premier parce que j'étais complÚtement débordée. Avec la deuxiÚme, j'étais beaucoup plus en place quoi. Je m'étais bien organisée, donc il y a eu d'autres choses qui sont venues parce que rien n'est toujours parfait, mais en tout cas, ça a été beaucoup plus fluide. L'arrivée de la deuxiÚme.

Ça te donne envie d'avoir un troisiùme ?

Non, non, non, ça c'est sûr. Non. J'ai 40 ans. Cette année, j'ai eu un garçon et une fille. Je suis contente. J'ai reproduit le schéma de ma mÚre. C'est bon, c'est bien, c'est bien. Oui.

Ça aussi c'est une. Ça te fait quoi te dire que plus jamais tu vas porter la vie en toi ?

Euh. Alors ça, ça ne me fait rien. Ça ne me fait rien parce que j'ai utilisĂ© ma poitrine pour allaiter, ça, tu vois, j'ai vraiment utilisĂ© mon corps pour faire. Tu vois, instinctivement, on est lĂ  pour ça que la nature que la nature m'a donnĂ©, j'ai utilisĂ©. Par contre, c'est pas pour autant que parce que c'est posĂ© la contraception puisque j'avais jamais pris de contraception et mais par contre de faire de me faire enlever les ovaires pour ne plus en avoir. Ça c'est quelque chose que je voudrais pas faire, mĂȘme si je sais qu'aujourd'hui je veux pas, je veux plus avoir d'enfant.

Pour quelles raisons ?

De quoi.

Te tu t'aurais pas envie de te faire enlever ou ligaturer.

Ligaturer des trous ? Parce que je ne suis pas pour l'intervention du corps. Et puis. Ben parce que comme la vie, on sait jamais. J'en veux plus mais on sait jamais si c'est ligaturé. Là c'est sûr c'est non. Et ça je le veux pas, ça je le veux pas et je le veux pas non plus parce que s'était posée la question pour mon mari et je veux pas non plus pour lui parce qu'on sait jamais la vie, tu vois. Personne n'est éternel, les choses changent. Donc j'en veux pas. Mais en tout cas les outils sont là.

Je les garde au.

Chaud et je les garde au chaud. Oui. Ouais mais c'est bon, c'est bon. J'ai envie de profiter maintenant avec eux qui grandissent et profiter.

Je te demande ça parce que moi j'ai eu mes enfants beaucoup plus jeune. Oui, mais 25 27 quand je les ai eus. Mais Ă  ton Ăąge, tu vois, j'avais dĂ©jĂ  du coup des prĂ©ados de mĂȘme. Oui, mĂȘme ado tu vois, dĂ©but de l'adolescence. Et lĂ , Ă  38 ans, j'ai 38 40 ans, j'ai vraiment pris conscience que c'Ă©tait fini.

Oui.

Et ça m'a plongĂ© dans une Ɠuvre, dans un travail intĂ©rieur qui a Ă©tĂ© wow, qui a Ă©tĂ© vraiment profond et vraiment trĂšs trĂšs douloureux. Ma tĂȘte savait trĂšs bien que bah non, c'est bon quoi. Je veux dire, j'avais deux ados Ă  la maison. Jamais il y aurait plus de bĂ©bĂ©s. Mais mes tripes, mon cƓur, mon cƓur et mon moi, mes tripes vraiment, hurlaient. Et j'ai vraiment pris le temps de travailler lĂ  dessus et de laisser. De me laisser vivre ce que j'Ă©tais en train de vivre. Oh, la maternitĂ©, c'est fini. Cette Ă©tape, elle est terminĂ©e. Donc la maternitĂ©, j'Ă©tais toujours mĂšre. Oui, maman. Et la maternitĂ© de porter un enfant. Et puis dans mes lectures, j'ai vu que Isabelle Filliozat, elle, a fait une thĂšse sur le cancer du sein. Et oĂč elle relie vraiment. Elle relie vraiment ce syndrome du nid vide qui commençait chez moi parce que mes enfants, ils Ă©taient encore bien bien dans le nid familial. Mais elle relie vraiment le cancer du sein Ă  ses Ă©motions quand que les femmes ne se laissent pas vivre.

