"Il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse"


Résumé de l'épisode :

Introduction: Dans cet épisode du podcast "Parentalité au Présent", Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplômée, reçoit Bastien, un parent qui partage son expérience de recréer des liens avec son père à l'âge de 37 ans. Bastien est lui-même père de deux enfants, une fille et un garçon. Ils discutent de l'importance d'offrir à nos enfants une enfance heureuse en comblant les manques que nous avons pu ressentir dans notre propre enfance.

Créer une enfance heureuse pour nos enfants: Bastien souligne qu'il est essentiel de se donner tout ce qu'on n'a pas eu en tant qu'enfant, y compris les ressources, la sécurité, l'attention et l'amour. En comblant ces manques, nous pouvons ensuite offrir ces mêmes ressources à nos propres enfants. C'est une ressource désormais disponible pour nous en tant que parents.

L'importance d'écouter et de reconnaître les émotions de nos enfants: Bastien explique que ses enfants lui ont appris énormément de choses et continuent de le faire au quotidien. Il souligne l'importance d'écouter et de reconnaître les émotions de ses enfants, même lorsqu'elles peuvent être difficiles à gérer. Il partage son expérience de travail sur lui-même pour apaiser sa réactivité face aux émotions de ses enfants, notamment lorsqu'ils expriment de la colère ou de la tristesse. Il encourage à laisser les émotions s'exprimer dans un espace sécurisé, tout en maintenant un cadre clair et respectueux.

Se mettre à la hauteur de l'enfant et favoriser l'expression des émotions: Bastien souligne l'importance de se mettre à la hauteur de l'enfant pour mieux comprendre son point de vue et favoriser une communication plus authentique. Il reconnaît que cela peut être difficile en raison des schémas éducatifs préexistants, mais insiste sur l'importance d'apporter des changements et d'adopter une approche bienveillante et consciente. En offrant un espace sûr pour l'expression des émotions, il encourage ses enfants à exprimer leur colère ou leur tristesse de manière adaptée, tout en leur apprenant à respecter le matériel et les autres.

Le travail sur soi et l'évolution vers une parentalité bienveillante: Bastien souligne que le chemin vers une parentalité bienveillante passe par un travail sur soi-même. Il partage son expérience personnelle de guérison de blessures émotionnelles et de rejet vécues pendant son enfance. Il affirme que la bienveillance envers ses enfants découle d'abord de la bienveillance envers soi-même. En reconnaissant ses propres émotions et en les exprimant de manière saine, il crée un modèle positif pour ses enfants.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale et coach de vie à Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposé tous les dimanches matins à 7h (une semaine sur deux gratuitement), il bâtit un espace où les cœurs s’ouvrent, les chemins de vie se déroulent et la simplicité enveloppe à son écoute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schémas longtemps restés logés dans l’inconscient sont mis en lumière, les défis de la vie accueillis avec curiosité et présence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des épisodes, les récits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent à vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordés durant cet épisode: apprentissage du rôle de parents, enfant rebelle, se positionner, travail sur soi, répéter les schémas d'éducation reçu, colère, réactivité, crier, les adultes savent et les enfants ne savent pas, jeu de pouvoir, se sentir supérieur, amener de la bienveillance dans l'éducation, décharge des émotions, sortir du moule, impact des mots, petite voix intérieure, enfant éponge, capacité de discernement des enfants, espace de calme intérieur, cadrer la colère, communication, expression des émotions, se mettre à la hauteur de l'enfant, voir la perspective de la hauteur de l'enfant, se regarder dans les yeux, accueillir mes émotions, pacifier, acceptation, permettre la décharge des émotions, donner un cadre sécure aux enfants, image du ventre de la femme enceinte, cadre sécure qui évolue en fonction de l'âge des enfants, valorisation, faire des prises de conscience, qu'est-ce qui est important, qu'est-ce que je veux, qu'est-ce que je fais ?, il est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse

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[Texte généré automatiquement]


Qu'il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse et et qu'on a. Il y a des outils et des outils pour apaiser ces différents aspects. S'offrir tout ce qu'on n'a pas eu étant enfant, toutes ces ressources, cette sécurité, toute, toute cette attention, tout cet amour. Et puis, dès lors qu'on le retrouve ici, c'est quelque chose qu'on peut offrir également à nos enfants. Est ce qu'une ressource qui est désormais disponible.


Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplômée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singulière. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Bastien que j'ai déjà reçu Jacques il y a quelques semaines. Bonjour Bastien.


Rebonjour.


Tu me parles Sébastien des liens que tu es en train de recréer avec en particulier ton papa aujourd'hui donc t'as 37 ans. Et tu me disais être en train de recréer des liens avec ton papa.


Oui.


Toi t'as des enfants ?


Oui, j'ai deux enfants. Une fille, un garçon.


Ils ont quel.


Ă‚ge Le choix du roi ?


Ouais, c'est cool.


Tout le monde me dit ça. Le choix du roi ? Mais c'est quoi le choix du roi ?


Bah, c'est quoi le choix ? C'est quoi le choix du roi d'après toi ?


J'ai jamais compris.


Ça te fait quoi quand je dis ça ? Te fais quoi quand on me dit ça ?


