"Il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse"

🔁 Libre accĂšs de l'Ă©pisode initialement publiĂ© le 19.2.2023


Résumé de l'épisode :

Introduction: Dans cet Ă©pisode du podcast "ParentalitĂ© au PrĂ©sent", Janick Biselx-MenĂ©trey, mĂ©diatrice familiale diplĂŽmĂ©e, reçoit Bastien, un parent qui partage son expĂ©rience de recrĂ©er des liens avec son pĂšre Ă  l'Ăąge de 37 ans. Bastien est lui-mĂȘme pĂšre de deux enfants, une fille et un garçon. Ils discutent de l'importance d'offrir Ă  nos enfants une enfance heureuse en comblant les manques que nous avons pu ressentir dans notre propre enfance.

CrĂ©er une enfance heureuse pour nos enfants: Bastien souligne qu'il est essentiel de se donner tout ce qu'on n'a pas eu en tant qu'enfant, y compris les ressources, la sĂ©curitĂ©, l'attention et l'amour. En comblant ces manques, nous pouvons ensuite offrir ces mĂȘmes ressources Ă  nos propres enfants. C'est une ressource dĂ©sormais disponible pour nous en tant que parents.

L'importance d'Ă©couter et de reconnaĂźtre les Ă©motions de nos enfants: Bastien explique que ses enfants lui ont appris Ă©normĂ©ment de choses et continuent de le faire au quotidien. Il souligne l'importance d'Ă©couter et de reconnaĂźtre les Ă©motions de ses enfants, mĂȘme lorsqu'elles peuvent ĂȘtre difficiles Ă  gĂ©rer. Il partage son expĂ©rience de travail sur lui-mĂȘme pour apaiser sa rĂ©activitĂ© face aux Ă©motions de ses enfants, notamment lorsqu'ils expriment de la colĂšre ou de la tristesse. Il encourage Ă  laisser les Ă©motions s'exprimer dans un espace sĂ©curisĂ©, tout en maintenant un cadre clair et respectueux.

Se mettre Ă  la hauteur de l'enfant et favoriser l'expression des Ă©motions: Bastien souligne l'importance de se mettre Ă  la hauteur de l'enfant pour mieux comprendre son point de vue et favoriser une communication plus authentique. Il reconnaĂźt que cela peut ĂȘtre difficile en raison des schĂ©mas Ă©ducatifs prĂ©existants, mais insiste sur l'importance d'apporter des changements et d'adopter une approche bienveillante et consciente. En offrant un espace sĂ»r pour l'expression des Ă©motions, il encourage ses enfants Ă  exprimer leur colĂšre ou leur tristesse de maniĂšre adaptĂ©e, tout en leur apprenant Ă  respecter le matĂ©riel et les autres.

Le travail sur soi et l'Ă©volution vers une parentalitĂ© bienveillante: Bastien souligne que le chemin vers une parentalitĂ© bienveillante passe par un travail sur soi-mĂȘme. Il partage son expĂ©rience personnelle de guĂ©rison de blessures Ă©motionnelles et de rejet vĂ©cues pendant son enfance. Il affirme que la bienveillance envers ses enfants dĂ©coule d'abord de la bienveillance envers soi-mĂȘme. En reconnaissant ses propres Ă©motions et en les exprimant de maniĂšre saine, il crĂ©e un modĂšle positif pour ses enfants.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-MenĂ©trey, mĂ©diatrice familiale et coach de vie Ă  Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposĂ© tous les dimanches matins Ă  7h (une semaine sur deux gratuitement), il bĂątit un espace oĂč les cƓurs s’ouvrent, les chemins de vie se dĂ©roulent et la simplicitĂ© enveloppe Ă  son Ă©coute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schĂ©mas longtemps restĂ©s logĂ©s dans l’inconscient sont mis en lumiĂšre, les dĂ©fis de la vie accueillis avec curiositĂ© et prĂ©sence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des Ă©pisodes, les rĂ©cits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent Ă  vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordés durant cet épisode: apprentissage du rÎle de parents, enfant rebelle, se positionner, travail sur soi, répéter les schémas d'éducation reçu, colÚre, réactivité, crier, les adultes savent et les enfants ne savent pas, jeu de pouvoir, se sentir supérieur, amener de la bienveillance dans l'éducation, décharge des émotions, sortir du moule, impact des mots, petite voix intérieure, enfant éponge, capacité de discernement des enfants, espace de calme intérieur, cadrer la colÚre, communication, expression des émotions, se mettre à la hauteur de l'enfant, voir la perspective de la hauteur de l'enfant, se regarder dans les yeux, accueillir mes émotions, pacifier, acceptation, permettre la décharge des émotions, donner un cadre sécure aux enfants, image du ventre de la femme enceinte, cadre sécure qui évolue en fonction de l'ùge des enfants, valorisation, faire des prises de conscience, qu'est-ce qui est important, qu'est-ce que je veux, qu'est-ce que je fais ?, il est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse

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[Texte généré automatiquement]

Qu'il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse et et qu'on a. Il y a des outils et des outils pour apaiser ces différents aspects. S'offrir tout ce qu'on n'a pas eu étant enfant, toutes ces ressources, cette sécurité, toute, toute cette attention, tout cet amour. Et puis, dÚs lors qu'on le retrouve ici, c'est quelque chose qu'on peut offrir également à nos enfants. Est ce qu'une ressource qui est désormais disponible.

Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Bastien que j'ai déjà reçu Jacques il y a quelques semaines. Bonjour Bastien.

Rebonjour.

Tu me parles SĂ©bastien des liens que tu es en train de recrĂ©er avec en particulier ton papa aujourd'hui donc t'as 37 ans. Et tu me disais ĂȘtre en train de recrĂ©er des liens avec ton papa.

Oui.

Toi t'as des enfants ?

Oui, j'ai deux enfants. Une fille, un garçon.

Ils ont quel.

Âge Le choix du roi ?

Ouais, c'est cool.

Tout le monde me dit ça. Le choix du roi ? Mais c'est quoi le choix du roi ?