Parfois on peut faire une gĂ©nĂ©ralitĂ©, mais ça peut ĂȘtre. Et c'est vrai que moi je l'ai vĂ©cu de maniĂšre trĂšs trĂšs intense. Ça, ça a Ă©tĂ© la premiĂšre, la premiĂšre Ă©tape. La deuxiĂšme Ă©tape, c'est quand ma fille est arrivĂ©e avec son amoureux Ă  quinze ans Ă  la maison. Ou alors lĂ , j'Ă©tais en baby blues complet, j'ai pleurĂ© pendant jours et nuits pendant trois jours. C'Ă©tait complĂštement incontrĂŽlable, mais vraiment incontrĂŽlable Ă  ma tĂȘte. Et disons que je l'aimais beaucoup ce garçon. Donc c'Ă©tait. C'Ă©tait magnifique et mes tripes hurlaient. Et puis la troisiĂšme vague, ça a Ă©tĂ© quand les enfants sont partis de la maison. Alors vraiment, lĂ  c'est vraiment un appel que que je que qu'un message que je fais passer. Prenez soin de vous, prenez soin de vos Ă©motions, osez, faites vous accompagner, exprimez, permettez-Vous d'exprimer. MĂȘme si moi je disais euh, ça s'est beaucoup passĂ© Ă  38 ans avec l'ostĂ©o aussi, j'ai pas le droit de pleurer. Et puis ils me disait Comment ça t'as pas le droit de pleurer ?

Euh oui, tu as le droit de pleurer, c'est pas j'ai deux enfants, je m'en suis occupée, j'étais mÚre au foyer, enfin j'ai vécu tout ce que j'avais à vivre avec, je me sentais coupable de pleurer. Ben non, ça fait partie de la vie.

Donc ma maman, elle, elle me disait elle. Elle me disait que elle n'était pas du tout préparée à ce qu'on parte. Et ça a été aussi un grand déchirement. Elle dit On en parle pas assez. Ah oui, on en parle pas assez quand les enfants ils partent de la maison et c'est un vide abyssal.

Oui parce que tu as l'impression que tu sers seras plus rien. Oui et en plus ça se fait. En tout cas chez nous ça s'est pas fait d'un coup. Donc tu vis des pĂ©riodes oĂč y'a plus personne. Tout d'un coup ils sont tous lĂ  ou Ă  moitiĂ© lĂ  ou tu sais moi les courses c'est une catastrophe, ça est plus fort mes courses et.

Tu vois la maman, on arrive dans aprĂšs demain, ça fait dĂ©jĂ  dix jours qu'elle prĂ©pare la maison. Bah j'ai fait le lit de la petite, j'ai fait ton lit, elle l'a fait. VoilĂ , elle est. Elle vit aussi beaucoup Ă  travers nous. Et ça, c'est vraiment la diffĂ©rence que j'ai avec elle. C'est que maman, elle, elle, son bonheur passe Ă  travers le nĂŽtre. Ça veut dire que si on n'est pas bien, elle est pas bien ? Oui.

Tu penses quoi de ça ?

Ben disons que je lui en parle. C'est difficile à entendre aussi parce que c'est difficile pour moi. Elle est dépendante affectivement de nous et mon frÚre est beaucoup plus distant. Donc elle, elle souffre beaucoup. Elle. Il y a des fois on a l'impression qu'elle passe des étapes, elle dit je suis enfin détaché mais en fait non. Quand on voit comment un coup de téléphone peut la retourner dans le sens positif comme négatif de mon frÚre et puis et puis voilà tout ce qu'elle fait. Je dis souvent par exemple, j'appelle maman. On s'appelle réguliÚrement, plusieurs fois par semaine, je crois qu'elle me dit huit fois sur dix ben je pense à toi. Donc en fait, entre mes enfants, moi beau frÚre, elle pense à nous toute la journée. Pourtant on est à 1000 kilomÚtres l'un de l'autre donc ce qui des fois ça peut m'attrister parce que enfin pour elle et puis aprÚs, d'un autre cÎté, j'ai dû aussi faire tout un travail de détachement parce qu'on avait tellement une relation fusionnelle que, et c'est sans doute pour ça que j'ai eu mes enfants sur le tard, c'est que jusqu'à temps que je fasse vraiment du développement personnel, à partir de 30 ans, vraiment à 33 ans, il y avait pas de place pour un homme ni pour une famille.