Mais ça me fait ni chaud ni froid. Moi je suis content d'avoir deux enfants, je suis content d'avoir une fille, un garçon, parce que ça permet d'expérimenter les choses différemment, d'avoir un enfant, un regard sur l'enfant ou un miroir différent aussi. Donc ça fait travailler ma femme et moi même au travers du fait que le garçon ben ce lien avec le père et la fille avec la mère et vice versa. Il y a vraiment beaucoup de choses comme ça, mais voilà, ça fait travailler beaucoup, beaucoup de choses.


Ils ont quel âge tes enfants aujourd'hui ?


Alors le petit, il a trois ans et la grande, elle a six ans et demi. Alors elle n'aime pas qu'on dise un Mehdi, bientĂ´t sept ans.


Voilà. Et comment ça se passe avec eux ?


Alors avec eux, je dirais que. Ils m'ont appris beaucoup de choses. Ils m'apprennent encore aujourd'hui, ils me prennent tous les jours. C'est pour moi. Alors c'est des enfants, Ils sont dans leur rôle d'enfant qu'il faut cadrer et qu'il faut amener. Il faut leur apprendre certaines choses, il faut poser un cadre. Mais ils m'ont appris aussi énormément de choses et j'ai dit à ma fille spécialement de commencer tant ça avec plein de choses parce qu'elle est vraiment en lien. On a vraiment parlé les deux, et il y a notamment ce côté rebelle aussi que je retrouve un peu chez elle et je suis confrontée en tant que rôle de père à face à ce côté, ce côté que je perçois comme étant un peu rebelle et je dois me positionner par rapport à ça. Donc au départ, c'était et ça a été assez compliqué avec elle et je me rappelle quand je donnais un projet avec la cuillère et qu'il en foutait à côté, ça m'énervait énormément, mais là c'est pas normal que je réagisse de cette manière là.


Donc j'ai travaillé à apaiser toutes ces toutes ces colères. En fait, j'ai laissé monter et laisser monter de mon côté et une fois que j'ai eu, une fois que les filles mangeaient, j'allais me mettre à la sieste. Puis j'essaie de revenir ce moment. Ok, je te donne la cuillère ça. Qu'est ce qui m'a énervé ? Qu'est ce qui m'a touché ? Et donc j'ai laissé monter, je laissais monter, je sentais une émotion, des choses qui sortaient. Et puis après ça s'est apaisé et du coup bah ça a pu être vécu beaucoup plus calme maintenant avec l'âge. A bientôt sept ans, comme elle le dis bien, c'est un peu compliqué, un peu plus compliqué parce qu'il y a le fait de s'affirmer, le fait de prendre une certaine identité aussi. Donc ça touche beaucoup de choses et ce pas évident tous les jours. Mais on essaye toujours de prendre les choses avec dans un endroit, depuis un endroit de paix, de calme intérieur pour que ça se passe au mieux. Ben il arrive que parfois ça crie, il arrive que parfois on s'énerve, on se fâche mais on essaye toujours de rester dans cet endroit de calme je dirais.


Et ça j'en suis assez fière. C'est à dire que je me rappelle à l'époque, ça c'était l'éducation de l'époque, mais c'est ce que j'ai vécu de mon côté lorsqu'une porte. Et je me rappelle aussi que mon fils ou ma fille côté claquer une porte, ça me faisait monter les tours parce que ça me rappelait à l'époque quand moi je claque la porte, je vais peut être attendre deux ou trois secondes. Dépasse, rapproche la porte qui s'ouvre, c'est quelqu'un qui la porte et pour moi c'est une parce que c'est l'éducation de l'époque et on faisait les choses de cette manière là avec cette conscience de l'époque. Et c'est vrai que maintenant on arrive à et j'arrive à m'énerver parce que c'est nécessaire, parce qu'on est en plein dans le cadre et il y a des choses qu'on ne peut pas dépasser et à partir du moment où ça se pose, ben on peut nous échanger, on peut discuter. Alors qu'à l'époque là, pour moi, c'était dès qu'on a crié, c'était peut être une journée dans la chambre et puis on discutait pas encore, le lendemain on faisait la gueule.


Donc là je suis assez content de pouvoir vivre les choses. Ok, y a des émotions, mais ça peut redescendre aussi très vite.


Concrètement, la porte claque. Puis qu'est ce que tu vas faire ? Que tu vas dire ? Comment tu vas réagir ? J'ai entendu que c'était épidermique qu'une porte qui claque, du coup ça, ça fait quoi comme réaction ?


Alors moi, indirectement, la réaction que j'avais au départ c'était c'était vraiment la colère qui montait d'ouvrir la porte et puis de presque répéter ce que j'ai vécu.


C'est horrible.


Doudou, ouvre la porte, t'as claqué la porte, ça se fait par là. Et puis j'ai travaillé aussi sur cet aspect là on banquet quand claque la porte. Je sais plus. Je crois que j'ai même enregistré des bruits de portes qui claquent, comme si claquer la porte ou ma fille claque la porte. Et puis je travail de mon côté donc on off si on veut bien, pas dans un contexte, mais je me connecter à cette porte claquée.


Quelle affaire moi que ça suscite comme réaction ? Qu'est ce qui se passe ?