Bah, c'est quoi le choix ? C'est quoi le choix du roi d'aprĂšs toi ?

J'ai jamais compris.

Ça te fait quoi quand je dis ça ? Te fais quoi quand on me dit ça ?

Mais ça me fait ni chaud ni froid. Moi je suis content d'avoir deux enfants, je suis content d'avoir une fille, un garçon, parce que ça permet d'expĂ©rimenter les choses diffĂ©remment, d'avoir un enfant, un regard sur l'enfant ou un miroir diffĂ©rent aussi. Donc ça fait travailler ma femme et moi mĂȘme au travers du fait que le garçon ben ce lien avec le pĂšre et la fille avec la mĂšre et vice versa. Il y a vraiment beaucoup de choses comme ça, mais voilĂ , ça fait travailler beaucoup, beaucoup de choses.

Ils ont quel Ăąge tes enfants aujourd'hui ?

Alors le petit, il a trois ans et la grande, elle a six ans et demi. Alors elle n'aime pas qu'on dise un Mehdi, bientĂŽt sept ans.

Voilà. Et comment ça se passe avec eux ?

Alors avec eux, je dirais que. Ils m'ont appris beaucoup de choses. Ils m'apprennent encore aujourd'hui, ils me prennent tous les jours. C'est pour moi. Alors c'est des enfants, Ils sont dans leur rÎle d'enfant qu'il faut cadrer et qu'il faut amener. Il faut leur apprendre certaines choses, il faut poser un cadre. Mais ils m'ont appris aussi énormément de choses et j'ai dit à ma fille spécialement de commencer tant ça avec plein de choses parce qu'elle est vraiment en lien. On a vraiment parlé les deux, et il y a notamment ce cÎté rebelle aussi que je retrouve un peu chez elle et je suis confrontée en tant que rÎle de pÚre à face à ce cÎté, ce cÎté que je perçois comme étant un peu rebelle et je dois me positionner par rapport à ça. Donc au départ, c'était et ça a été assez compliqué avec elle et je me rappelle quand je donnais un projet avec la cuillÚre et qu'il en foutait à cÎté, ça m'énervait énormément, mais là c'est pas normal que je réagisse de cette maniÚre là.

Donc j'ai travaillĂ© Ă  apaiser toutes ces toutes ces colĂšres. En fait, j'ai laissĂ© monter et laisser monter de mon cĂŽtĂ© et une fois que j'ai eu, une fois que les filles mangeaient, j'allais me mettre Ă  la sieste. Puis j'essaie de revenir ce moment. Ok, je te donne la cuillĂšre ça. Qu'est ce qui m'a Ă©nervĂ© ? Qu'est ce qui m'a touchĂ© ? Et donc j'ai laissĂ© monter, je laissais monter, je sentais une Ă©motion, des choses qui sortaient. Et puis aprĂšs ça s'est apaisĂ© et du coup bah ça a pu ĂȘtre vĂ©cu beaucoup plus calme maintenant avec l'Ăąge. A bientĂŽt sept ans, comme elle le dis bien, c'est un peu compliquĂ©, un peu plus compliquĂ© parce qu'il y a le fait de s'affirmer, le fait de prendre une certaine identitĂ© aussi. Donc ça touche beaucoup de choses et ce pas Ă©vident tous les jours. Mais on essaye toujours de prendre les choses avec dans un endroit, depuis un endroit de paix, de calme intĂ©rieur pour que ça se passe au mieux. Ben il arrive que parfois ça crie, il arrive que parfois on s'Ă©nerve, on se fĂąche mais on essaye toujours de rester dans cet endroit de calme je dirais.

Et ça j'en suis assez fiĂšre. C'est Ă  dire que je me rappelle Ă  l'Ă©poque, ça c'Ă©tait l'Ă©ducation de l'Ă©poque, mais c'est ce que j'ai vĂ©cu de mon cĂŽtĂ© lorsqu'une porte. Et je me rappelle aussi que mon fils ou ma fille cĂŽtĂ© claquer une porte, ça me faisait monter les tours parce que ça me rappelait Ă  l'Ă©poque quand moi je claque la porte, je vais peut ĂȘtre attendre deux ou trois secondes. DĂ©passe, rapproche la porte qui s'ouvre, c'est quelqu'un qui la porte et pour moi c'est une parce que c'est l'Ă©ducation de l'Ă©poque et on faisait les choses de cette maniĂšre lĂ  avec cette conscience de l'Ă©poque. Et c'est vrai que maintenant on arrive Ă  et j'arrive Ă  m'Ă©nerver parce que c'est nĂ©cessaire, parce qu'on est en plein dans le cadre et il y a des choses qu'on ne peut pas dĂ©passer et Ă  partir du moment oĂč ça se pose, ben on peut nous Ă©changer, on peut discuter. Alors qu'Ă  l'Ă©poque lĂ , pour moi, c'Ă©tait dĂšs qu'on a criĂ©, c'Ă©tait peut ĂȘtre une journĂ©e dans la chambre et puis on discutait pas encore, le lendemain on faisait la gueule.

Donc là je suis assez content de pouvoir vivre les choses. Ok, y a des émotions, mais ça peut redescendre aussi trÚs vite.

ConcrÚtement, la porte claque. Puis qu'est ce que tu vas faire ? Que tu vas dire ? Comment tu vas réagir ? J'ai entendu que c'était épidermique qu'une porte qui claque, du coup ça, ça fait quoi comme réaction ?

Alors moi, indirectement, la réaction que j'avais au départ c'était c'était vraiment la colÚre qui montait d'ouvrir la porte et puis de presque répéter ce que j'ai vécu.

C'est horrible.

Doudou, ouvre la porte, t'as claquĂ© la porte, ça se fait par lĂ . Et puis j'ai travaillĂ© aussi sur cet aspect lĂ  on banquet quand claque la porte. Je sais plus. Je crois que j'ai mĂȘme enregistrĂ© des bruits de portes qui claquent, comme si claquer la porte ou ma fille claque la porte. Et puis je travail de mon cĂŽtĂ© donc on off si on veut bien, pas dans un contexte, mais je me connecter Ă  cette porte claquĂ©e.

