Est-ce que ce qu'il se passe derrière la porte d'entrée doit toujours rentrer dans la maison ?


Résumé de l'épisode :

Bienvenue dans le dernier épisode de Parentalité au Présent, où nous explorons les différentes facettes de la vie parentale. Aujourd'hui, nous accueillons Ophélie, une maman passionnée qui partage avec nous son parcours et ses réflexions sur les relations familiales. Ophélie aborde les défis auxquels elle fait face en tant que parent, notamment en matière de relation avec ses propres parents. Elle nous livre ses pensées sur l'importance de trouver un équilibre entre amour et exigence dans l'éducation de ses enfants.

La complexité des relations familiales :

Ophélie commence par nous parler de sa relation avec son père, qu'elle a décidé de couper totalement en raison de son caractère toxique. Cette décision lui a permis de trouver un nouvel équilibre et de vivre plus sereinement. En revanche, sa relation avec sa mère est plus complexe. Bien qu'elle ait eu du mal à prendre ses distances, Ophélie reconnaît les efforts de sa mère pour changer et s'améliorer. Elle exprime toutefois la douleur que cette relation peut parfois lui causer, tout en soulignant qu'elle fait partie intégrante des moments importants de sa vie et de celle de ses enfants.

L'importance de la communication :

La communication joue un rôle essentiel dans la relation entre Ophélie et sa mère. Ophélie exprime clairement ses sentiments et ses attentes, ce qui permet à leur relation de s'apaiser progressivement. Elle souligne l'importance d'exprimer ouvertement ses émotions et de trouver des compromis pour maintenir des liens familiaux solides.

Parentalité et estime de soi :

Ophélie évoque également l'impact de son propre vécu sur son rôle de maman. Ayant grandi avec des parents défaillants, elle a dû construire son estime de soi par elle-même. Malgré les difficultés, elle s'efforce d'être une maman aimante et présente pour ses enfants, tout en travaillant sur sa propre estime de soi. Ophélie comprend que l'estime de soi est un processus continu et qu'elle joue un rôle essentiel dans l'éducation de ses enfants.

Les défis de l'éducation :

L'un des principaux défis d'Ophélie est d'accompagner sa fille aînée dans ses difficultés scolaires. Elle se sent parfois coupable de ne pas avoir réussi à prévenir ces difficultés et de ne pas être parfaite dans son rôle de maman. Cependant, elle met en avant les efforts qu'elle déploie pour soutenir sa fille et l'encourager à surmonter les obstacles. Ophélie reconnaît également l'importance de gérer ses propres émotions et de rester calme lors des conflits avec sa fille.

Trouver l'Ă©quilibre :

Ophélie partage ses réflexions sur la nécessité de trouver un équilibre entre amour et exigence dans l'éducation de ses enfants. Elle reconnaît que chaque jour peut apporter son lot de défis, mais elle s'efforce de rester calme et détendue grâce à la pleine conscience.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale et coach de vie à Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposé tous les dimanches matins à 7h (une semaine sur deux gratuitement), il bâtit un espace où les cœurs s’ouvrent, les chemins de vie se déroulent et la simplicité enveloppe à son écoute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schémas longtemps restés logés dans l’inconscient sont mis en lumière, les défis de la vie accueillis avec curiosité et présence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des épisodes, les récits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent à vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordés durant cet épisode: coupé les ponts avec mon père, essayer de continuer d'avoir une relation avec maman, aucun lien mère-enfant, maman qui quitte le foyer, pervers narcissique, le rôle de l'aînée dans la fraterie, soigner les autres, l'estime de soi défaillante, envie d'être une bonne maman, se sentir coupable de penser à pas avoir fait ce qu'il fallait, sentiment d'avoir loupé une coche, culpabilité d'avoir envie de démissionner, envie de jeter la caisse de légos sur les enfants, faudrait que je sois plus calme plus détendue, cris dans la famille, t'es fachée contre les copains pas contre papa et maman, relever le négatif et oublier de dire ce qui va, peur du changement, peur de pas gérer, impression de stagner, communication, nommer mes besoins, la force du soutien de la famille élargie, soigner les autres, soutien scolaire, je me bagarre contre moi-même, besoin d'être reconnue, respiration qui détend, cours avec janick, formuler en je pour calmer le jeu, tenir les limites, relever le positif, dire merci pour ce qui va bien et se dire qu'on va trouver des solutions, travail au quotidien de s'occuper de nos émotions, comprendre sa propre maman lorsqu'on devient mère soi-même, prendre conscience de mes comportement, envie d'avancer, faire avec le coeur, s'écouter, apprendre de nos erreurs.

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]


Mais de le voir arriver de l'Ă©cole. AĂŻe ! AĂŻe aĂŻe aĂŻe aĂŻe !


Qu'est ce qu'il va se passer ?


Presque faire le signe de croix en disant Mais qu'est ce qui se passe ? Que tu vas passer la porte ? Alors on essaie de. VoilĂ , on aimerait ĂŞtre parfait, mais des jours on n'arrive pas.


C'est possible.


Tant pis. Je suis toujours en train de me flageller. Je pense que ce quotidien, faudrait que je sois plus calme, moins nerveuse, plus détendue. Mais c'est difficile au quotidien.


Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplômée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singulière. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui. Ophélie Bonjour Ophélie.


Ça veut dire Janick.


J'aime débuter cet entretien par la question Quel lien entretiens tu aujourd'hui avec tes parents ?


Alors aujourd'hui, avec mon papa, j'ai coupé les ponts parce que c'était une relation toxique pour moi et ma famille. Alors j'ai choisi de couper les ponts. Depuis, je vis beaucoup mieux cette relation. Et puis avec ma maman, c'est une relation un peu compliquée. J'ai tenu une relation pour faire plaisir à mon grand mère qui est maintenant décédée depuis deux ans. Et puis j'ai eu de la peine à couper les ponts avec elle parce que comparée à mon papa, elle a su, elle a su dire pardon. Elle a su exprimer ses regrets. Et puis je pense, puis en devenant maman, il y a beaucoup de choses qu'on comprend beaucoup mieux après. Alors voilà, j'ai une relation moi je vais dire pas d'obligation, mais voilà, elle me fait un peu mal au cœur et puis je suis on se voit toujours, mais elle fait pas forcément partie intégrante de ma vie de tous les jours. J'ai pas forcément besoin d'elle pour vivre, mais voilà, elle fait partie des grands moments importants de notre vie à moi et à mes enfants.