Qu'est ce que ça ferme ? J'accueille la colère. La tristesse parce que ça m'a vraiment permis de prendre conscience que ça venait de mon époque à moi quand j'étais jeune, quand j'étais enfant x Claquer la porte et que si je faisais, je manifestait. Déjà je claque la porte, je m'affirme, je peux même pas m'affirmer. Et si je pleure dans ma chambre ou je crie je peux pas crier. Je pouvais pas en fait me faire du bruit. Voilà, c'est ça. C'est ça l'éducation. Comme comme éducation qu'on a pu avoir à l'époque.


Parce que finalement, la joie aussi, ça fait trop de bruit.


Toutes les émotions, généralement ça fait du bruit. Mais c'est vrai que si on n'arrive pas à les exprimer ses émotions, ben ça peut créer des blessures émotionnelles et à quelque part, on sait plus qui on est. Donc c'est important de pouvoir les exprimer. Mais ce qui est toujours délicat, c'est avec des enfants qui s'expriment et qui peut être tantôt dans la joie mais aussi tantôt dans la colère. Ben c'est de cadrer cette colère et en tant qu'adulte on se dit il y a cette colère mais on sait pas quand ça va terminer, donc on a besoin de cadrer. Et puis aussi besoin que l'enfant soit en sécurité, qu'on vive sa colère et parfois ça peut monter comme ça et en fait désamorce si rapidement.


Oui mais du coup si on renverse la porte qui claque, tu fais quoi aujourd'hui ?


Aujourd'hui, il y a peu.


De portes qui claquent.


Aujourd'hui, alors.


Il y a encore des.


Portes plus vieilles, il y a des portes qui claquent. Mais je crois que tant qu'il y a des portes, il y a des portes. Elles vont claquer.


Tu claques des fois la porte.


Non.


Non, non.


Je crois que je trouve que la dernière porte que j'ai claqué, c'était celle de mon ancien patron, que j'étais dans les arts graphiques. Je crois que c'est tout.


Donc les enfants claque la porte. Qu'est ce qui se passe aujourd'hui ?


Ben c'est plus mu par une réactivité. Avant, c'était vraiment par une réactivité qui faisait que je me levais et puis j'allais là. C'est bon, si j'ai une part de moi qui dit bon, faut quand même que tu réagisses, qu'on la porte quand même qui comprenne. Oui, et je le dis, je hausse le ton mais ça part d'un endroit de calme.


Mais du coup, tu vas dire quoi concrètement ? Qu'est ce qui va se passer ? Parce que là, j'entends que à un moment donné, la porte claque, t'as même pas besoin de réfléchir, c'est comme si on appuie sur un bouton, t'es dans la réaction et tu vas aller hurler. Oui, voilà, sur le fauteur de trouble.


Oui oui.


Et là aujourd'hui, ce que tu dis, c'est la porte claque. Ok, tu as conscience que la porte claque. Tu as conscience que finalement, cette porte qui claque, ça te fait plus cette réaction. Enfin, il y a plus de boutons en fait. Mais c'est son existence, il y a.


Plus de réactivité par rapport à ça.


Ouais donc t'es en train de dire mais faut quand même que je leur apprenne qu'une porte se ferme tout tranquillement. C'est ça que tu dis ?


Oui, oui.


Comment que tu vas faire alors concrètement ?


Ou bien je vais. Je vais ouvrir la porte et je la claque encore plus fort. Non, je vais ouvrir la porte et puis je vais leur dire mais non, on claque pas, les portes claquent pas les portes. Et puis une autre manière de s'exprimer et je dis ben si t'es en colère, ok, Exprime ta colère de s'exprimer, ta colère dans l'espace, dans la chambre et puis tu reviens. Quand on est calme, on le dit comme ça, mais généralement il a de claquer la porte. Pour moi c'est pas ok parce qu'il y a aussi le respect du matériel, donc c'est vraiment dans ce sens là. Mais en tant que père, je dis voilà, c'est important de leur expliquer ça, ce respect du matériel.


VoilĂ .


Et ça part plus d'un endroit meurtri, oui oui, d'une réactivité. Et ça c'est vrai que des fois je dis allez, j'y fais quelque chose. Bon et puis voilà.


Finalement, est ce qu'on Ă©coute quand on nous crie dessus ? C'est quoi la condition pour qu'on nous Ă©coute ?


Je pose la condition première pour qu'on nous écoute. C'est. Déjà pour qu'on les écoute déjà à l'écoute de ce qui a trait à l'écoute de l'état émotionnel, d'être à l'écoute de comment est l'autre en fait en face. Et clairement, j'ai conscience que le fait de crier ça me ramène à ce que j'ai vécu moi, et comment j'ai appris l'éducation à quelque part et j'ai conscience. Et mon fils alors ? Lui il fait bien, il le montre bien, ça lui fait rien du tout, ça lui fait ni chaud ni froid en fait.


Mais ça c'est ça, c'est ce qu'il veut bien montrer. Finalement, on n'en sait rien. C'est vrai que la condition pour qu'on nous écoute, c'est d'être écouté.


Oui effectivement oui et de, je dirais deux, d'être à la hauteur, c'est à dire du plateau à sa hauteur. C'est vrai qu'en tant en tant qu'adulte, on ne le fait pas spontanément et de pouvoir être à la hauteur de l'enfant pis de dire les choses.


À ton avis, pourquoi est ce qu'on ne le fait pas spontanément se mettre à la hauteur de l'enfant ?