Quelle affaire moi que ça suscite comme réaction ? Qu'est ce qui se passe ?

Qu'est ce que ça ferme ? J'accueille la colĂšre. La tristesse parce que ça m'a vraiment permis de prendre conscience que ça venait de mon Ă©poque Ă  moi quand j'Ă©tais jeune, quand j'Ă©tais enfant x Claquer la porte et que si je faisais, je manifestait. DĂ©jĂ  je claque la porte, je m'affirme, je peux mĂȘme pas m'affirmer. Et si je pleure dans ma chambre ou je crie je peux pas crier. Je pouvais pas en fait me faire du bruit. VoilĂ , c'est ça. C'est ça l'Ă©ducation. Comme comme Ă©ducation qu'on a pu avoir Ă  l'Ă©poque.

Parce que finalement, la joie aussi, ça fait trop de bruit.

Toutes les Ă©motions, gĂ©nĂ©ralement ça fait du bruit. Mais c'est vrai que si on n'arrive pas Ă  les exprimer ses Ă©motions, ben ça peut crĂ©er des blessures Ă©motionnelles et Ă  quelque part, on sait plus qui on est. Donc c'est important de pouvoir les exprimer. Mais ce qui est toujours dĂ©licat, c'est avec des enfants qui s'expriment et qui peut ĂȘtre tantĂŽt dans la joie mais aussi tantĂŽt dans la colĂšre. Ben c'est de cadrer cette colĂšre et en tant qu'adulte on se dit il y a cette colĂšre mais on sait pas quand ça va terminer, donc on a besoin de cadrer. Et puis aussi besoin que l'enfant soit en sĂ©curitĂ©, qu'on vive sa colĂšre et parfois ça peut monter comme ça et en fait dĂ©samorce si rapidement.

Oui mais du coup si on renverse la porte qui claque, tu fais quoi aujourd'hui ?

Aujourd'hui, il y a peu.

De portes qui claquent.

Aujourd'hui, alors.

Il y a encore des.

Portes plus vieilles, il y a des portes qui claquent. Mais je crois que tant qu'il y a des portes, il y a des portes. Elles vont claquer.

Tu claques des fois la porte.

Non.

Non, non.

Je crois que je trouve que la derniÚre porte que j'ai claqué, c'était celle de mon ancien patron, que j'étais dans les arts graphiques. Je crois que c'est tout.

Donc les enfants claque la porte. Qu'est ce qui se passe aujourd'hui ?

Ben c'est plus mu par une rĂ©activitĂ©. Avant, c'Ă©tait vraiment par une rĂ©activitĂ© qui faisait que je me levais et puis j'allais lĂ . C'est bon, si j'ai une part de moi qui dit bon, faut quand mĂȘme que tu rĂ©agisses, qu'on la porte quand mĂȘme qui comprenne. Oui, et je le dis, je hausse le ton mais ça part d'un endroit de calme.

Mais du coup, tu vas dire quoi concrĂštement ? Qu'est ce qui va se passer ? Parce que lĂ , j'entends que Ă  un moment donnĂ©, la porte claque, t'as mĂȘme pas besoin de rĂ©flĂ©chir, c'est comme si on appuie sur un bouton, t'es dans la rĂ©action et tu vas aller hurler. Oui, voilĂ , sur le fauteur de trouble.

Oui oui.

Et là aujourd'hui, ce que tu dis, c'est la porte claque. Ok, tu as conscience que la porte claque. Tu as conscience que finalement, cette porte qui claque, ça te fait plus cette réaction. Enfin, il y a plus de boutons en fait. Mais c'est son existence, il y a.

Plus de réactivité par rapport à ça.

Ouais donc t'es en train de dire mais faut quand mĂȘme que je leur apprenne qu'une porte se ferme tout tranquillement. C'est ça que tu dis ?

Oui, oui.

Comment que tu vas faire alors concrĂštement ?

Ou bien je vais. Je vais ouvrir la porte et je la claque encore plus fort. Non, je vais ouvrir la porte et puis je vais leur dire mais non, on claque pas, les portes claquent pas les portes. Et puis une autre maniÚre de s'exprimer et je dis ben si t'es en colÚre, ok, Exprime ta colÚre de s'exprimer, ta colÚre dans l'espace, dans la chambre et puis tu reviens. Quand on est calme, on le dit comme ça, mais généralement il a de claquer la porte. Pour moi c'est pas ok parce qu'il y a aussi le respect du matériel, donc c'est vraiment dans ce sens là. Mais en tant que pÚre, je dis voilà, c'est important de leur expliquer ça, ce respect du matériel.

VoilĂ .

Et ça part plus d'un endroit meurtri, oui oui, d'une réactivité. Et ça c'est vrai que des fois je dis allez, j'y fais quelque chose. Bon et puis voilà.

Finalement, est ce qu'on Ă©coute quand on nous crie dessus ? C'est quoi la condition pour qu'on nous Ă©coute ?

Je pose la condition premiĂšre pour qu'on nous Ă©coute. C'est. DĂ©jĂ  pour qu'on les Ă©coute dĂ©jĂ  Ă  l'Ă©coute de ce qui a trait Ă  l'Ă©coute de l'Ă©tat Ă©motionnel, d'ĂȘtre Ă  l'Ă©coute de comment est l'autre en fait en face. Et clairement, j'ai conscience que le fait de crier ça me ramĂšne Ă  ce que j'ai vĂ©cu moi, et comment j'ai appris l'Ă©ducation Ă  quelque part et j'ai conscience. Et mon fils alors ? Lui il fait bien, il le montre bien, ça lui fait rien du tout, ça lui fait ni chaud ni froid en fait.

Mais ça c'est ça, c'est ce qu'il veut bien montrer. Finalement, on n'en sait rien. C'est vrai que la condition pour qu'on nous Ă©coute, c'est d'ĂȘtre Ă©coutĂ©.

Oui effectivement oui et de, je dirais deux, d'ĂȘtre Ă  la hauteur, c'est Ă  dire du plateau Ă  sa hauteur. C'est vrai qu'en tant en tant qu'adulte, on ne le fait pas spontanĂ©ment et de pouvoir ĂȘtre Ă  la hauteur de l'enfant pis de dire les choses.