Et puis ça va très bien comme ça, mais elle cherche pas non plus à avoir plus, à avoir plus. Mais voilà, c'est une relation en plus qui s'est apaisée là il y a pas longtemps, avec des grandes discussions, elle a eu 60 ans, je pense qu'elle a eu un homme comme on dit. Elle avait envie aussi de faire. Oui, on lui a fait comprendre qu'il fallait qu'elle change quoi parce que ça toujours les paroles. Mais non, elle avait besoin d'actes. Puis je crois qu'elle a compris. Puis on accepte aussi qu'elle essaye de changer. Ok, puis je trouve que ça c'est important parce que moi j'ai validé ça en disant ben ouais bah c'est quand même un bel effort qu'elle fait, même que voilà, il y a jamais rien de parfait, mais c'est déjà mieux qu'avant. Et moi ça me suffit elle ça je lui suis fille. Puis on va au jour le jour, puis on voit, on voit comment ça se passe quoi.


Le fait de communiquer, ça fait que aujourd'hui ça te donne envie d'aller plus loin. On fait avec elle ou deux, ou de vivre une relation, d'essayer de continuer.


Je pense Ă  plus essayer de continuer. VoilĂ .


Ça t'a donné de l'espoir.


VoilĂ , c'est de continuer pour elle, puis aussi pour pour mes enfants.


Tu as des enfants ? Ils ont quel âge ces enfants ?


Alors j'ai deux filles qui ont bientĂ´t huit ans et depuis bientĂ´t deux, huit et deux ans.


Et t'avais envie que tes filles, en fait, elles connaissent leur grand maman.


Ben j'avais envie. Puis je pense que ça a été aussi. On a été entraîné mais on a toujours vécu cette relation avec ma maman. Moi, j'avais une grand maman maternelle, c'était c'était, j'étais fusionnelle avec je. C'est vraiment quelqu'un que j'aimais beaucoup. Et puis pour pas lui faire de peine, j'ai. J'ai continué cette relation. J'ai vécu des choses difficiles dans sa vie que je voulais pas lui en faire plus. Alors je voulais elle. Ben voilà, sa fille, ça reste sa fille malgré toutes ses erreurs. Est ce que je comprends ? C'est une vraie maman qui pardonne bien, qui aime sa fille. Et puis moi je voulais pas lui faire plus de peine en coupant les ponts avec maman. Alors on s'est un peu, on a continué là dedans. Puis elle joue le jeu entre guillemets mais. C'est toujours un peu compliqué, mais au moins avec elle, je lui dis ce que je pense dès que ça ne va pas, dès que j'en peux plus dans cette relation, dès qu'elle m'exaspère ou que voilà que les choses reviennent au fur et à mesure, moi je lui dis stop, arrête ou au change ou fait autrement, soit un peu plus, soit un peu plus.


Là quand on est tous là, tu n'as déjà pas souvent l'homme, alors sois avec moi, pas des problèmes. Dans tes tournois. Elle a toujours ses problèmes, toujours dans ces trucs là avec nos enfants. Un petit moment joue sur un jeu avec eux, puis on lui dit on l'a, on essaie de la stimuler puis de lui dire ce que nous on argent. Hum voilà. Nous on n'a pas besoin vraiment d'une maman comme un petit enfant, mais on a besoin qu'elle soit là aussi un peu pour nos enfants. Puis.


Et puis ça a l'air de fonctionner visiblement.


Ça oui.


Ça doit lui faire du bien.


Alors oui, ça lui fait du bien parce qu'on voit quand même qu'elle est heureuse quand elle vient. Euh, par exemple, à Noël, elle est venue et ça s'est très bien passé. Et puis elle est contente d'être là parce que là on est, on a sa famille, puis là toute sa famille ici en France. Donc c'est un peu toute seule qu'on.


Puis ado, ça se passait comment avec elle ou enfant ?


Oui mais ouais. Alors enfant, moi j'avais aucune attache avec elle, on ne s'entendait pas du tout. J'avais beaucoup de difficultés à l'école, elle n'avait pas la patience de m'aider. C'était pas une maman, ce n'était pas une maman gâteau. C'était tout passait par le matériel. L'amour, c'était du matériel, c'était des jouets, c'était des beaux habits. Mais il y avait rien, il y avait rien. C'était un peu une coquille vide et puis voilà. Moi c'était bon, j'arrivais pas quoi. Et puis adolescente, j'ai coupé les ponts. Pendant un moment, j'arrivais plus, je pouvais plus.


T'es allé chez ta grand maman du coup ?


Bien moi j'avais deux grands maman, j'avais une grand maman qui vivait ici en Suisse, en France et puis si proche l'une de l'autre malgré la distance. Puis ma grand maman, c'était tout le contraire, c'était des puits d'amour, puis se donner à l'autre pleinement, puis elle passe à l'autre. Bien, le bien être des enfants et des petits enfants avant elle. Et puis voilà, j'ai compensé en ou. Avec deux grands moments qui m'ont beaucoup donné.


Mais du coup Ă  aller vivre chez ta grand maman cette Ă©poque lĂ . Les ponts adolescents, non.


Cela fait un moment que partie à ce moment que partie du foyer familial. Voilà. Rester à la maison avec mes frères et sœurs et elle est partie.


Et c'est votre papa qui s'est occupé de vous.


Oui. Ça a été un peu compliqué. Elle est partie parce que après j'ai compris que mon papa c'était un manipulateur. On m'a trouvé, on va dire le pervers narcissique. Et puis elle n'en pouvait plus de vivre avec quelqu'un qui l'a détruit. Et bien le parti, parce que c'était pour nous, était un soulagement. Moi j'ai souvenir, ça s'est passé en plein été, on est en vacances. Puis elle a partir mais c'était.