Je pense que c'est le côté adulte ou en tout cas c'est dans l'éducation où on montre que les adultes savent et les enfants ne savent pas. Et quand tu seras grand, on sera adulte et toi tu seras à ton tour. Mais je pense que c'est important de se mettre à la hauteur. Ok, on est au même niveau, on apprend peut changer.


Puis finalement, en se mettant à la hauteur de l'enfant, on peut aussi voir le monde à partir de son de sa grandeur à lui. Oui, la perspective qui s'ouvre devant ses yeux, c'est pas la même que la perspective qui s'ouvre du haut de notre septante ou du haut. C'est un mètre y un petit bout qui manque. Oui, oui.


Oui. Et c'est vrai qu'on est plus dans un on peut exercer un. Alors il y a un jeu de pouvoir où on veut dit j'ai pas le terme qui me vient directement, mais vraiment dans un jeu de pouvoir, je suis plus grand ici dans une certaine supériorité et le fait de pouvoir être à la hauteur de l'enfant c'est on se regarde dans les yeux etc. Ok veut me dire quelque chose là, quelque chose qui se passe, mais c'est vrai qu'on ne le fait pas spontanément et dans la vie quand ça presse par exemple de faire quelque chose, c'est pas fait, etc. On peut vite partir dans des travers ou des choses qu'on connaît et danser dans ces activités là avec la porte. C'est que si je n'avais pas pris le temps d'apaiser ça, mais je pense qu'aujourd'hui ça serait bien, en fait, ça serait la même chose.


On reproduit.


Hein, Il y a tellement de choses que les enfants nous. Nous invite à travailler sur nous. Et effectivement, on reproduit, on reproduit les choses telles quelles. Et c'est assez impressionnant comme on peut reproduire les choses sans savoir exactement, consciemment mais inconsciemment. On a entendu les choses tellement, tellement de fois qu'on reproduit, on reproduit. En tant que parent, je dois amener le cadre. C'est de cette manière là qu'on amène le cadre. Donc en essayant d'amener de la bienveillance dans l'éducation. C'est jamais si peu évident en fait, de pouvoir poser les choses, de pouvoir trouver des des piliers sur lesquels s'appuyer. C'est pas forcément évident parce que voilà, il y a ce côté réactif qui peut repartir à la charge. Donc c'est peut être parfois contreproductif, mais c'est vrai que ce qui permet de revenir à soi et puis aussi, qu'est ce que ça touche ? J'ai des enregistrements de mes enfants qui sont en train de pleurer, qui méritent le poêle. Ok, j'accueille ça, je laisse faire, je.


VoilĂ . Et c'est d'Ĺ“uvrer Ă  travailler lĂ  dessus et puis Ă  pacifier tout ce qui peut l'ĂŞtre.


Même si trouver la paix dans le tumulte. En fait, c'est ça que t'es en train de dire, c'est ça.


C'est ça. Parce que les deux par contre, j'écoutais les enregistrements de mes enfants qui pleurent, ça m'a ramené à moi quand je pleurais enfant et j'ai encore du chemin par rapport à ça.


Parce que ce qui se passait quand tu pleurais en Ă©tant enfant incompris.


Oui, incompris, sentiment de rejet. Seul. Hmm. Qu'est ce que je peux dire encore ? Blessé. Enfin, pas vraiment.


Mais je me compte quand les enfants y pleurent. Qu'est ce qui se passe lĂ , maintenant ? A ton avis ? Tu ne supportes pas que tes enfants pleurent.


Quand il pleure, c'est parce qu'il y a une raison. Quand il pleure, ils se sont fait mal. Et bien ok. Qu'est ce qui s'est passé ? On va essayer de comprendre qu'est ce qui s'est passé. Et puis puis à partir de là, ça, ça peut s'apaiser. Quand il y a eu par exemple une crise ou quelque chose comme ça. C'est jamais évident. J'essaie toujours de venir en douceur comme ça, mais souvent c'est dans le rejet. Alors quand j'avais cette blessure de rejet, je le vivais très mal et voilà, on me rejette maintenant. Voilà. Ok, bah je lui laisse un espace.


OĂą tu vas verbaliser, oĂą tu vas comprendre et exprimer. En faites pas, t'as le droit.


J'essaie et j'essaie tant bien que mal comme je peux, même si je comprends qu'il y a un moment et je me retrouvais enfant un moment, je jouais tout seul, je discutais de personne et ça c'est aussi important que de le comprendre. Même si on se dit quelque chose qui ne va pas, on veut tout de suite le solutionner. Mais c'est important qu'il y ait cet espace aussi qu'on.


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Oui.


Et nous finalement, euh. Que ce soit un enfant ou un adulte, on a beaucoup de peine à accepter que l'autre se trouve dans un moment où il a pas envie de trouver la solution. Il a juste envie de pleurer ou il a juste envie d'agir comme il agit, ou il a juste besoin de faire l'expérience de la situation dans laquelle il se trouve.