J'Ă©tais fille, deux enfants. Et puis j'ai dĂ» passer par les Ă©tapes de base, de faire une crise d'adolescence, par ce que j'en avais pas fait puisque j'avais perdu mon pĂšre quand j'avais quinze ans. On avait perdu papa Ă  l'adolescence, soit mon frĂšre ou moi. Et puis grĂące Ă  tout ce travail lĂ , j'ai petit Ă  petit laissĂ© la place Ă  et et l'enfant est arrivĂ©. Le premier enfant est arrivĂ© comme ça. Donc je suis contente d'avoir fait ce travail personnel parce que je suis certaine que si j'Ă©tais restĂ©e dans mon quotidien sans remettre en question quoi que ce soit, je pense qu'aujourd'hui je serais cĂ©libataire sans enfant. Et Ă  40 ans, ça va encore mais ça passe. On peut, oui donc. Et voilĂ . Et surtout que je n'ai jamais voulu avoir d'enfant dans le sens oĂč si je prends l'exemple de ma mĂšre Ă  18 19 ans, c'Ă©tait ce qu'elle voulait. Vous voulez des enfants ? Point. Moi jamais. Moi c'Ă©tait bon. Allez, moi je vous donne entreprise, Il faut que ça fonctionne et tout.

J'ai rĂ©ussi. Il y a ça. Ça ne porte pas du tout le bonheur. Je rĂ©flĂ©chissais Ă  ça hier et puis je me disais Qu'est ce qui me rend le plus fier ? Et mĂȘme si ça fonctionne bien professionnellement, j'ai aucune fiertĂ© de ça. Alors que mes enfants, c'est une grande fiertĂ©. Et ça, et ça continue et. VoilĂ . C'est vraiment un chemin, un chemin pour moi. C'est un chemin pour arriver au cƓur.

Pour moi, avoir des enfants.

D'avoir des enfants parce qu'avec mon histoire de vie, on en a eu vraiment. On Ă©tait un peu coupĂ©s de nos Ă©motions, on devait pas trop faire de vagues par rapport Ă  l'Ă©ducation qu'on a eu et ce qui fait que joyeux ou triste, peu importe, on le gardait pour nous. Ce qui fait que quand on se construit comme ça depuis toujours, de pouvoir exprimer ses Ă©motions ou ĂȘtre en amour ou c'est quelque chose d'extrĂȘmement compliquĂ© et j'en Ă©tais consciente. C'est pour ça que je m'Ă©tais dit je vais accoucher et ça va s'ouvrir, ça a pĂ©tĂ©, enfin vois. Et en fait, non, pas du tout. Ça, ça me demande toujours un travail quotidien.

J'ai. Mais en mĂȘme temps, qu'est ce que ça t'apporte ce travail quotidien ? Qu'est ce que t'aurais pas travaillĂ© si ça avait Ă©tĂ© l'inverse aussi ? Tu serais tombĂ©e si tu Ă©tais tombĂ©e en amour direct. Ton bĂ©bĂ©.

Euh. Tu peux me répéter la question.

Si tu Ă©tais tombĂ© en amour directement ? Quand tu quand ? Au moment oĂč t'en shoot, au moment ou tu voyais ton fils, Qu'est ce qui t'aurais Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© en fait ? Qu'est ce que tu as travaillĂ© grĂące au fait que justement ça a Ă©tĂ© difficile le dĂ©but ?

Toute. Toute cette pression de devoir donner satisfaction à des clients. Donc est ce que c'est ça ? Donc c'est à dire professionnellement, le professionnel, prenez le pas.

Oui, ça j'ai compris. Oui, mais le fait que t'as dû faire cette prise de conscience, t'as dit ça a pris une.

Année et.

Ça t'a demandĂ© beaucoup d'Ă©nergie et beaucoup de travail sur.

Toi.

Oui, aujourd'hui tu peux te dire que ça t'apporte quoi d'avoir fait tout ce travail sur toi grùce à grùce à l'arrivée de ton premier enfant ?

J'ai enfin j'apprends Ă  m'Ă©couter et je me. Je me rends. Je me suis rendu compte en fait, mais mĂȘme encore trĂšs trĂšs rĂ©cemment, que je ne m'Ă©coutait pas du tout. Et. Et le fait d'avoir mes enfants et d'arriver dans certains cas Ă  l'Ă©puisement, tu vois, il voulait me faire des jugements, de faire depuis mes grossesses etc. Il voulait faire des injections de fer, je n'ai jamais voulu. Je me suis dit je prends un chemin parallĂšle mais bon, le chemin parallĂšle, tu te rends compte que si tu te reposes pas fonciĂšrement mais c'est Ă  dire c'est pas ĂȘtre assis sur un canapĂ©, c'est vraiment arrĂȘter le mental et ĂȘtre dans l'instant prĂ©sent. Si tu t'arrĂȘtes pas, tu t'Ă©puises et puis aprĂšs tu subis tout en fait. Et donc j'en Ă©tais arrivĂ©, mais j'en ris ponctuellement. Ça m'arrive encore oĂč je subis mon quotidien parce que j'ai juste envie de m'allonger, de rien faire. Et quand on a des petits, on peut pas faire ça. Donc ça m'aurait Ă©pargnĂ© beaucoup de fatigue d'avoir un cƓur qui s'ouvre direct en disant le travail on fera ça une autre.