Direct avec elle.


Moi je devais avoir seize ans. Hmm. Elle est partie mais ça a été un soulagement parce que ma maison c'était toxique. Parce que crier, ça faisait que de crier, ça se bagarrait.


Ta sœur et tes parents.


Oui. Et puis c'était plus. C'était plus possible d'avancer comme ça. Moi, j'étais soulagée. C'est une bonne nouvelle de les voir séparés après d'autres choses. Parce qu'à la maison, il manque quand même la maman.


Et papa était un peu défaillant de ce que tu dis.


Ben le papa, il n'était pas défaillant à s'occuper de nous, mais il n'acceptait pas l'aide des autres ou lui c'était quand on. Berlin quand il se passe qu'une maman ou le père est au début, ben c'est un peu débrouiller tout seul parce que j'étais là. Puis après j'ai quitté le foyer, je suis parti en internat pour faire débuter l'école d'infirmière. Et puis après c'est la commune qui s'occupe. Pis là y'a plus grand chose à dire. Mais il en a fallu arriver là pour vous montrer que moi j'en pouvais plus aussi. Comme. Lui comprenait pas ça. T'étais que c'était moi qui devais tout faire à la maison. Telle est.


La fratrie.


Je suis née dehors. Ça, ça.


Oui. Prend le relais de l'autre.


Responsable des autres. Les trois autres hommes. Ça reste encore ma maman. Je suis responsable de ma sœur et mes deux petits frères.


T'es responsable ou tu te dis responsable ?


Mais je me dis.


Qu'ils sont.


Responsables. Oui, oui, bien sûr. Pas le petit dernier encore. Il faut être un peu derrière lui. Mais toute ta famille, c'est la place de l'aîné je pense.


OĂą que tu t'es, que.


Je me suis, je me suis approprié et que j'ai pas eu le choix de prendre.


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Bah dans ma vie ça m'a apporté que bonjour, avec le lien avec mes frères et sœurs. Ça c'est très important ce que nous sommes, le noyau de notre famille, les liens fraternels. Et ça c'est très fort, ça se ressent très fort entre nous quatre. Et puis surtout, ben on a su avec des parents défaillants, on a quand même eu un réseau. On a eu cette chance quand même malgré tout d'avoir un réseau autour de grands parents. On est très très fusionnelle avec notre oncle, notre tante, donc on a su mettre en place un réseau autre que les parents.


Ils ont été là.


Ils ont été là, ils nous ont soutenus, ils sont toujours là et on a toujours quand y a des moments difficiles à passer.


Vous ĂŞtes unis.


On est très unis. Ouais, c'est ça. C'est important dans la vie. Ben je pense que ça m'a permis aussi d'être. De voir aussi autrement, de grandir plus vite dans les soins. Je suis partie dans les soins, ce n'est pas anodin.


S'occuper des autres.


S'occuper des autres, puis être là, puis moi, ça, ça m'a aidé. Les soins, c'est un peu une thérapie pour les gens blessés. À un moment donné, dans ma vie, je suis partie dans les soins parce que j'en avais besoin. Puis ça m'aide de voir la souffrance des autres, de voir que j'avais déjà de la chance d'être là. Ça m'a beaucoup apporté. De partir soigner les gens malades.


Quand tu dis j'avais la chance d'être là, ça veut dire quoi ?


Ben voilà, au début beaucoup d'adolescentes on est jeunes et qu'on a plein de soucis. C'est vrai que la vie là bas, on la voit en noir. Puis à un moment donné, je crois que c'était l'été de mes 20 ans. Puis je partis dans les soins. Hum. Puis là ça m'a. Ça a été une résurrection déjà, de trouver ma voie. Je pouvais pas faire autre chose que ça. Et puis ça oui, ça m'a porté. Ça m'a aidé.


Ça a donné comme de l'espoir ou comme.


Oui, puis de l'estime de moi aussi. Parce que voilà, quand on a des parents défaillants, ça, surtout ça, on se dit souvent que ma sœur, c'est l'estime. On nous a jamais estimés. Puis ça sera dur à retrouver plus tard si on a vendu. Moi personnellement, c'est beaucoup ça qui me fait défaut.


Tu manque d'estime de toi.


Même ma psy parce que j'ai pas eu des parents qui m'ont porté en estime. C'est ce que j'essaie de faire en tant que maman aujourd'hui.


Avec tes enfants. Oui.


Mais c'est d'autant plus dur quand les situations aussi avec ma fille ou ça difficile.


Avec la grande ou.


Avec la grande parce qu'elle a des difficultés scolaires. Et puis j'essaie de là de l'aider, de la porter, mais je porte un peu trop de culpabilité parce que j'ai envie d'être une bonne maman. Et puis j'ai pas envie, j'ai pas envie qu'elle soit tout le temps en échec. J'ai vraiment envie qu'elle comprenne les choses. Et pis ça demande beaucoup, beaucoup, beaucoup d'énergie.


La culpabilité c'est quoi ? C'est le fait qu'elle comprenne pas que as fait quelque chose.


Comme une bosse. Le fait que j'ai l'impression que j'ai peut être pas fait mon travail avant. J'aurais peut être dû stimuler un plus petite que voilà. J'étais plutôt une maman pauvre à faire des puzzles, à jouer aux Lego et tout ça. Mais si ça allait marcher, aller dehors, à aller voir les animaux, aller faire autre chose. Je me dis peut être que j'ai loupé une coche que je rattrape. Alors on apprend de nos erreurs en faisant autrement que la deuxième.


Tu penses que si tu avais fait des puzzles avec ton aîné aujourd'hui, ça se passerait mieux à l'école ?


Je sais pas.


On peut pas ça.