Oui et c'est vrai que je dirais que c'est un problème de beaucoup d'hommes dans un toujours dans l'idée de trouver une solution et de ne pas vivre le truc. Trouver une solution à cet état. Ok, comment on fait pour en arriver là alors que cet état c'est important le laisser être, s'exprimer. Et c'est vrai que ça me fait penser. Et ça c'est ce que j'ai vécu étant enfant. C'est vraiment quand j'étais enfermé dans ma chambre, je ne pouvais pas exprimer mes émotions parce que je pouvais pas, je pouvais pas crier, je pouvais pas verbaliser. Donc je pense qu'il y a beaucoup d'émotions côté physique, on est cristallisé et j'ai pas eu un moment où ça a pu sortir tout ça. Et quand on voit c'est quoi les antilopes dans la savane qui sont courser par un lion par exemple et à ce moment elles se figent. Donc c'est un petit peu ce que je vis, ce moment où je me fais engueuler et je me fige comme ça. Et y vivre et avoir ce moment, ok, je devrais pouvoir laisser libre cours à ces émotions, crier, pleurer, etc.


Dans un espace sécure qui est ma chambre. Et à partir de là, bien repartir. Et tant bien en fait je pense. C'est la raison pour laquelle souvent je faisais la gueule pendant deux jours parce que j'ai pas eu ce moment là, j'ai pas eu cet endroit là.


De décharge.


Je pouvais pas décharger ces émotions. Donc ça c'était très très compliqué pour moi. Donc pour moi je mets un point d'honneur de pouvoir justement pour mes enfants quitter. On ferme la porte. Tu peux exprimer les émotions, tu peux exprimer ta colère, etc. Un effondrement de tapis comme ça, il tape dans le tapis là ok, t'as le droit, c'est ok. Alors fais attention de pas trop casser la baraque, c'est tout ce qu'on demande. Mais voilà. Donc, et pour moi c'est important, C'est important parce que je pense, j'ai beaucoup souffert de ça.


Et je pense que quand nos enfants nous voient gérer nos propres émotions, ils apprennent aussi beaucoup à travers nous complètement. Donc le fait que tu aies fait ce chemin, euh ils apprennent et ils apprennent déjà à ton contact parce que toi tu as déjà fait une partie du chemin où tu vas savoir mieux exprimer ce que tu vis et ce que tu ressens à chaque instant.


Oui. Oui, c'est vrai que j'essaye, même avec les outils que j'ai. Ma femme a aussi passablement d'outils. On essaye ensemble de pouvoir amener l'éducation à telle qu'on la conçoit. Et ce qui est peu évident, c'est de sortir d'un moule quelque chose qui est ok, que l'éducation c'est comme ça et puis voilà, ça c'est juste ça, c'est faux, etc. A une éducation, je dis pas plus permissive, mais on a un cadre, il faut pas, il y a quatre qui se quatre sécure et on peut évoluer dans ce cadre, on peut évoluer dans ce cadre là.


Et le cadre en fait il peut être aussi modulable dans le sens que moi. J'aime bien toujours comparer le ventre de la femme enceinte qui est un cadre sécure sur.


L'image.


Pour le fœtus. Mais si ce cadre, si le ventre restait. Tout le temps a la même taille. Ça serait vraiment pas très confortable pour l'enfant qui grandit.


Oui.


Donc je pense qu'en tant que parents, on est amené à faire évoluer le cadre dans lequel avec avec lequel on accompagne nos enfants. Oui, ça doit pas être un cadre figé, ça doit vraiment être un cadre qui soit souple.


Qui doit pouvoir les accompagner en tenant révolution.


Oui, et en même temps assez ouvert pour qu'ils puissent faire leurs expériences pour.


Oui, c'est ça, Oui, c'est ça. Et j'ai toujours trouvé cet équilibre assez ouvert, mais qui garde cette sécurité tout en essayant de pas trop étouffer aussi et en essayant de ne pas faire les choses parfaitement bien. C'est aussi ça et ça.


Doit se faire tout.


En restant soi même. Parce que c'est vrai qu'au départ, on cherche à faire les choses à la perfection. Ça ne m'a pas convenu cette éducation là, donc je vais le faire de cette manière là. Mais en fait on.


Vire dans l'autre extrĂŞme qui est tout aussi enfermante en.


Fait, qu'on est dans cette recherche de perfection n'est pas soi même quelque part, et ça nous nous faut bien sentir les enfants et qu'on est pas des qu'on est pas lié à ça.


Oui c'est vraiment s'autoriser à être pour les autoriser à être qui y sont et à pouvoir évoluer. Euh. Dans leur. Dans leur. Personnalité complète.


Oui, oui, oui, je pense que c'est vraiment important de les laisser être. Et ça aussi j'en fais un point d'honneur. C'est d'une part qu'il puisse s'exprimer, mais il y a aussi le fait de s'exprimer et que l'on puisse accueillir ses émotions. Que ce n'est pas parce qu'il y a un comportement qui n'est pas acceptable dans un certain contexte ou qu'il y a une colère qu'on a ça, etc. Que qu'on va rejeter l'enfant ou que je me sentais plus ou quoi que ce soit. On parle bien du fait et si on essaie de faire attention, c'est vraiment ok. Ce comportement il va pas. Oui c'est pas le séparer ni l'identité exacte, mais on t'aime, ça ne change rien à ça. C'est juste que là le comportement il est il est pas ok et voilà. Et parce que c'est vrai que au travers de ce que j'ai pu vivre, je dirais dans ferment de très.


Cloisonnant.