À ton avis, pourquoi est ce qu'on ne le fait pas spontanĂ©ment se mettre Ă  la hauteur de l'enfant ?

Je pense que c'est le cĂŽtĂ© adulte ou en tout cas c'est dans l'Ă©ducation oĂč on montre que les adultes savent et les enfants ne savent pas. Et quand tu seras grand, on sera adulte et toi tu seras Ă  ton tour. Mais je pense que c'est important de se mettre Ă  la hauteur. Ok, on est au mĂȘme niveau, on apprend peut changer.

Puis finalement, en se mettant Ă  la hauteur de l'enfant, on peut aussi voir le monde Ă  partir de son de sa grandeur Ă  lui. Oui, la perspective qui s'ouvre devant ses yeux, c'est pas la mĂȘme que la perspective qui s'ouvre du haut de notre septante ou du haut. C'est un mĂštre y un petit bout qui manque. Oui, oui.

Oui. Et c'est vrai qu'on est plus dans un on peut exercer un. Alors il y a un jeu de pouvoir oĂč on veut dit j'ai pas le terme qui me vient directement, mais vraiment dans un jeu de pouvoir, je suis plus grand ici dans une certaine supĂ©rioritĂ© et le fait de pouvoir ĂȘtre Ă  la hauteur de l'enfant c'est on se regarde dans les yeux etc. Ok veut me dire quelque chose lĂ , quelque chose qui se passe, mais c'est vrai qu'on ne le fait pas spontanĂ©ment et dans la vie quand ça presse par exemple de faire quelque chose, c'est pas fait, etc. On peut vite partir dans des travers ou des choses qu'on connaĂźt et danser dans ces activitĂ©s lĂ  avec la porte. C'est que si je n'avais pas pris le temps d'apaiser ça, mais je pense qu'aujourd'hui ça serait bien, en fait, ça serait la mĂȘme chose.

On reproduit.

Hein, Il y a tellement de choses que les enfants nous. Nous invite Ă  travailler sur nous. Et effectivement, on reproduit, on reproduit les choses telles quelles. Et c'est assez impressionnant comme on peut reproduire les choses sans savoir exactement, consciemment mais inconsciemment. On a entendu les choses tellement, tellement de fois qu'on reproduit, on reproduit. En tant que parent, je dois amener le cadre. C'est de cette maniĂšre lĂ  qu'on amĂšne le cadre. Donc en essayant d'amener de la bienveillance dans l'Ă©ducation. C'est jamais si peu Ă©vident en fait, de pouvoir poser les choses, de pouvoir trouver des des piliers sur lesquels s'appuyer. C'est pas forcĂ©ment Ă©vident parce que voilĂ , il y a ce cĂŽtĂ© rĂ©actif qui peut repartir Ă  la charge. Donc c'est peut ĂȘtre parfois contreproductif, mais c'est vrai que ce qui permet de revenir Ă  soi et puis aussi, qu'est ce que ça touche ? J'ai des enregistrements de mes enfants qui sont en train de pleurer, qui mĂ©ritent le poĂȘle. Ok, j'accueille ça, je laisse faire, je.

VoilĂ . Et c'est d'Ɠuvrer Ă  travailler lĂ  dessus et puis Ă  pacifier tout ce qui peut l'ĂȘtre.

MĂȘme si trouver la paix dans le tumulte. En fait, c'est ça que t'es en train de dire, c'est ça.

C'est ça. Parce que les deux par contre, j'écoutais les enregistrements de mes enfants qui pleurent, ça m'a ramené à moi quand je pleurais enfant et j'ai encore du chemin par rapport à ça.

Parce que ce qui se passait quand tu pleurais en Ă©tant enfant incompris.

Oui, incompris, sentiment de rejet. Seul. Hmm. Qu'est ce que je peux dire encore ? Blessé. Enfin, pas vraiment.

Mais je me compte quand les enfants y pleurent. Qu'est ce qui se passe lĂ , maintenant ? A ton avis ? Tu ne supportes pas que tes enfants pleurent.

Quand il pleure, c'est parce qu'il y a une raison. Quand il pleure, ils se sont fait mal. Et bien ok. Qu'est ce qui s'est passé ? On va essayer de comprendre qu'est ce qui s'est passé. Et puis puis à partir de là, ça, ça peut s'apaiser. Quand il y a eu par exemple une crise ou quelque chose comme ça. C'est jamais évident. J'essaie toujours de venir en douceur comme ça, mais souvent c'est dans le rejet. Alors quand j'avais cette blessure de rejet, je le vivais trÚs mal et voilà, on me rejette maintenant. Voilà. Ok, bah je lui laisse un espace.

OĂč tu vas verbaliser, oĂč tu vas comprendre et exprimer. En faites pas, t'as le droit.

J'essaie et j'essaie tant bien que mal comme je peux, mĂȘme si je comprends qu'il y a un moment et je me retrouvais enfant un moment, je jouais tout seul, je discutais de personne et ça c'est aussi important que de le comprendre. MĂȘme si on se dit quelque chose qui ne va pas, on veut tout de suite le solutionner. Mais c'est important qu'il y ait cet espace aussi qu'on.

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Oui.

Et nous finalement, euh. Que ce soit un enfant ou un adulte, on a beaucoup de peine Ă  accepter que l'autre se trouve dans un moment oĂč il a pas envie de trouver la solution. Il a juste envie de pleurer ou il a juste envie d'agir comme il agit, ou il a juste besoin de faire l'expĂ©rience de la situation dans laquelle il se trouve.