On ne peut pas savoir. Mais je pense, j'aurais peut être dû stimuler plus mais bon. Mais maintenant je suis là. Alors je me dis voilà, je suis là, je bosse très dur avec elle, je sais qu'elle comprenne surtout les choses même. Elle m'a ramené à un examen il n'y a pas longtemps, s'est complètement planté. Je l'ai, je lui ai pas crié dessus, je lui ai dit maintenant il faut comprendre qu'est ce qui se passe et puis voilà, ça demande beaucoup d'énergie parce qu'il y a beaucoup de conflits aussi. Je crois que le plus gros conflit, c'est à cause de ma relation avec mes parents.


Avec ta fille, tu dis.


Oui parce que j'ai l'impression que je donne tout, tout. Puis des fois c'est humain. Je lui en veux, à elle de dire à une maman qu'elle a pourtant là qui te pousse à faire les choses, qui est toujours là, qu'elle a pour les quatre, qu'elle a déjà nickel. Et puis j'ai l'impression que c'est un peu ingrat.


T'as l'impression que.


C'est mal ça. Ça oui, c'est ça. C'est de ma faute à elle, c'est normal, Est ce que c'est normal ?


C'est surtout pour.


Elle, mais c'est normal parce que quand on est maman, c'est normal, c'est moi qui doit gérer. Alors des fois ça amène des conflits, je pense intérieur. Et puis il y a de la colère qui ressort.


C'est comme si t'étais pas payé à la hauteur de ce que tu lui donnes.


Euh non mais oui, on ne peut pas démissionner comme ça.


Des fois tu auras envie de dire.


Oui ouais ouais, des fois c'est ça qui fait le plus culpabiliser. Ça veut dire que les sentiments que j'ai en tant que maman, je devrais pas. Je devrais pas être comme ça. Je me bagarre contre moi même.


Oui, parce que.


Parce qu'il y a, il y a, il y a l'avant pile.


Quoi, Il y a l'avant.


Oui, je me bats contre moi même en me disant que je dois pas être comme ça. Je peux pas démissionner comme à la fait maman, ça peut possible.


Mais tu vas le faire. Non non, toi tu vas pas non, malgré tout, tu t'occupes ça.


Des fois on a envie de jeter la caisse, de les rejoindre, ça suffit. Je m'en vais souvent.


Juste jeter la caisse de Lego ou bien je dois jeter la caisse de Lego sur les.


Autres. Ah oui, oui oui, non. Mais j'essaie de lui dire moi, je lui dis tout. Je dis voilà, aujourd'hui je suis en colère. Un jour, je lui ai dit parce que là, ces jours c'est très difficile avec elle, j'en peux plus. Puis je lui ai dit Maman sale, en colère. Des fois c'est pas forcément à cause de toi. Oui, mais j'ai besoin aussi que toi tu montres que. Que tu as plaisir aussi que maman le travail avec toi. Puis tu vois tous les résultats à chaque fois qu'on travaille les résultats, ils sont le même. Alors donne moi un compliment, quelque chose pour que je puisse avancer aussi. Parce que pour moi c'est difficile.


Oui.


Je lui ai exprimé parce que ouf !


Et puis qu'est ce qui s'est passé ? Il y a que.


Je le regarde un peu perplexe en me disant qu'est ce qu'elle raconte ? Et puis ça change. Après, elle se met à travailler à notre travail comme on a résolu d'autres conflits après le travail. Les résultats sont là, mais il faut, il faut tenir. Ça c'est l'arrachement, c'est l'acharnement et puis voilà, ça demande beaucoup d'énergie.


C'est vraiment de remettre le métier, l'ouvrage sur le métier à tisser tous les jours.


VoilĂ .


C'est ça qui est pénible.


Oui, puis d'ĂŞtre en conflit, mais de le voir arriver de l'Ă©cole, dire aĂŻe aĂŻe aĂŻe aĂŻe aĂŻe.


Qu'est ce qu'il va se passer ?


Presque le signe de croix en disant mais qu'est ce qui se passe ? Que tu vas passer la porte ? Alors on essaye de. VoilĂ , on aimerait ĂŞtre parfait, mais des jours oĂą on n'arrive pas.


C'est possible.


Puis je suis toujours en train de me flageller je pense de ce côté. Faudrait que je sois plus calme, moins nerveuse, plus détendue. Mais ça difficile au quotidien.


Est ce que c'est possible ? Oui, oui.


D'ĂŞtre en travaillant.


Plus détendue, plus calme, plus.


Oui, et il faut que je trouve moi mĂŞme mes ressources.


Hum. T'as une idée de quelles ressources tu pourrais utiliser pour être plus calme, plus détendu quand elle arrive de l'école ?


Des fois je fais de la respiration, ça, ça m'aide beaucoup. Hmm. Ça me détend beaucoup déjà. Puis des fois, je fais un erreur en pensant à tes cours, en disant le nombre de places en jeu. Toujours. Et puis. On essaie de cette mode de calmer le jeu. Hmm, n'est ce pas ? C'est pas tous les jours concluant.


Oui, mais tu vois que c'est possible.


C'est possible ? Oui, c'est possible.


Donc il y a déjà un bouquet avancé. Oui, il y a quelques temps, ça c'est positif.


Oui, après voilà, il y a des jours où on n'a plus. En même, on a peut être un peu plus calme, plus posé. Il n'y a pas eu la petite Tina, Il y a aussi des fois à côté un petit plat, tout ce qui fait de l'environnement d'une maman comme toutes les mamans du monde.


Et une nuit qui s'est mal passé, la fatigue qui s'accumule et la nervosité qui augmente de tous les côtés.


Oui, mais c'est vrai que je suis quelqu'un qui a toujours eu envie de bien faire les choses. Peut être aussi ça que je dois dire pas tout de parfait, mais j'ai tellement envie de bien faire les choses pis pas envie. Moi aussi j'ai eu beaucoup de difficultés à l'école, alors je me vois à travers elle. J'ai pas envie qu'elle souffre de ça, de moqueries parce qu'en plus ben voilà, entre eux, les enfants sont pas très gentils à leur entrée. Puis on se moquait d'elle qu'elle a eu une mauvaise note en math dans des bonnes notes ailleurs. Mais voilà, c'était c'est pas ça. Mais on se voit à travers eux et j'ai pas envie qu'elle porte ça, que ça soit une souffrance pour elle de ne pas arriver à l'école. Hmmm.