Oui cloisonnant et où j'ai pas pu vivre, j'ai mon sentiment de ne pas avoir pu vivre mes émotions. C'est pour ça que ça a dû sortir à un moment donné. Un micro du black metal ou un black metal dur de rocker à l'époque. Tout ça fait que ça peut s'exprimer comme ça, comme ça a pu s'exprimer et ça a pu s'exprimer au travers du autres. Mais je pense sincèrement que si, si, on a cette capacité à accueillir et d'accompagner à un coup les barres tant bien que mal comme on peut avec les outils qu'on a et surtout en restant soi même. Je pense que c'est là que qu'on peut faire du bon job en tant que parents et les amener vers un épanouissement et et qui puisse être qu'ils puissent être bien plus bien dans leur peau, bien dans leur vie, puisse avoir une bonne estime de soi et une bonne confiance en eux.


Et en fait, tout ça passe par d'abord le travail que tu as fait toi même sur toi même. Cet accueil, cette bienveillance envers toi même fait qu'aujourd'hui tu peux être sur ce chemin ferme et bienveillant avec tes enfants.


J'essaie d'imaginer le contraire, mais j'essaie d'imaginer un chemin bienveillant et tout ça en ayant de ces activités. Effectivement, ça joue à. C'est impossible.


Peut ĂŞtre t'essaie d'appliquer ou essaie de plaquer un mode d'emploi sur tes enfants en disant je veux ĂŞtre bienveillant alors que ou il faut que je sois bienveillant. Alors que lĂ , en ayant fait ce travail sur toi, tu choisis d'ĂŞtre bienveillant, oui, d'ĂŞtre ferme et bienveillant. C'est dans autre lieu. C'est un lieu beaucoup plus conscient, fluide.


Et puis il y a quelque chose d'important aussi, c'est que la réactivité, elle part d'un endroit conscient. Et ça concerne le cerveau reptilien qui est responsable de notre survie. Et le côté la bienveillance, l'éducation bienveillante, ça part du conscient. On c'est dans le comportement d'agir telle manière et que dans un dans une crise ou quoi, qu'est ce qui prime ? C'est toujours le cerveau reptilien, c'est toujours là, il y a un danger. Alors je veux m'éloigner du danger où je me sens de taille pour affronter le danger, où je crie, où je fuis, où on va. Il y a différents comportements comme ça qu'on va pouvoir avoir souvent les crises et des choses comme ça. Le fait de crier, c'est très souvent comme ça en tant que parent. Mais du coup, si on désamorce ça, ben ça permet à la réponse du néocortex, donc vraiment notre partie consciente de se faire. Ok, je vais rester dans la bienveillance et je pense, c'est ce qui se passe avec l'histoire de la porte, parce que bon, quand même, faut que je dise quelque chose.


Meuf, t'as pas envie de réveiller la porte aussi tu vois, tu es dans une autre conscience aussi que ton enfant c'est ça et claque la porte parce qu'il est fâché.


C'est ça ?


Mais il n'a pas la conscience de s'imaginer que, Ă  force de claquer la porte d'un iPhone.


La porte ça peut l'endommager. Exactement. On est sur un autre monde, un autre contexte. Exactement.


C'est vraiment d'amener la conscience aussi à évoluer. Euh, c'est l'enfant, oui, et mais ça passe par la grandeur de tout notre évolution aussi complètement. Parce que si on veut plaquer une méthode d'éducation qui ne nous correspond pas. A ton avis, qu'est ce qui se passe ?


Ça casse. Je crois qu'on peut pas se mentir et nos enfants sont là pour nous montrer. J'ai vraiment remarqué ça assez tôt avec ma fille, mon fils aussi maintenant, mais que si on se ment à soi même, si on essaie de plaquer une méthode mais on est pas en accord avec cette méthode ou quelque chose qui est qui peut, ok, ils vont le sentir et ils vont aller tirer dans toutes ces faiblesses ou dans toutes les incohérences qu'ils vont pouvoir trouver et ou pour réveiller quelque chose quoi. Réveiller ces incohérences et nous ramener à notre propre incohérence.


Fait Ă  faire des Ă©tincelles.


Ça fait clairement des étincelles. Ouais ouais, c'est ça. Donc en tout cas, pour ma part, ce chemin de OK, d'aller en contact avec ces activités, voir apaiser, ça libère ces différents aspects. Moi ça, ça me pose déjà certaines choses. Donc ça, c'était déjà une bonne chose.


Mais parce que finalement, d'être un parent bienveillant, ben c'est aussi de se permettre d'être bienveillant avec soi même. Mais il y a des moments où ça va pas. Donc qu'est ce qui se passe quand ça va pas ? Ben je mets plus facilement crier ou je vais plus facilement avoir des comportements que je cautionne pas forcément. Mais ces comportements, ben ils sont là. C'est aussi s'autoriser à être bien, être moins bien, être fatigué, avoir moins de patience et puis à exprimer en fait toutes toutes ces facettes là.


Oui oui.


Et de pouvoir après peut être aller en discuter avec l'enfant. Bah voilà, je suis désolée, j'ai agi d'une manière qui était pas ça peut appropriée. Euh je. Vraiment je m'en excuse. Et finalement c'est comme ça que les enfants, les enfants apprennent à être humain.


Oui.


Et Ă  s'autoriser aussi Ă  ĂŞtre. Bah voilĂ , on n'est pas toujours parfait.


