Vivre et laisser vivre, une bonne philosophie avec laquelle construire sa vie de famille ?

🔁 Libre accĂšs de l'Ă©pisode initialement publiĂ© le 25.12.2022


Résumé de l'épisode :

Aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir Martine, une maman de quatre enfants, pour discuter de son expĂ©rience en tant que parent. Martine partage avec nous ses rĂ©flexions sur le lien familial, la souplesse nĂ©cessaire dans l'Ă©ducation et l'importance de l'Ă©coute mutuelle. DĂ©couvrez comment elle parvient Ă  maintenir un lien fort avec ses enfants malgrĂ© les diffĂ©rences d'Ăąge et d'intĂ©rĂȘts.

Un lien solide avec sa maman :

Martine commence par Ă©voquer son lien avec sa maman, qu'elle dĂ©crit comme Ă©tant trĂšs fort malgrĂ© la distance gĂ©ographique qui les sĂ©pare. Elles se voient rarement, mais elles parlent rĂ©guliĂšrement et partagent tout. Martine se sent Ă©coutĂ©e et comprise par sa maman, ce qui contribue Ă  renforcer leur relation. Elle souligne Ă©galement que chaque parent-enfant a sa propre personnalitĂ©, et bien que certaines tendances puissent ĂȘtre hĂ©ritĂ©es, l'environnement et la culture jouent Ă©galement un rĂŽle dans la construction du lien familial.

Lien avec ses propres enfants :

Martine est maman de quatre enfants, chacun ayant son propre caractĂšre et ses propres intĂ©rĂȘts. Elle remarque des diffĂ©rences dans le lien qu'elle entretient avec chacun d'eux, en fonction de leur personnalitĂ© et de leur Ăąge. Elle souligne Ă©galement l'importance d'adapter ses discussions et ses approches en fonction des prĂ©fĂ©rences et des centres d'intĂ©rĂȘt de chaque enfant. Martine reconnaĂźt qu'il est essentiel de laisser les enfants explorer, essayer, Ă©chouer et se relever, tout en leur offrant un cadre sĂ©curisant.

Souplesse et Ă©coute dans l'Ă©ducation :

Martine aborde la question de la souplesse dans l'Ă©ducation. Elle souligne que chaque enfant est diffĂ©rent et qu'il est difficile de les mettre tous dans le mĂȘme moule. Les enfants ont des besoins, des intĂ©rĂȘts et des rythmes diffĂ©rents, et en tant que parents, il est important d'adapter les rĂšgles et les attentes en consĂ©quence. Martine met en avant l'importance de laisser les enfants expĂ©rimenter, apprendre de leurs erreurs et dĂ©velopper leur autonomie. Elle encourage Ă©galement les parents Ă  ne pas se laisser submerger par trop de questionnements et Ă  suivre leur instinct, en s'inspirant de la nature qui accomplit les choses de maniĂšre naturelle.

Les nuits agitées et l'apprentissage :