C'est aussi ça ta culpabilité culpabilité que tu disais avant qu'elle reproduise ce que toi tu as fait ?


Alors je me dis toujours là elle a une chance de plus que moi, c'est que moi je suis là. Puis je lui amène, je vois les maîtresses en plus elles me mettent toujours en me disant mais maman formidable, elle me valide toujours que tout ce que tu vois, le travail qu'elle a accompli. Parce qu'alors ça, ça par la lecture, c'est difficile. Puis maintenant de se dire quelque chose de facile et là voilà la des bonnes notes en lecture. Elle comprend bien le français, elle a eu, je lui ai donné le goût d'ouvrir un livre, c'était pas possible. Les résultats sont là. Je sais que si je travaille, que je mets du mien et du sien, ce qui arrive.


Ça me fait quoi d'exprimer tout ça ?


Ça me fait du bien.


Ça fait du bien hein.


J'avoue que je m'ouvre un peu que de voir que la grisaille.


Ça respire mieux.


Oui.


Moi ce que j'entends c'est que finalement il y a des soucis quand Mat c'est ça. Là, aujourd'hui.


Oui ben là actuellement c'est les math. Pis l'année passée c'était le français et on a tellement tellement travaillé que y a plus maintenant ça roule.


Et t'as a mis le cap sur les maths cette année.


Après le soucis c'est le conflit où je lui dis c'est pas moi, j'aime pas vivre toute la journée en crime avec toi et moi ça me. Je peux plus vivre comme ça. C'est difficile. Puis pour ta petite sœur, ça doit pas être agréable d'entendre et puis de voir ça quoi. Puis en conflit tout le temps plus avec moi car mon mari.


Et toujours par rapport aux devoirs ou d'autres, d'autres.


Choses qui.


Créent le conflit. Aussi.


Il se passe que je ne laisse pas ou que je punis, que je laisse pas faire quelque chose puis que ça ne lui va pas.


Tu sais, quand tu me mets des limites.


Ou si je mets des limites, ça part dans les airs, dans les décibels, assez vite. Et puis elle tient. Alors c'est vrai qu'elle tient, elle tient, elle tient, mais elle a cette capacité. Au bout d'un moment elle passe du tout ou rien.


Oui, et toi tu es toujours avec les décibels dans la tête. Il y avait.


Tellement de lĂ . Il faudrait maintenant dire maintenant la classique sur autre chose. Moi je reviens Ă  peine.


Et toi, tu arrives à tenir. T'arrives à tenir le cap quand tu as une limite. Et puis ça hurle. Oui, t'arrives à tenir le coup. Oui, oui.


Moi j'arrive Ă  tenir.


Et tu vois qu'au bout d'un moment elle se calme, puis elle passe Ă  autre chose. Oui.


Alors des fois, je n'arrive pas à garder mon calme. Elle continue à crier. Moi je l'écris aussi. Alors là, c'est là que j'aimerais faire des efforts. Qu'on arrête de vivre dans ce climat de colère. Mais ça, c'est aussi à moi à gérer. Hum.


Tu penses que toi, si tu arrives Ă  ĂŞtre plus calme, elle sera plus calme ?


Je pense que ça va venir. Oui, ça vient. Ça doit venir de moi aussi. Alors des fois je lui demande mais des fois je sais aussi arrête de dire non stop, moi je peux plus.


Et puis elle arrĂŞte l'Ă©coute.


Les devoirs par exemple. Au bout d'un moment, je dis non. Hum. Ça nous apporte ni à toi ni un mot de continuer comme ça.


Elle écoute, elle comprend, tu sais. Donc c'est possible. Oui, tu mesures là, tu mesures, tu mesure l'avancée qu'il y a eu. Oui.


Quelque soit la force qu'il y a, c'est que maintenant avec ce que tu nous a amenés dans les cours et tout ça, que je me parle beaucoup, que je pense que ça, ça, là, ça l'interpelle beaucoup.


Quand tu dis jeux.


Parce qu'on n'est plus Ă  Turlututu.


C'est que tu parles de moi. On fait des jeux en disant moi Ouais moi Et pis tu utilises plus le pronom tu.


Voilà, donc là j'en peux plus où je souffre mon loulou, Je lui dis je souffre quand même de cette relation là, toujours en train de crier moi j'ai pas envie de ça. Je pense pas que toi elle a. Après des fois je lui dis je vous dis toi tu as heureuse comme ça, ça te fait plaisir, ressemble à un prénom. Et c'est vrai que j'exprime beaucoup. J'ai appris à exprimer beaucoup mes sentiments aussi pour qu'elle elle les reconnaisse clairement. Je suis en colère. Non, je suis pas en colère. Il y a la colère là. Je suis triste.


J'ai peur.


J'ai peur que tu fasses que ça aille pas l'année prochaine à l'école. Si je lui dis que j'ai peur pour elle parce que. Parce que dans la vie maintenant, il faut, il faut, mais il faut. Il faut mettre les bases, même pour pouvoir avancer un peu plus.


Et puis elle a l'air d'avoir compris.


L'Ă©coute, puis voilĂ .


Ben bravo.


Puis elle a su aussi, je pense. La victoire, on va dire, c'est qu'il y a eu quelques conflits à l'école aussi par les moqueries. Et puis je pense que c'est un joli résultat qu'elle est venue m'en parler à l'arrivée de l'école. Et puis je dis puis ça te fait quoi quand on se moque de toi ? Maman, ça me rend triste. Ça. Je trouve que c'est important que je puisse me dire assez rapidement qu'elle attende pas après aussi. Moi ça me fait comprendre que des fois peut être que quand elles rentrent aussi, elle est pas forcément en colère contre moi. Un jour j'ai aussi dit t'es pas en colère contre moi, en colère contre.


Ce qui se passe qui s'est.


Passé dans la cour d'école. Oui oui. Alors je dis maintenant tu me dis ce qui s'est passé peut apprendre à attaquer dehors comme ça, sans laisse derrière. T'es fâché contre les copains, pas contre maman.