Oui, et ce que j'ai remarqué, c'est vraiment que les enfants, eux, ils vont pas faire comme on leur dit de faire. Mais ils font comme nos enfants, on fait l'enfant, c'est joli, oui, on fond comme on peut un sens, mais des fois fond tout le monde ou colère que ça chauffe et en font. Mais c'est vrai qu'en fait en fait, en fait oui, mais ils regardent et ils vont voir comment on fait et y vont vraiment. Ok, ils vont prendre ça pour vrai et tout ce qu'on leur dit quelque part, ça a peu d'importance. Il y a la cohérence. Ok, il dit ça, mais qu'est ce qui fait ? Et c'est assez intéressant, je trouve ça assez intéressant. Une ramène à soi, ça ramène beaucoup à soi et ça permet d'évoluer, de comprendre plein de choses, des fois que des étincelles, mais ça permet vraiment de grandir et.


Oui et en fait de grandir avec toujours plus de présence et de conscience ou de présence consciente.


Oui.


Et quand on voit qu'on est sur le bon chemin, c'est quand on voit les enfants qui jouent et qui commencent à reproduire finalement des attitudes bienveillantes peut être fermes et bienveillantes, qu'on a eues. Ou alors au contraire, un enfant qui va commencer à maltraiter sa poupée ou à avoir des comportements qui vont être un peu de ce qu'on n'aime pas trop voir en fait. Et là, c'est le miroir aussi.


Pas tout Ă  fait.


Qui est magnifique.


Ça me rappelle ce moment où alors je sais plus ce qui est en train de faire. Euh je crois. J'étais en train de démonter une palette et ma fille qui arrive Papa, vas y, tu vas y arriver, tu vas y aller. Moi je trouve ça génial, je trouve que c'est génial ! Effectivement, c'est des choses qu'on a pu répéter. On a vraiment fait attention de répéter tout ça. Toute démo pour valoriser ce qui est tu vas arriver, c'est pas mon premier coup mais bon, tu vas arriver. Continue, continue là ! Et moi je trouve super !


Et c'est lĂ  qu'on voit que nos mots ont vraiment un impact aussi sur la petite voix qui va, qui va les accompagner, mais finalement qui nous accompagne aussi nous, hein ? Oui.


Pour moi, j'ai vraiment le sentiment que cette petite voix, c'est tout ce qu'on a entendu et qu'on prend pour vrai. Et c'est vrai qu'entre entre quoi deux, trois ans, entre zéro et sept ans, c'est là qu'on attend. On est une éponge, qu'on absorbe toutes ces choses là. Et pour moi, j'avais entendu tellement de choses. Et je me rappelle une prof qui m'a dit à l'époque moi j'étais un peu plus âgée mais qui m'a dit que j'y arriverai rien dans la vie comme il t'arrivera rien dans la vie et que voilà, c'est peine perdue. Alors ça connecté à ce sentiment de rejet, c'est plus vivant. Et puis j'ai dû l'expérimenter à d'autres reprises, mais j'étais persuadée que c'était ça.


Oui.


Heureusement qu'il y avait le rebelle. Maintenant tu verras, je vais arriver à quelque chose dans la vie. Et je pense que ça m'a beaucoup aidée cette part, cette part de moi. Mais effectivement, tout ce que les adultes peuvent dire aux enfants, c'est on n'a pas cette capacité de discernement avant, avant l'âge de sept ans, six, sept ans et du coup on le prend pour vrai, on en fait une réalité et parfois ça peut être ça peut être destructeur. C'est vrai que l'on a souvent quel mot les mots, un mot, un mot, des mots ts les mots et les mots TS créent les mots. Emma x Voilà.


Et le fait d'en prendre conscience, c'est bien, on peut s'en libérer. C'est vraiment ça le message qu'on peut faire passer.


Le fait d'en prendre conscience, oui.


Et puis le fait de se dire aussi Mais finalement, moi, qu'est ce que je veux dans ma vie ? Et où est ce que j'ai envie d'aller ? Qu'est ce que j'ai envie de. Oui, ça va nous mettre aussi sur le chemin. Qu'est ce que je vais faire ? Et comment est ce que je vais évoluer dans cette vie ici avec mon parcours ? Donc je trouve que c'est un beau message dans le sens que peu importe ce qui nous est arrivé. Il suffit de prendre conscience que j'ai péché. J'ai envie d'aller vers une libération. J'ai envie d'aller vers plus de bonheur. J'ai envie d'aller vers plus de paix. J'ai envie d'aller vers la joie. Qu'est ce que je peux faire pour me mettre en route sur ce chemin ? Et qu'est ce que. Et tout est possible.


Et tout est possible. Et j'aurais envie de dire que c'est une phrase que j'aime vraiment beaucoup de je crois que c'est C'est Milton Erickson qui a dit cette phrase, cette citation qui est il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse. Oui, parfois on se raconte une histoire de notre enfance. Ok, c'était difficile aussi eu ça. Et puis on nourrit ça et on continue avec ça qui sont autant de réactivité. Et en fait, on peut à tout moment revenir en contact avec ces activités, offrir l'amour, l'attention, la bienveillance dont l'enfant qu'on est, pas l'enfant qu'on a été, n'a pas eu accès. Et à partir de là, c'est comme si y a des choses qui s'apaisent et on peut se raconter une autre histoire de notre de notre enfance. Et ça, je trouve que c'est génial. En fait, quelque part, on est dans une société où souvent on parle de fatalité, mais là, en fait, on peut réécrire notre histoire à chaque instant si ça ne nous convient pas, pour justement amener toutes ces ressources que l'on n'a pas eu accès de notre enfance.