Martine partage son expĂ©rience avec les nuits agitĂ©es de ses enfants, qui ont durĂ© plus longtemps que prĂ©vu. Elle explique que chaque enfant a son propre rythme et qu'il est nĂ©cessaire d'Ă©couter et de rĂ©pondre Ă  leurs besoins individuels. Bien que cela puisse ĂȘtre fatigant, elle affirme que les nuits agitĂ©es ne durent pas Ă©ternellement et qu'il est important de laisser les enfants expĂ©rimenter et apprendre Ă  trouver leur propre rythme.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-MenĂ©trey, mĂ©diatrice familiale et coach de vie Ă  Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposĂ© tous les dimanches, il bĂątit un espace oĂč les cƓurs s’ouvrent, les chemins de vie se dĂ©roulent et la simplicitĂ© enveloppe Ă  son Ă©coute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schĂ©mas longtemps restĂ©s logĂ©s dans l’inconscient sont mis en lumiĂšre, les dĂ©fis de la vie accueillis avec curiositĂ© et prĂ©sence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des Ă©pisodes, les rĂ©cits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent Ă  vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordĂ©s durant cet Ă©pisode: Ă©loignement gĂ©ographique de la maman, impact de la culture sur l'Ă©ducation, vĂ©cu la mort de son papa Ă  13 ans, rĂŽle de la famille dans la transmission des figures parentales, diffĂ©rence dans les liens, cycles parfaits de la nature, grossesse, maternitĂ©, faire confiance aux enfants ils savent, ĂȘtre souple dans les limites, comprĂ©hension mutuelle entre enfants et parent, faire avec le rythme de l'enfant, fatigue maternelle des premiĂšres annĂ©es, charge de travail avec les enfants, laisser les enfants faire leurs expĂ©riences, chacun est capable de dĂ©couvrir ses propres limites, respect du rythme des enfants, laisser subir les consĂ©quence de tes actes, diffĂ©rence entre punition et consĂ©quences, s'adapter en fonction de la personnalitĂ© et de l'Ăąge de l'enfant, laisser les enfants faire leurs expĂ©riences, accepter de la diffĂ©rence entre les enfants, mettre de la lĂ©gĂšretĂ© dans la vie, accepter ce qui est, faire confiance en la vie, transmission gĂ©nĂ©rationnelle, laisser les enfants assumer les consĂ©quences de leurs actes

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[Texte généré automatiquement]

Et puis quand il commence Ă  devenir grande comme ça, eh ben ils sont pas lĂ  parce qu'ils ont dit ils partent avec les amis. Donc il faut ĂȘtre aussi souple, ouvert et flexible. Mais justement, parfois il faut se dire ok, dites moi si vous ĂȘtes lĂ  ou pas comme ça, je le sais Ă  la taille de la casserole au moins, Ă  savoir qu'un minimum d'informations.

Bonjour.

Je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Martine. Bonjour Martine.

Bonjour.

Merci d'ĂȘtre lĂ .

Merci de l'invitation Ă  plaisir.

Quel lien entretiens tu aujourd'hui avec tes parents ?

Il faut dire que j'ai perdu mon papa quand j'étais trÚs jeune, j'avais treize ans donc le lien avec ma maman et c'est un trÚs beau lien. Oui, il est, elle habite loin d'ici et donc on se voit trÚs rarement une fois par année, deux fois par année maximum. Mais on parle trÚs souvent et on a un lien trÚs fort.

Tu lui téléphone. C'est quoi un lien trÚs fort pour toi ?

Écoute moi, j'ai l'impression que je peux partager tout ce que je veux avec.

Ouais bon et puis elle t'Ă©coute, t'as l'impression d'ĂȘtre complĂštement comprise par ta maman.

Oui, moi oui. Bon.

Ce n'est pas quelque chose qui m'inquiÚte en tout cas. Donc je pense que c'est oui, c'est le cas. Je ne me fais pas de soucis pour ça.

En général, quand on est entendu et comprise, ça se sent, ça se sait. Hum. Donc effectivement, si es complÚtement relax avec. Avec les téléphones de ta maman, c'est là, c'est qu'il y a. Il y a quelque chose qui est fluide entre vous.

Oui.

Tu as quel Ăąge aujourd'hui ?

51.

Et puis il y a des enfants.

Oui, quatre.

Ils ont quel Ăąge tes enfants ?

Alors on va commencer par l'aßné. Il en a 21. AprÚs, il y a une fille. Il en a1711818. Il n'y a pas longtemps, un garçon qui en a seize. Et puis le tout petit qui en a bientÎt treize.

Quatre enfants.

Qu'est ce que c'est ? Comment pour toi ? Comment tu vis en fait cette maternité ? Quand tu dis j'ai un trÚs bon lien avec ma maman, est ce que tu sens que c'est différent là ? Le lien que tu as toi, avec tes enfants, tu vois une différence ?