Oui, bravo.


Oui, c'est juste ça. C'était. Pour aussi avancer. Parce que poser, on ne peut pas avancer si on est tous à cran et.


C'est une belle prise de conscience que tu as faite.


Oui.


Et puis pour elle aussi. Et de ce que j'entends, c'est que tu es touché par le fait qu'elle te fasse confiance et qu'elle vienne te parler quand ça ne va pas dans sa vie.


Oui, je trouve que c'est important parce que là c'est des petites, mais pour eux c'est ça leur vie, c'est tout un monde. On peut pas prendre à la légère qu'on se moque des gens aussi.


C'est les bases aussi comme tu disais un entrain de faire les fondations mais aussi au niveau relationnel.


Je dis augmenter aussi, peut être plus. Des fois j'arrive moins à lui dire qu'elle elle fait les choses comme il faut. Ça c'est un peu nos défauts. En tant que parents relèves toujours ce qui est négatif. Puis c'est ma sœur qui me dit aussi souvent elle relève souvent quand ma fille elle fait quelque chose de quelque chose de bien. C'est vrai que moi je le fais moins souvent.


Oui, on a tendance Ă  tout ce qui va pas.


Voilà. Que dire aujourd'hui ? T'habiller ta petite sœur toute seule, c'est cool ça, ça m'a bien aidé.


Ben oui, alors.


J'essaie d'ĂŞtre un peu plus attentive lĂ  dessus que ce qui va pas.


Oui. Et finalement, dans la vie, on devrait faire ça. Arriver à plutôt focaliser sur les choses qui vont bien. Dire merci pour ce qui va bien et puis se dire qu'il y aura des solutions pour ce qui va moins bien, qu'on va trouver des solutions pour ça.


Oui, il y a des jours.


Plus faciles que d'autres.


C'est un peu plus noir. Pour les solutions.


J'avais vu une fois un article qui proposait de remplir un pas avec les enfants utiliser un bocal. Et puis il y a tous les soirs on met un petit papier dans le bocal avec les gratitudes de la journée. En plus c'est jeune, ça fait des papillons, tout est couleur. Et puis on peut mesurer que on est capable de dire merci pour beaucoup de choses finalement en quelques mois. Tu vois que le bocal se remplit. Tu sais bien, Tu pensais que ça serait comme ça avant d'avoir des enfants.


Tu sais, c'est pas que je serais aussi aussi dur. Ça serait un travail quotidien. Puisqu'il y a dur en étant maman, c'est le reflet qu'il y a beaucoup de choses qui ressortent de ce qu'on a vécu. On pense qu'on a réglé certaines colères, surtout chez moi. Je pense que c'est la colère qui ressort le plus vivement dans tout ce que j'ai vécu. Et puis là, c'est une explosion d'émotions quand on est maman. Parce que. Oui, il y a tout qui ressort. Il y a des moments, il y a tout qui ressort et on se rend compte qu'on n'a pas forcément réglé. Pas forcément. Quand on colère contre moi, souvent j'ai l'impression que je suis pas en colère contre ma fille, mais je suis en colère contre mes parents.


C'est comme Tapie, je lui fais payer.


Alors alors après double manque, je suis encore plus triste. Puis je culpabilise que sans m'en rendre compte, je lui fais payer un peu à elle.


Est ce que tu as.


Vécu ce que j'ai vécu ? Je suis en colère contre elle des fois. Enfin, par le biais du raton. Moi, je suis là. Je suis tout le temps. Je me plains de choses. Mais voilà, je vais après. D'un coup, je reviens sur terre. Je dirais c'est normal. Elles sont normales et ça pas, ça pose. Voilà, elle l'a toujours. Elle a toujours parti sur des bases d'avoir une maman qui était présente. Une maman et un papa qui sont présents tout le temps pour elle. Donc voilà, c'est normal ça. Acquise. Hum.


Et puisque tu disais avant, c'est que quand elle rentre de l'école, elle est pas fâchée contre maman, elle est fâchée contre ce qui s'est passé.


D'ailleurs lĂ  pour toi, lĂ .


On fonctionne apparemment tous de la même manière. Tu dis aussi la même chose. Je ne suis pas fâché contre ma fille, je suis fâchée encore. J'ai encore des colères sur ce que j'ai vécu dans mon enfance.


Ou est ce que ça reste ? Enfin voilà, il faut. Ça, ça me travail au quotidien. Chaque fois qu'on se qui se passe un deuil ou une séparation, quelque chose dans notre vie, ça nous ramène toujours à cette enfant quand même. Et encore plus quand on est maman. Faire qu'on ne fasse un quand on est que je suis devenue maman, je me suis. Il y a beaucoup, mais vraiment beaucoup de choses qui se sont éclairées aussi sur. Sur ma propre maman si. Qu'est ce qu'elle a vécu ? Et j'ai pu la comprendre.


Tu as bien compris ce qui s'était passé à ce moment là. Tu as pu lui dire ça à ta maman ?


Oui, oui.


Elle t'a dit quoi ?


Paul était soulagé plutôt. Donc pleure de valider aussi que au début, ça a toujours été un peu la méchante parce que nous on était des enfants, qu'on a été abandonnés et on a juste eu maman et papa qui restaient. Puis après, c'est pour ça qu'elle a une meilleure relation aussi avec ses deux filles. Je pense aussi parce qu'on a une femme et une maman. Puis quand on est mariés aussi, on se rend compte que il n'y a rien de facile.


Il y en.


A un qui nous dit avec les enfants, qui avec les mères. Et puis c'est vrai que ça ça aide à ouvrir les yeux sur aussi le vécu de maman.


Oui, ça rend humble.


Oui.


Nos difficultés, nos difficultés nous rendent humbles face aux autres. On ne sait jamais tout, comment penser ou tout comme on aimerait.


Non.


On fait souvent comme on peut et pas forcément.


Comme on veut. Tu sais ce mot là ? Ma phrase préférée.