Fois et en mĂȘme temps tu penses que tu aurais Ă©voluĂ© autant ?

Non, j'aurais pas, je n'aurais pas évolué autant, mais j'aurai moins souffert aussi.

Mais tu penses que c'est possible qu'on Ă©volue sans souffrir finalement ? Si on observe, si tu observes un petit peu ta vie et tu regardes tes parcours, ce qui a jalonnĂ© ton parcours, est ce que est ce que c'est pas quand on se tape la tĂȘte ou quand on se cogne Ă  un pied ou quand quand il nous arrive en fait un coup dur, que lĂ  on est obligĂ© de s'arrĂȘter, de regarder et puis de se dire bon lĂ  il y a vraiment quelque chose Ă  changer quoi.

Disons que si on le voit pas, la vie nous montre toujours les directions Ă  prendre, ce qui est beau, le corps en fait. D'ailleurs, le corps exprime normalement de choses les malaises, les blocages quand on a mal aux genoux, la tĂȘte, etc. Et ça, ça fait vraiment mal si on a pas vu les signaux avant.

Et tu vois en parallÚle ta voiture, si elle a témoin de l'huile qui s'allume, est ce que tu attends six mois une année pour l'amener au tric ?

Dans ce cas lĂ , il y a plus de vie Ă©lectrique. Non, il n'y a plus de vue, il n'y a pas.

Mais de ton cĂŽtĂ©, tu as peut ĂȘtre un tĂ©moin pour les batteries et les batteries, elles sont vides. Est ce que tu attends pour aller.

Lire un nom, on va dire direct.

Et tu vois le parallĂšle avec le corps ?

Oui, mais c'est tellement plus simple de faire des choses en extérieur et d'aller travailler en intérieur. On voit toujours que dÚs que ça ne va pas, on essaie de tout mettre en place à l'extérieur pour que ça joue. Et en fait ça peut jouer mais c'est branlant, c'est à l'intérieur qu'il faut retourner. Oui et ça c'est pas facile.

Et du coup, tu fais comment pour retourner à l'intérieur ?

Ben pour retourner Ă  l'intĂ©rieur quand j'ai une situation qui qui me qui me prend la tĂȘte et qui va, ça va gĂ©nĂ©ralement se mettre quelque part dans le corps des idĂ©es, ça tourne en boucle. Tu essaies de faire des mĂ©canismes pour rĂ©soudre la situation oĂč t'as une ou le plexus solaire qui est bloquĂ©. Quand c'est comme ça, je j'essaie d'avoir du temps en Ă©tant seul, je me relie Ă  cette souffrance pour et je la laisse ĂȘtre. Je la laisse ĂȘtre pour qu'elle. Pour que je vive, si c'est une peur, si ça me rĂ©veille, une peur etc. Et dans certains cas, quand c'est trop trop profond et que j'arrive pas Ă  voir le mĂ©canisme, je vais consulter.

Oui, tu vas te faire aider et je.

Vais me faire aider comme ça parce que des fois on a tellement un mĂ©canisme qui est verrouillĂ©, c'est tellement ancrĂ© depuis cette vie lĂ , mais aussi des vies d'avant que t'es incapable de voir clair dans le mĂ©canisme qui te prend et Ă  ce moment lĂ , tu peux ĂȘtre aidĂ©. Et puis et puis gĂ©nĂ©ralement, voilĂ  aussi avec beaucoup d'humilitĂ© et de remise en question, ça, ça s'Ă©vapore en fait trĂšs facilement. En fait c'est facile.

Toi tu remarques que c'est de plus en plus facile au fur et Ă  mesure que tu pratiques.

Oui.

Ça devient de plus en plus fluide, de plus en plus.

Oui.

Euh. C'est comme si il y avait il y avait moins de résistance à l'intérieur donc du coup ça peut remonter plus vite, ce qui doit remonter plus vite. Et puis c'est mis à jour beaucoup plus vite.