Oui et c'est vrai que je dirais que c'est un problĂšme de beaucoup d'hommes dans un toujours dans l'idĂ©e de trouver une solution et de ne pas vivre le truc. Trouver une solution Ă  cet Ă©tat. Ok, comment on fait pour en arriver lĂ  alors que cet Ă©tat c'est important le laisser ĂȘtre, s'exprimer. Et c'est vrai que ça me fait penser. Et ça c'est ce que j'ai vĂ©cu Ă©tant enfant. C'est vraiment quand j'Ă©tais enfermĂ© dans ma chambre, je ne pouvais pas exprimer mes Ă©motions parce que je pouvais pas, je pouvais pas crier, je pouvais pas verbaliser. Donc je pense qu'il y a beaucoup d'Ă©motions cĂŽtĂ© physique, on est cristallisĂ© et j'ai pas eu un moment oĂč ça a pu sortir tout ça. Et quand on voit c'est quoi les antilopes dans la savane qui sont courser par un lion par exemple et Ă  ce moment elles se figent. Donc c'est un petit peu ce que je vis, ce moment oĂč je me fais engueuler et je me fige comme ça. Et y vivre et avoir ce moment, ok, je devrais pouvoir laisser libre cours Ă  ces Ă©motions, crier, pleurer, etc.

Dans un espace sécure qui est ma chambre. Et à partir de là, bien repartir. Et tant bien en fait je pense. C'est la raison pour laquelle souvent je faisais la gueule pendant deux jours parce que j'ai pas eu ce moment là, j'ai pas eu cet endroit là.

De décharge.

Je pouvais pas décharger ces émotions. Donc ça c'était trÚs trÚs compliqué pour moi. Donc pour moi je mets un point d'honneur de pouvoir justement pour mes enfants quitter. On ferme la porte. Tu peux exprimer les émotions, tu peux exprimer ta colÚre, etc. Un effondrement de tapis comme ça, il tape dans le tapis là ok, t'as le droit, c'est ok. Alors fais attention de pas trop casser la baraque, c'est tout ce qu'on demande. Mais voilà. Donc, et pour moi c'est important, C'est important parce que je pense, j'ai beaucoup souffert de ça.

Et je pense que quand nos enfants nous voient gĂ©rer nos propres Ă©motions, ils apprennent aussi beaucoup Ă  travers nous complĂštement. Donc le fait que tu aies fait ce chemin, euh ils apprennent et ils apprennent dĂ©jĂ  Ă  ton contact parce que toi tu as dĂ©jĂ  fait une partie du chemin oĂč tu vas savoir mieux exprimer ce que tu vis et ce que tu ressens Ă  chaque instant.

Oui. Oui, c'est vrai que j'essaye, mĂȘme avec les outils que j'ai. Ma femme a aussi passablement d'outils. On essaye ensemble de pouvoir amener l'Ă©ducation Ă  telle qu'on la conçoit. Et ce qui est peu Ă©vident, c'est de sortir d'un moule quelque chose qui est ok, que l'Ă©ducation c'est comme ça et puis voilĂ , ça c'est juste ça, c'est faux, etc. A une Ă©ducation, je dis pas plus permissive, mais on a un cadre, il faut pas, il y a quatre qui se quatre sĂ©cure et on peut Ă©voluer dans ce cadre, on peut Ă©voluer dans ce cadre lĂ .

Et le cadre en fait il peut ĂȘtre aussi modulable dans le sens que moi. J'aime bien toujours comparer le ventre de la femme enceinte qui est un cadre sĂ©cure sur.

L'image.

Pour le fƓtus. Mais si ce cadre, si le ventre restait. Tout le temps a la mĂȘme taille. Ça serait vraiment pas trĂšs confortable pour l'enfant qui grandit.

Oui.

Donc je pense qu'en tant que parents, on est amenĂ© Ă  faire Ă©voluer le cadre dans lequel avec avec lequel on accompagne nos enfants. Oui, ça doit pas ĂȘtre un cadre figĂ©, ça doit vraiment ĂȘtre un cadre qui soit souple.

Qui doit pouvoir les accompagner en tenant révolution.

Oui, et en mĂȘme temps assez ouvert pour qu'ils puissent faire leurs expĂ©riences pour.

Oui, c'est ça, Oui, c'est ça. Et j'ai toujours trouvé cet équilibre assez ouvert, mais qui garde cette sécurité tout en essayant de pas trop étouffer aussi et en essayant de ne pas faire les choses parfaitement bien. C'est aussi ça et ça.

Doit se faire tout.

En restant soi mĂȘme. Parce que c'est vrai qu'au dĂ©part, on cherche Ă  faire les choses Ă  la perfection. Ça ne m'a pas convenu cette Ă©ducation lĂ , donc je vais le faire de cette maniĂšre lĂ . Mais en fait on.

Vire dans l'autre extrĂȘme qui est tout aussi enfermante en.

Fait, qu'on est dans cette recherche de perfection n'est pas soi mĂȘme quelque part, et ça nous nous faut bien sentir les enfants et qu'on est pas des qu'on est pas liĂ© Ă  ça.

Oui c'est vraiment s'autoriser Ă  ĂȘtre pour les autoriser Ă  ĂȘtre qui y sont et Ă  pouvoir Ă©voluer. Euh. Dans leur. Dans leur. PersonnalitĂ© complĂšte.

Oui, oui, oui, je pense que c'est vraiment important de les laisser ĂȘtre. Et ça aussi j'en fais un point d'honneur. C'est d'une part qu'il puisse s'exprimer, mais il y a aussi le fait de s'exprimer et que l'on puisse accueillir ses Ă©motions. Que ce n'est pas parce qu'il y a un comportement qui n'est pas acceptable dans un certain contexte ou qu'il y a une colĂšre qu'on a ça, etc. Que qu'on va rejeter l'enfant ou que je me sentais plus ou quoi que ce soit. On parle bien du fait et si on essaie de faire attention, c'est vraiment ok. Ce comportement il va pas. Oui c'est pas le sĂ©parer ni l'identitĂ© exacte, mais on t'aime, ça ne change rien Ă  ça. C'est juste que lĂ  le comportement il est il est pas ok et voilĂ . Et parce que c'est vrai que au travers de ce que j'ai pu vivre, je dirais dans ferment de trĂšs.

Cloisonnant.