Mais après, du moment qu'on commence à en avoir conscience, là le changement apparaît et c'est ça qui est beau. C'est ce que tu es en train de nous exprimer.


Euh.


Tu prends conscience de certains de tes comportements ou de certains comportements de ta fille, Tu arrives Ă  mettre des mots dessus ?


Oui mais après faut. J'ai l'impression que là, ça stagne à mon stade où moi j'aurais envie d'avancer, de changer dans ma vie. Mais je n'arrive pas. Parler aussi la peur du changement.


Et tu aimerais changer quoi ?


Oui, des fois j'hésite de recommencer. Là je travaille plus, Je me dis est ce que t'attends en recommençant mon travail ? Est ce que je serai un peu plus épanouie ? Peut être aussi ? Plus ou moins focalisé sur d'autres choses. Alors j'ai un peu peur du changement. Il y avait avant d'avoir la deuxième, je pensais faire une formation pour les soins de fin de vie. Enfin voilà, il y a beaucoup de choses. Puis j'ai la peur du changement, de la peur de changer des choses, puis d'autres. Un peu déstabilisé parce que j'ai peur de pas gérer. Hmmm. Voilà. Et puis je pense que ça, ça se ressent. Là j'ai l'impression que je stagne et que j'avance pas. J'avance avec ma fille, j'avance en tant que maman, mais voilà, j'avance que là. C'est difficile le rôle de la femme, je trouve, parce qu'il faut être sur tous les fronts. Et puis aussi le regard, ben on arrête de travailler. Femme au foyer tu pensais jamais être en.


Fait, mais en fait. Mais tu fais rien de tes journées.


Oui, non, rien finalement de la côté.


Puis c'est allé pieds en l'air sous la table toute la journée à boire du café.


Oui, dans les journées, elle passe. On s'ennuie pas.


Tant que femme au foyer, c'est un travail.


C'est un travail. Puis au bout de quatre. Voilà, des fois j'ai l'impression de vivre avec. Comme dans IDA cinq Animer le diable puis l'ange sur l'épaule qui me dit On a besoin de toi à la maison. Voir les résultats. Oui, si t'avais pas été là, oui ben ma fille, elle serait pas là à l'école.


Et puis le démon, qu'est ce qu'il demande ?


Qui dit Oh mais il fout le camp ! Va souffler, va faire autre chose.


Est ce que c'est vraiment le démon qui te parle là ou est ce que c'est peut être une invitation ?


Oui, oui, oui.


Peut être. C'est aussi un deuxième petit ange.


Lui.


Qui te dit prends un pour centage tout bas, tout bas, mais fais quelque chose.


Alors voilĂ , il y a toujours aussi toujours le pour et le contre en ce moment dans les soins. Comme je t'ai dit tout Ă  l'heure, je suis contente de pas y ĂŞtre, mais.


Ça va pas.


Que je perds ça. C'est plus de la souffrance que du bien être de vivre cette période que vit. Oui. Pas de soigner les gens comme eux. Dans ces conditions là, c'est pas possible. Enfin, ce n'est pas possible avec mon être profond et avec ce que je pense être les soins.


C'est quoi ĂŞtre les soins pour toi.


Avec les soins ? C'est être là pour les gens, pas être là que le physique, nettoyer, les laver, puis on donne à manger, être là quand il y a des angoisses, être là quand être là pour la famille parce que la famille a besoin de nous, a besoin des soignants. Homme a besoin d'être là quand comme papa et maman s'en vont. Et puis ils ont besoin qu'on soit là pour eux parce que ça fait peur, même pour la personne qui s'en va. Ils ont besoin qu'on soit là, qu'on leur tienne la main, qu'on leur donne ce temps là, que donner du temps à des papiers à remplir, des.


Formulaires.


Des formulaires. Enfin, c'est pas mon optique d'ĂŞtre soignant parce qu'on soigne le global, mais c'est lĂ  oĂą je parle des fin de vie, parce que les fin de vie c'est beaucoup la famille qu'il faut.


Accompagner mĂŞme.


Si on accompagne bien la famille, tout se passe mieux aussi en.


Avec la peur du diable.


Voilà, moi je n'arrive plus à trouver ça. Puis c'était plus. Je suis en conflit avec moi même, je le dis mais je ne peux pas. Ne peux pas travailler comme ça. Mais ça, ça fait partie de moi. Je pourrais pas aller faire vendeuse où il n'y a rien. Je dénigre pas la formation de qui que ce soit, mais voilà, ça oui, ça fait partie de moi. J'ai besoin de ça. Je suis une soignante.


Mais l'emploi idéal, ça serait comment ? Ça serait où ? Dans quel jeu, dans quel univers tu l'imagines déjà ?


Alors j'ai vu une fois, un temps présent sur une maison je crois, sur vous ou Genève, je sais plus. Puis la campagne maison faite maison avec huit chambres pizzas. Les gens en fin de vie là bas sont vraiment dans une optique de soins.


Palliatifs.


Palliative.


On va faire ça à Sion, tu sais ?


Oui, j'ai vu. Oui, oui, ça serait ma place idéale d'être là avec la famille, de pouvoir leur offrir un prix, de pouvoir être là aussi en dehors de la chambre et tout ce qu'on pouvait faire avant dans les soins.


Puis plus ma mère, plus le temps. Il n'y a pas de temps.


Il n'y a plus le temps. Puis j'ai l'impression que aussi dans ces formations. On axe beaucoup sur la technique.


Mais plus la relation.


N'est, plus la relation.


Est dans le faire et plus dans l'ĂŞtre.


Il y a des formes. Moi, ce que j'ai vécu dans ma formation, d'où je n'ai pas été à la fin, j'ai fait pratiquement, j'ai presque fini la chose sans soins infirmiers. Mais moi ça a été le traumatisme de ce qu'on nous a vendu comme formation, puis dans le réel, donc dans le réel. On ne peut pas faire ce qu'on. La souffrance du soignant. On n'en parle pas beaucoup, mais de peur de ne pas être là, de vivre les moments importants. Que de faire du superflu en primaire. Quand on nous vend une formation où on va pour être. A l'écoute des gens, on fait des cours de communication, on fait plein de choses pendant la formation puis en fin de compte on se rend compte que.