Hum. Non.

Pourquoi il le ferait ?

On sait pas ce que c'est. Tu vois, je m'interroge. Est ce que toi est ce que tu as vĂ©cu avec ta maman ? T'as l'impression de reproduire exactement ce que ta maman est comme ta maman, elle t'a accompagnĂ©e comme euh oĂč il y a des choses qui ont changĂ©.

Wow !

Bon, je pense que comme toute personne, chacun a sa personnalitĂ© et donc le lien ne se reproduise pas exactement. On a quand mĂȘme tendance Ă  calquer un petit peu les comportements qu'on a, qu'on a vu, mais. Je pense que rien que par le fait que l'environnement est diffĂ©rent aussi.

Parce que tu as vécu petite dans un autre pays, c'est ça ? Tu as grandi dans un autre pays. Donc du coup, l'environnement, la culture.

Et tout ça a certainement un impact. Mais d'un point de vue ce qu'on sent dans son corps, je pense que.

Ça.

J'ai pas l'impression que je sois une maman différente de la mienne avec mes enfants.

Et quand tu étais ado, tu te rappelles toi ? T'es arrivé en Suisse à quel ùge ?

J'avais 27 26.

Hmmm.

Quand t'étais ado toute cette période. Finalement, c'est presque pas tout à fait l'ùge de ton aßné. T'as dit qu'il avait 21. T'étais un tout petit peu plus ùgé que ton aßné. La comment s'est passée en fait ton enfance, ton adolescence avec tes parents ? C'était tout tranquille ou t'as eu ? T'as eu des conflits ou c'était toujours tout simple ?

Non ? J'Ă©tais vraiment heureux. J'appartiens Ă  une famille oĂč mes deux parents ont. On va dire comparĂ© avec aujourd'hui beaucoup de frĂšres et sƓurs. Donc la famille est grande et on se voyait trĂšs souvent avec les cousins cousines. Il y avait vraiment des relations trĂšs Ă©troites avec tout le monde. Donc c'Ă©tait une enfance trĂšs heureuse.

Tout tranquille.

Oui.

Jusqu'Ă  ce que mon papa est mort. Donc j'avais treize ans. Ça a quand mĂȘme un petit peu chamboulĂ© ma vie et clairement, c'Ă©tait un peu plus compliquĂ© et plus difficile parce que ma maman se retrouvait toute seule. J'ai deux frĂšres et sƓurs et c'est c'est devenu un peu plus difficile. Mais je pense que ma maman a tout fait pour que ça ne soit pas trop.

Pas trop difficile.

Difficile pour.

Nous.

Pour toi, c'était quoi quoi qui a été difficile à cette période là ? Le plus difficile pour toi, ça a été quoi ?

Je sais pas moi. Pour moi, mon pĂšre Ă©tait quand mĂȘme quelqu'un. Je me sentais toujours le papa protecteur de la famille, donc je me sentais un peu plus sans protection. 507 Ce grand chapeau qui couronne en gĂ©nĂ©ral la famille, le papa.

Hum hum hum.

Tu penses que tu peux faire une généralité d'un papa protecteur ? Est ce que tous les papas sont protecteurs ?

Oh ça je le sais pas. J'ai connu que le mien comme papa.

Le tien en tout cas. Il était trÚs protecteur, c'est ça ? Un souvenir.

C'est lĂ . Oui, c'est le souvenir que j'ai eu. En tout cas, oui, je le voyais Ă  treize ans quand mĂȘme. On voit son papa, grand, fort et tout ça, donc c'est comme faire. Je le voyais aussi.

Et puis là haut, par rapport à ce que tu vis, par rapport à tes enfants, tu. Tu vis le papa de tes enfants. C'est quelqu'un de trÚs protecteur, c'est quelqu'un de. Est ce que tu trouvé un peu une reproduction de ton papa pour pour tes enfants ? C'est comment ?