Oui cloisonnant et oĂč j'ai pas pu vivre, j'ai mon sentiment de ne pas avoir pu vivre mes Ă©motions. C'est pour ça que ça a dĂ» sortir Ă  un moment donnĂ©. Un micro du black metal ou un black metal dur de rocker Ă  l'Ă©poque. Tout ça fait que ça peut s'exprimer comme ça, comme ça a pu s'exprimer et ça a pu s'exprimer au travers du autres. Mais je pense sincĂšrement que si, si, on a cette capacitĂ© Ă  accueillir et d'accompagner Ă  un coup les barres tant bien que mal comme on peut avec les outils qu'on a et surtout en restant soi mĂȘme. Je pense que c'est lĂ  que qu'on peut faire du bon job en tant que parents et les amener vers un Ă©panouissement et et qui puisse ĂȘtre qu'ils puissent ĂȘtre bien plus bien dans leur peau, bien dans leur vie, puisse avoir une bonne estime de soi et une bonne confiance en eux.

Et en fait, tout ça passe par d'abord le travail que tu as fait toi mĂȘme sur toi mĂȘme. Cet accueil, cette bienveillance envers toi mĂȘme fait qu'aujourd'hui tu peux ĂȘtre sur ce chemin ferme et bienveillant avec tes enfants.

J'essaie d'imaginer le contraire, mais j'essaie d'imaginer un chemin bienveillant et tout ça en ayant de ces activités. Effectivement, ça joue à. C'est impossible.

Peut ĂȘtre t'essaie d'appliquer ou essaie de plaquer un mode d'emploi sur tes enfants en disant je veux ĂȘtre bienveillant alors que ou il faut que je sois bienveillant. Alors que lĂ , en ayant fait ce travail sur toi, tu choisis d'ĂȘtre bienveillant, oui, d'ĂȘtre ferme et bienveillant. C'est dans autre lieu. C'est un lieu beaucoup plus conscient, fluide.

Et puis il y a quelque chose d'important aussi, c'est que la rĂ©activitĂ©, elle part d'un endroit conscient. Et ça concerne le cerveau reptilien qui est responsable de notre survie. Et le cĂŽtĂ© la bienveillance, l'Ă©ducation bienveillante, ça part du conscient. On c'est dans le comportement d'agir telle maniĂšre et que dans un dans une crise ou quoi, qu'est ce qui prime ? C'est toujours le cerveau reptilien, c'est toujours lĂ , il y a un danger. Alors je veux m'Ă©loigner du danger oĂč je me sens de taille pour affronter le danger, oĂč je crie, oĂč je fuis, oĂč on va. Il y a diffĂ©rents comportements comme ça qu'on va pouvoir avoir souvent les crises et des choses comme ça. Le fait de crier, c'est trĂšs souvent comme ça en tant que parent. Mais du coup, si on dĂ©samorce ça, ben ça permet Ă  la rĂ©ponse du nĂ©ocortex, donc vraiment notre partie consciente de se faire. Ok, je vais rester dans la bienveillance et je pense, c'est ce qui se passe avec l'histoire de la porte, parce que bon, quand mĂȘme, faut que je dise quelque chose.

Meuf, t'as pas envie de réveiller la porte aussi tu vois, tu es dans une autre conscience aussi que ton enfant c'est ça et claque la porte parce qu'il est fùché.

C'est ça ?

Mais il n'a pas la conscience de s'imaginer que, Ă  force de claquer la porte d'un iPhone.

La porte ça peut l'endommager. Exactement. On est sur un autre monde, un autre contexte. Exactement.

C'est vraiment d'amener la conscience aussi à évoluer. Euh, c'est l'enfant, oui, et mais ça passe par la grandeur de tout notre évolution aussi complÚtement. Parce que si on veut plaquer une méthode d'éducation qui ne nous correspond pas. A ton avis, qu'est ce qui se passe ?

Ça casse. Je crois qu'on peut pas se mentir et nos enfants sont lĂ  pour nous montrer. J'ai vraiment remarquĂ© ça assez tĂŽt avec ma fille, mon fils aussi maintenant, mais que si on se ment Ă  soi mĂȘme, si on essaie de plaquer une mĂ©thode mais on est pas en accord avec cette mĂ©thode ou quelque chose qui est qui peut, ok, ils vont le sentir et ils vont aller tirer dans toutes ces faiblesses ou dans toutes les incohĂ©rences qu'ils vont pouvoir trouver et ou pour rĂ©veiller quelque chose quoi. RĂ©veiller ces incohĂ©rences et nous ramener Ă  notre propre incohĂ©rence.

Fait Ă  faire des Ă©tincelles.

Ça fait clairement des Ă©tincelles. Ouais ouais, c'est ça. Donc en tout cas, pour ma part, ce chemin de OK, d'aller en contact avec ces activitĂ©s, voir apaiser, ça libĂšre ces diffĂ©rents aspects. Moi ça, ça me pose dĂ©jĂ  certaines choses. Donc ça, c'Ă©tait dĂ©jĂ  une bonne chose.

Mais parce que finalement, d'ĂȘtre un parent bienveillant, ben c'est aussi de se permettre d'ĂȘtre bienveillant avec soi mĂȘme. Mais il y a des moments oĂč ça va pas. Donc qu'est ce qui se passe quand ça va pas ? Ben je mets plus facilement crier ou je vais plus facilement avoir des comportements que je cautionne pas forcĂ©ment. Mais ces comportements, ben ils sont lĂ . C'est aussi s'autoriser Ă  ĂȘtre bien, ĂȘtre moins bien, ĂȘtre fatiguĂ©, avoir moins de patience et puis Ă  exprimer en fait toutes toutes ces facettes lĂ .

Oui oui.

Et de pouvoir aprĂšs peut ĂȘtre aller en discuter avec l'enfant. Bah voilĂ , je suis dĂ©solĂ©e, j'ai agi d'une maniĂšre qui Ă©tait pas ça peut appropriĂ©e. Euh je. Vraiment je m'en excuse. Et finalement c'est comme ça que les enfants, les enfants apprennent Ă  ĂȘtre humain.

Oui.

Et Ă  s'autoriser aussi Ă  ĂȘtre. Bah voilĂ , on n'est pas toujours parfait.