C'est bien du superficiel.


Officiel. C'est vraiment superficiel, on n'arrive pas Ă  se peut.


Il n'y a pas le temps.


Il n'y a pas le temps. En tout cas, dans les grands hôpitaux publics, ce n'est pas possible. Après, je pense que par exemple, dans les hommes, on peut prendre le temps. Si on sait mettre Diabolo aujourd'hui, on fera peut être pas, on lavera peut être un d'eau à bien faire autre chose que plus important. Mais ça, ça s'éduque et on devrait former les gens à ça. Après, c'est aussi une manière d'être. Être soignant, ça peut. Ce n'est pas qu'un papier je pense, c'est aussi une manière d'être avec les gens.


Et finalement c'est ce que tu nous disais aussi avec ta fille avant. C'est vraiment être maman. C'est une manière d'être avec ses enfants et une manière d'être avec son mari, une manière d'être avec sa maman.


Après tout, ça apprend, il y a des manières de faire autrement. Par exemple, tes cours nous à apprendre à faire autrement.


Ă€ faire ou Ă  ĂŞtre, Ă  faire en Ă©tant.


À parler autrement, ça un peu plus à communiquer et parler autrement. Hum. Et puis peut être plus peut être. Je pense qu'au fond de nous, on a tous envie d'être meilleur. Et puis tu penses. Enfin j'espère.


C'est ta vision du monde.


Oui, j'espère quand même. Mais je pense que voilà. Mais des fois on se met des barrières, on nous a mis des barrières par la politesse, par l'éducation et puis par la vie dehors. Qu'elle est dure, que des fois quand on est trop authentique, trop profond, alors après on a plus envie de s'ouvrir. On a juste envie de fermer. Et puis ben voilà, avec nos enfants il faut apprendre à s'ouvrir parce que eux, ils sont. Ils cash. Il n'y a pas de barrières. On a été conditionnés. Pas par l'éducation, par la formation.


Ce que tu es, ce que tu es en train de dire, c'est apprendre Ă  ĂŞtre authentique.


Alors lĂ , oui, tes cours, ils m'ont vraiment appris Ă  revenir, Ă  m'ouvrir plus, Ă  ĂŞtre moi mĂŞme. Avec ma fille ?


Oui, mais d'abord à être toi même avec toi même. Tu vois, ça passe par là. Oui, il faut d'abord de bouleversant.


Pas ça nous bouleverse dans notre vie quotidienne. Moi, ça m'a beaucoup bouleversée.


Tes cours. C'est quoi qui t'a bouleversée ?


Ben je me rends compte qu'il faut que je sois plus. Moins ce côté drastique de la maîtresse d'école en prime, comme ce n'est peut être plus avec mon cœur. Oui, comme tu dis, faire avec son cœur que de faire avec la tête. Oui, c'est difficile des fois. Ça s'apprend.


Ça s'apprend.


A être café, mais des fois c'est.


Être en relation, s'écouter déjà, t'écouter. Avant tu disais que t'aimerais être plus calme mais tu disais oui oui c'est possible. Le fait de passer du temps avec toi même toute seule comme t'as dit que t'aimes bien aller te promener. Bien. C'est aussi cool d'aller se promener de temps en temps seule, ça permet vraiment de se remplir de ta présence. Et puis en étant beaucoup plus présente pour toi même, plus à l'écoute aussi de ce dont tu as besoin, ça va te permettre d'avoir une présence qui va être différente avec tes enfants et d'être beaucoup plus capable d'exprimer ce dont tu as besoin. Et c'est ce que tu fais.


Moi je j'ai un peu ce qui me fait dire la fée Clochette à l'air, c'est longtemps ça, mais j'ai ma sœur qui est à me remettre dans le droit chemin. Ben c'est la plus petite. Je suis l'aînée mais on a trois ans de différence. Mais elle, elle voit les choses comme je veux.


Quand tu dis pas.


Quand je déraille avec ma fille puis que ça va trop loin et où.


Elle te.


Dit elle a les cages seule, c'est ce qu'elle pense au moment où ça arrive. Alors des fois on est un peu fâchés parce qu'on se dit puis des fois ça passe. Elle, elle me fait beaucoup réfléchir, m'interpelle souvent avec ça.


Du coup, ça te fait vraiment faire des prises de conscience, ces prises de conscience qui te font avancer.


Et.


C'est plutĂ´t positif.


Oui. Alors sous le coup des fois, toujours, ce rôle de grande sœur met de côté, mais c'est toujours positif à un moment, ça me remet vite en question.


Si t'avais un mot de la fin pour les gens qui nous Ă©coutent, qui ont des enfants et peut ĂŞtre avec qui c'est difficile, qu'est ce que tu leur dirais ?


Mais déjà faire avec le cœur, avec ce qu'on ressent nous mêmes, parce qu'il y a que nous conseiller vraiment. Ce qui est bien pour nos enfants Écouter les autres, mais faire écouter les autres. Prendre ce qui est, ce qui nous va pour nous.


Ce qui résonne. S'écouter est en train de s'écouter.


Et souvent les autres, ils nous font des remarques sur l'éducation. Ben si ça nous fait du mal, on laisse de côté ce qui pourrait nous apporter quelque chose. En faut trier mais pas tout prendre et puis bien accepter qu'on fait des erreurs. Et puis on apprend de nos erreurs. Mmmm. Puis bang second. Plusieurs enfants, c'est bien ça ? Au dernier, ils sont top, ils sont top !


Merci beaucoup.


Merci Jean et.


À bientôt peut être. Parentalité au Présent est un espace où la parole se libère et les cœurs s'ouvrent. Rendez vous sur Parentalité au Présent com et retrouvez vous dans un des nombreux épisodes disponibles. Restez en lien en rejoignant les Abonnés contributeurs et participer aux discussions mensuelles où nous échangeons autour des divers thèmes abordés avec mes invités. Merci pour votre écoute. Je me réjouis de vous retrouver la semaine prochaine.