Et qu'on peut apporter Ă  soi mĂŞme, on les apporte.


À soi même en étant adulte et de cette manière là, on peut les offrir à nos enfants aussi. Je trouve oui, vraiment très puissant.


Donc là, ce que tu touches vraiment du doigt, c'est prenant soin de notre enfant intérieur.


Tout Ă  fait.


Et alors ? Allons vraiment à la rencontre de cet enfant blessé. Parce qu'on a tous en nous un enfant qui a été blessé. Oui, parce que peu importe, même avec des parents, je pense qu'on est des plus bienveillants possibles. Euh. C'est juste pas possible d'être. Enfin, la perfection n'est pas de ce monde.


Oui, et c'est vrai que les parents, même s'ils font du mieux qu'ils peuvent avec toute l'attention, la bienveillance, on a des filtres et on perçoit le monde au travers de filtres. Et si on doit par exemple relever une certaine blessure dans cette vie, si le fait que le parent par exemple dans le cas d'une séance, une personne qui, dès qu'elle a eu le dos tourné, le bébé voit sa maman qui s'éloigne, abandon qui s'est senti abandonné à ce moment là. Donc quelque part, la mère qui était très présente et qu'aucun qui était vraiment qui amenait cette attention, cet amour est bien la suite de cet instant. Donc quelque part, c'est pas vraiment ce qui se passe à l'extérieur, c'est comment l'interprète qui fait toute la différence. Et cette interprétation, elle est en lien avec ce qu'on a vécu. Donc toutes nos réactivités et toutes nos blessures émotionnelles. Comment se porte cet enfant, cet enfant intérieur ? Et à partir du moment où on appelle ça, on y. Ça, c'est comme si on pourrait créer une histoire beaucoup plus en paix, beaucoup plus pacifiée et harmonieuse.


Ce serait quoi le mot de la fin ?


Bon appétit. C'est le mot de la fin. Je pense que je pensais ce qui était dit juste avant sans savoir que c'était le mot de la fin, mais ça me paraît être vraiment quelque chose d'intéressant, à savoir que voilà. Effectivement, il n'est jamais trop tard pour vivre une enfance heureuse et et qu'on a. Il y a des outils et des outils pour apaiser ces différents aspects. S'offrir tout ce qu'on n'a pas eu étant enfant, toutes ces ressources, toute cette sécurité, toute toute cette attention, tout cet amour. Et puis, dès lors qu'on le retrouve ici, c'est quelque chose qu'on peut offrir également à nos enfants, parce qu'une ressource qui est désormais disponible en nous.


C'est une fois qu'on est complet. En fait, une fois qu'on est rempli, qu'on peut offrir.


Tout à fait exactement un peu, un peu comme un vase. C'est vrai que c'est une. A. Ce sera ça le mot de la fin. J'ai eu une métaphore qui m'a parue, je trouve intéressante. C'est une personne qui avait cette difficulté à penser à elle avant ceux qui pensaient plutôt aux autres et en second plan, s'il restait des miettes pour elle. Et j'ai cette image d'un vase, un vase avec un petit nuage de la pluie qui tombe dans le vase comme ça et des verres à côté. Et en fait, le vase crée une tension énorme dès qu'il y a un petit peu d'eau dans son vase, de remplir les verres à côté, de remplir tous ces verres comme ça. Et ça crée de grandes tensions et de fatigue aussi, parce que là, il faut un petit peu d'eau, il faut équilibrer, que chacun puisse avoir un petit peu d'eau. Et le vase, il est vide, il est vide. Mais à un moment donné, il est tellement épuisé qui se fige qu'il est complètement bloqué comme ça.


Et il y a toujours ce petit nuage avec la pluie qui tombe dans le vase. Et à un moment donné, le vase se remplit, se remplit, se remplit. Il n'en peut plus. Il aimerait bien pouvoir distribuer son nom à gauche, à droite, dans tous ces. Dans tous ces verres. Il ne peut plus. Il est comme figé, il est comme lessivé et du coup il continue à se remplir, à se remplir jusqu'au moment où ça commence à déborder. Et l'eau du vase commence à.


Ruisseler, ruisseler.


Exactement et arriver dans les verres. Et la juste prise de conscience. Des fois je me plains, je n'ai plus besoin de rien faire et en même temps ça nourrit. En même temps, ça amène, c'est tout. A ces vers qui sont à mes côtés. Donc je suis plein d'amour, je suis plein d'amour, je peux offrir cet amour, je suis plein d'attentions, je peux offrir cette attention et ça part d'un centre. Et c'est ça qui est beau. Je crois que c'est vraiment ça. J'ai envie de terminer cette métaphore. C'est vraiment ça prendre conscience que. C'est important de se laisser remplir. Par c'est tout et c'est se remplir par tout ce qu'on recherche et qu'on donne au détriment de nous mêmes, de se l'offrir à soi même et ensuite les autres peuvent en profiter peu. Toutes ces ressources dont je parlais avant. Un Comme un enfant, il y a des choses auxquelles on n'a pas pu avoir accès. Ainsi, on peut se ré offrir ça, on peut s'offrir ça, puis un nouveau, ça va ruisseler et nos enfants pourront profiter aussi.


Merci beaucoup Bastien.


Avec grand plaisir.


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