Oui, et ce que j'ai remarqué, c'est vraiment que les enfants, eux, ils vont pas faire comme on leur dit de faire. Mais ils font comme nos enfants, on fait l'enfant, c'est joli, oui, on fond comme on peut un sens, mais des fois fond tout le monde ou colÚre que ça chauffe et en font. Mais c'est vrai qu'en fait en fait, en fait oui, mais ils regardent et ils vont voir comment on fait et y vont vraiment. Ok, ils vont prendre ça pour vrai et tout ce qu'on leur dit quelque part, ça a peu d'importance. Il y a la cohérence. Ok, il dit ça, mais qu'est ce qui fait ? Et c'est assez intéressant, je trouve ça assez intéressant. Une ramÚne à soi, ça ramÚne beaucoup à soi et ça permet d'évoluer, de comprendre plein de choses, des fois que des étincelles, mais ça permet vraiment de grandir et.

Oui et en fait de grandir avec toujours plus de présence et de conscience ou de présence consciente.

Oui.

Et quand on voit qu'on est sur le bon chemin, c'est quand on voit les enfants qui jouent et qui commencent Ă  reproduire finalement des attitudes bienveillantes peut ĂȘtre fermes et bienveillantes, qu'on a eues. Ou alors au contraire, un enfant qui va commencer Ă  maltraiter sa poupĂ©e ou Ă  avoir des comportements qui vont ĂȘtre un peu de ce qu'on n'aime pas trop voir en fait. Et lĂ , c'est le miroir aussi.

Pas tout Ă  fait.

Qui est magnifique.

Ça me rappelle ce moment oĂč alors je sais plus ce qui est en train de faire. Euh je crois. J'Ă©tais en train de dĂ©monter une palette et ma fille qui arrive Papa, vas y, tu vas y arriver, tu vas y aller. Moi je trouve ça gĂ©nial, je trouve que c'est gĂ©nial ! Effectivement, c'est des choses qu'on a pu rĂ©pĂ©ter. On a vraiment fait attention de rĂ©pĂ©ter tout ça. Toute dĂ©mo pour valoriser ce qui est tu vas arriver, c'est pas mon premier coup mais bon, tu vas arriver. Continue, continue lĂ  ! Et moi je trouve super !

Et c'est lĂ  qu'on voit que nos mots ont vraiment un impact aussi sur la petite voix qui va, qui va les accompagner, mais finalement qui nous accompagne aussi nous, hein ? Oui.

Pour moi, j'ai vraiment le sentiment que cette petite voix, c'est tout ce qu'on a entendu et qu'on prend pour vrai. Et c'est vrai qu'entre entre quoi deux, trois ans, entre zéro et sept ans, c'est là qu'on attend. On est une éponge, qu'on absorbe toutes ces choses là. Et pour moi, j'avais entendu tellement de choses. Et je me rappelle une prof qui m'a dit à l'époque moi j'étais un peu plus ùgée mais qui m'a dit que j'y arriverai rien dans la vie comme il t'arrivera rien dans la vie et que voilà, c'est peine perdue. Alors ça connecté à ce sentiment de rejet, c'est plus vivant. Et puis j'ai dû l'expérimenter à d'autres reprises, mais j'étais persuadée que c'était ça.

Oui.

Heureusement qu'il y avait le rebelle. Maintenant tu verras, je vais arriver Ă  quelque chose dans la vie. Et je pense que ça m'a beaucoup aidĂ©e cette part, cette part de moi. Mais effectivement, tout ce que les adultes peuvent dire aux enfants, c'est on n'a pas cette capacitĂ© de discernement avant, avant l'Ăąge de sept ans, six, sept ans et du coup on le prend pour vrai, on en fait une rĂ©alitĂ© et parfois ça peut ĂȘtre ça peut ĂȘtre destructeur. C'est vrai que l'on a souvent quel mot les mots, un mot, un mot, des mots ts les mots et les mots TS crĂ©ent les mots. Emma x VoilĂ .

Et le fait d'en prendre conscience, c'est bien, on peut s'en libérer. C'est vraiment ça le message qu'on peut faire passer.

Le fait d'en prendre conscience, oui.

Et puis le fait de se dire aussi Mais finalement, moi, qu'est ce que je veux dans ma vie ? Et oĂč est ce que j'ai envie d'aller ? Qu'est ce que j'ai envie de. Oui, ça va nous mettre aussi sur le chemin. Qu'est ce que je vais faire ? Et comment est ce que je vais Ă©voluer dans cette vie ici avec mon parcours ? Donc je trouve que c'est un beau message dans le sens que peu importe ce qui nous est arrivĂ©. Il suffit de prendre conscience que j'ai pĂ©chĂ©. J'ai envie d'aller vers une libĂ©ration. J'ai envie d'aller vers plus de bonheur. J'ai envie d'aller vers plus de paix. J'ai envie d'aller vers la joie. Qu'est ce que je peux faire pour me mettre en route sur ce chemin ? Et qu'est ce que. Et tout est possible.

Et tout est possible. Et j'aurais envie de dire que c'est une phrase que j'aime vraiment beaucoup de je crois que c'est C'est Milton Erickson qui a dit cette phrase, cette citation qui est il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse. Oui, parfois on se raconte une histoire de notre enfance. Ok, c'Ă©tait difficile aussi eu ça. Et puis on nourrit ça et on continue avec ça qui sont autant de rĂ©activitĂ©. Et en fait, on peut Ă  tout moment revenir en contact avec ces activitĂ©s, offrir l'amour, l'attention, la bienveillance dont l'enfant qu'on est, pas l'enfant qu'on a Ă©tĂ©, n'a pas eu accĂšs. Et Ă  partir de lĂ , c'est comme si y a des choses qui s'apaisent et on peut se raconter une autre histoire de notre de notre enfance. Et ça, je trouve que c'est gĂ©nial. En fait, quelque part, on est dans une sociĂ©tĂ© oĂč souvent on parle de fatalitĂ©, mais lĂ , en fait, on peut rĂ©Ă©crire notre histoire Ă  chaque instant si ça ne nous convient pas, pour justement amener toutes ces ressources que l'on n'a pas eu accĂšs de notre enfance.