Et puis avec les avec l'expĂ©rience, tu te rends compte que rien n'est impossible. Et souvent on entend des gens qui disent mais ça c'est hĂ©rĂ©ditaire, je peux pas faire autrement, mes parents ils sont comme ça. Et en fait par ça va faire quasiment dix ans, moi je fais du dĂ©veloppement de diffĂ©rentes choses depuis des annĂ©es, depuis que j'ai perdu papa, depuis 20 25 ans que je me remets en question, que j'essaie d'aller mieux enfin et et on se rend compte qu'on peut vraiment inverser les choses. Et donc rien n'est impossible. Donc Ă  partir du moment oĂč on en a la conviction parce qu'on l'a vĂ©cu, on se rend compte que quand on est dans une situation extrĂȘmement problĂ©matique oĂč on souffre, on est mal parce qu'on n'accepte pas ce qui est dans certains cas oĂč on peut y arriver seul, on peut se faire aider, mais on peut se libĂ©rer d'absolument tout. Et ça, c'est fabuleux.

T'es en train de dire que le chemin c'est l'acceptation ? En fait oui. Accepter ce qui est et puis accepter de se donner le pouvoir de changer ce qu'on peut changer. Oui, c'est vraiment de prendre conscience de. Ok, il y a un souci, un truc. Est ce que j'ai du pouvoir sur cette situation ? Et lĂ  oĂč je n'ai pas de pouvoir, eh bien c'est vraiment de demander de l'aide pour arriver Ă  accepter ce qui est. Et puis, donner du pouvoir, c'est vraiment de mettre en Ɠuvre tout pour aller vers un changement, pour pour que ça puisse s'allĂ©ger ou quelque chose qui puisse se transformer.

Tout à fait. Et nous les personnes, quand on fait un travail comme ça, les personnes autour de nous. Elles voient aussi un peu le changement. Et pour prendre l'exemple de maman, elle me disait toujours mais moi je veux pas aller voir dans le passé, je veux pas remuer la m. Et en fait c'est pas ça, c'est simplement oui, on va voir dans le passé, mais on accepte tout ce qui s'est passé. On ne peut pas le changer, mais simplement on est. On a souffert à ce moment là, mais on accueille cette souffrance et en fait et vibratoirement, il y a tout qui change a rien qui change. Mais en fait il y a tout qui change. Et donc à tous ceux qui diraient je ne veux pas aller revoir dans le passé parce que c'était trop douloureux, je vous dirai que par expérience, on ne peut pas faire autrement. On changera rien, mais on acceptera et ça ira. Ce sera tellement plus simple.

Mais est ce que tu ferais aller voir dans le passé ? Pour moi, il y a deux deux maniÚres d'aller voir dans le passé ou une maniÚre d'aller, et puis de prendre un bùton, puis de remuer la vase qui est au fond de la mare. Et là j'ai l'impression qu'on fait juste une flaque d'eau boueuse et voilà. Et puis il y a la maniÚre dont tu parles, ou tu laisses remonter, ou tu vas observer, tu mets le doigt dessus et tu accueilles en fait ce qui est là. Et puis tu vas vraiment te donner la mission de laisser remonter ce qui a remonté pour le transformer. Pour moi, c'est au delà de l'analyse, tu vois.

Mais tout Ă  fait. D'ailleurs, ce n'est pas du tout analyser. Ce que je dis, c'est d'aller voir dans le passĂ©. C'est pas une situation qui devient oĂč ou oĂč tu l'as vraiment mal vĂ©cu, tu retournes en fait, tu te reconnecte Ă  ce moment, ton retour corporellement. Il y a des choses qui vont bouger. C'est simplement laisser faire. Et lĂ , Dieu sait que je suis une grande organisatrice. J'analyse tout ce que je peux parce que je me suis construit comme ça. J'ai dĂ©veloppĂ© ces qualitĂ©s parce que je souffrais. Mais on ne peut pas faire autrement que de laisser faire. Donc ce n'est pas remuer la vase, c'est simplement aller voir la vase et dire Ok, ça, ça m'a fait ça, je le vis, je laisse faire. Oui.

Puis aprÚs c'est un petit peu comme quand on ouvre une bouteille d'eau gazeuse, il y a plein de bulles qui remontent et puis ça peut parfois ça peut déborder parce que les bulles elles remontent et puis mais c'est dehors le gaz, le gaz est dehors.

Oui, tout Ă  fait, oui.

Merci Amandine.

De rien, j'affiche avec plaisir.

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