Et qu'on peut apporter Ă  soi mĂȘme, on les apporte.

À soi mĂȘme en Ă©tant adulte et de cette maniĂšre lĂ , on peut les offrir Ă  nos enfants aussi. Je trouve oui, vraiment trĂšs puissant.

Donc là, ce que tu touches vraiment du doigt, c'est prenant soin de notre enfant intérieur.

Tout Ă  fait.

Et alors ? Allons vraiment Ă  la rencontre de cet enfant blessĂ©. Parce qu'on a tous en nous un enfant qui a Ă©tĂ© blessĂ©. Oui, parce que peu importe, mĂȘme avec des parents, je pense qu'on est des plus bienveillants possibles. Euh. C'est juste pas possible d'ĂȘtre. Enfin, la perfection n'est pas de ce monde.

Oui, et c'est vrai que les parents, mĂȘme s'ils font du mieux qu'ils peuvent avec toute l'attention, la bienveillance, on a des filtres et on perçoit le monde au travers de filtres. Et si on doit par exemple relever une certaine blessure dans cette vie, si le fait que le parent par exemple dans le cas d'une sĂ©ance, une personne qui, dĂšs qu'elle a eu le dos tournĂ©, le bĂ©bĂ© voit sa maman qui s'Ă©loigne, abandon qui s'est senti abandonnĂ© Ă  ce moment lĂ . Donc quelque part, la mĂšre qui Ă©tait trĂšs prĂ©sente et qu'aucun qui Ă©tait vraiment qui amenait cette attention, cet amour est bien la suite de cet instant. Donc quelque part, c'est pas vraiment ce qui se passe Ă  l'extĂ©rieur, c'est comment l'interprĂšte qui fait toute la diffĂ©rence. Et cette interprĂ©tation, elle est en lien avec ce qu'on a vĂ©cu. Donc toutes nos rĂ©activitĂ©s et toutes nos blessures Ă©motionnelles. Comment se porte cet enfant, cet enfant intĂ©rieur ? Et Ă  partir du moment oĂč on appelle ça, on y. Ça, c'est comme si on pourrait crĂ©er une histoire beaucoup plus en paix, beaucoup plus pacifiĂ©e et harmonieuse.

Ce serait quoi le mot de la fin ?

Bon appĂ©tit. C'est le mot de la fin. Je pense que je pensais ce qui Ă©tait dit juste avant sans savoir que c'Ă©tait le mot de la fin, mais ça me paraĂźt ĂȘtre vraiment quelque chose d'intĂ©ressant, Ă  savoir que voilĂ . Effectivement, il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse et et qu'on a. Il y a des outils et des outils pour apaiser ces diffĂ©rents aspects. S'offrir tout ce qu'on n'a pas eu Ă©tant enfant, toutes ces ressources, toute cette sĂ©curitĂ©, toute toute cette attention, tout cet amour. Et puis, dĂšs lors qu'on le retrouve ici, c'est quelque chose qu'on peut offrir Ă©galement Ă  nos enfants, parce qu'une ressource qui est dĂ©sormais disponible en nous.

C'est une fois qu'on est complet. En fait, une fois qu'on est rempli, qu'on peut offrir.

Tout à fait exactement un peu, un peu comme un vase. C'est vrai que c'est une. A. Ce sera ça le mot de la fin. J'ai eu une métaphore qui m'a parue, je trouve intéressante. C'est une personne qui avait cette difficulté à penser à elle avant ceux qui pensaient plutÎt aux autres et en second plan, s'il restait des miettes pour elle. Et j'ai cette image d'un vase, un vase avec un petit nuage de la pluie qui tombe dans le vase comme ça et des verres à cÎté. Et en fait, le vase crée une tension énorme dÚs qu'il y a un petit peu d'eau dans son vase, de remplir les verres à cÎté, de remplir tous ces verres comme ça. Et ça crée de grandes tensions et de fatigue aussi, parce que là, il faut un petit peu d'eau, il faut équilibrer, que chacun puisse avoir un petit peu d'eau. Et le vase, il est vide, il est vide. Mais à un moment donné, il est tellement épuisé qui se fige qu'il est complÚtement bloqué comme ça.

Et il y a toujours ce petit nuage avec la pluie qui tombe dans le vase. Et Ă  un moment donnĂ©, le vase se remplit, se remplit, se remplit. Il n'en peut plus. Il aimerait bien pouvoir distribuer son nom Ă  gauche, Ă  droite, dans tous ces. Dans tous ces verres. Il ne peut plus. Il est comme figĂ©, il est comme lessivĂ© et du coup il continue Ă  se remplir, Ă  se remplir jusqu'au moment oĂč ça commence Ă  dĂ©border. Et l'eau du vase commence Ă .

Ruisseler, ruisseler.

Exactement et arriver dans les verres. Et la juste prise de conscience. Des fois je me plains, je n'ai plus besoin de rien faire et en mĂȘme temps ça nourrit. En mĂȘme temps, ça amĂšne, c'est tout. A ces vers qui sont Ă  mes cĂŽtĂ©s. Donc je suis plein d'amour, je suis plein d'amour, je peux offrir cet amour, je suis plein d'attentions, je peux offrir cette attention et ça part d'un centre. Et c'est ça qui est beau. Je crois que c'est vraiment ça. J'ai envie de terminer cette mĂ©taphore. C'est vraiment ça prendre conscience que. C'est important de se laisser remplir. Par c'est tout et c'est se remplir par tout ce qu'on recherche et qu'on donne au dĂ©triment de nous mĂȘmes, de se l'offrir Ă  soi mĂȘme et ensuite les autres peuvent en profiter peu. Toutes ces ressources dont je parlais avant. Un Comme un enfant, il y a des choses auxquelles on n'a pas pu avoir accĂšs. Ainsi, on peut se rĂ© offrir ça, on peut s'offrir ça, puis un nouveau, ça va ruisseler et nos enfants pourront profiter aussi.

Merci beaucoup Bastien.

Avec grand plaisir.

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