Euh non, pas forcément. Pas forcément.

Il n'est pas forcément protecteur. C'est ça que tu dis.

S'il est protecteur. Mais ce n'est pas forcément l'image de mon papa que j'avais.

Oui.

Mais ça c'est logique parce que forcĂ©ment, lui, il a appris Ă  ĂȘtre papa avec un autre papa Ă  un autre endroit. Donc c'est.

Tu dis que c'est vraiment une question de culture.

En fait, de culture ou de oui de ce qu'on a appris. Forcément, on le. En leur.

Reprenant.

Le produit.

Et dans la culture dans laquelle tu viens. En fait, les pairs y sont, ils sont plutĂŽt comment comparer, Ă  comparer ? Alors en fait, toi tu parles de quelle culture ? Tu parles de quel pays ?

Moi je parle de l'Espagne.

Oui.

Mais je pense que c'est pas forcément lié à la culture mais c'est lié à la famille. Je pense pas que tous les papas en Espagne soient pareil et que tous les papas soient pareils. Il y a certainement des papas qui ressemblent plus de papa espagnol qui ressemblent plus à des papas suisses. C'est vraiment ce que j'ai vécu. Est ce que quelqu'un d'autre vivrait ? Pour moi, c'est pas forcément. C'est pas le seul facteur. Donc on peut tenir compte.

Dans la culture, tu dis oui. Puis aussi dans une famille. Il y a peut ĂȘtre, je ne sais pas, tes frĂšres et sƓurs, le lien qu'ils avaient ou qu'ils ont aujourd'hui aussi avec ta maman. Est ce que tu as l'impression que c'est le mĂȘme ?

Oh non, paf ! Pas forcément parce que eux, ils sont plus proches de ma maman que moi. Donc ils entretiennent un rapport beaucoup.

Plus Ă©troit.

Plus.

Étroit. Ouais.

Ouais. Plus physique aussi hein, c'est pas pareil.

C'est vrai que cette question de lien. Est ce qu'on peut vraiment avoir un lien tout ça ? Est ce qu'on peut faire une généralité avec ces liens, tu vois ? Pas tant.

Hein.

Parce que suis sûr que par rapport à tes quatre enfants, il est comment le lien avec chacun de tes enfants.

Ou ce n'est pas le mĂȘme du tout ?

Non.

C'est pas le mĂȘme avec les garçons qu'avec la fille dĂ©jĂ . Parce qu'on ne partage pas les mĂȘmes intĂ©rĂȘts. Et du coup, le rapprochement n'est pas le mĂȘme. La façon dont on peut aborder des sujets ou la façon des discussions qu'on peut avoir. Je ne veux pas discuter habit ou sacs Ă  main avec mon garçon, mais je ne vais pas discuter non plus coiffure ou mise en beautĂ© des choses comme ça ou de ma musique. MĂȘme si on n'a pas les mĂȘmes discussions avec ma fille, je n'irai pas discuter par exemple. De plus, le sujet politique, ça ils sont moins les moins enclins Ă  avoir ce genre de discussion. Donc forcĂ©ment on adapte en fonction de la personnalitĂ© aussi.

De l'enfant et de l'Ăąge et de l'Ăąge.

Oui.

De y en a.

Bien sûr.

En phase.

Avec le petit. On peut encore faire des jeux, on peut jouer au ballon, on peut jouer avec les autres. On ferait plutĂŽt, je ne sais pas, un tour, un tour Ă  vĂ©lo ou des choses un peu plus, oĂč ils sont un peu plus, oĂč ça se rĂ©alise un peu plus.

Oui.

C'est pas pareil.

Question réaliser en devenant mÚre.

Pour moi, c'était fantastique et j'aurais eu encore 100 autres enfants, C'est vrai. Ah oui, chaque enfant est différent et ils sont tous beaux comme des soleils, non ? Hmmm. Pour moi c'était. Et si j'avais pu.

Tu aurais.

Continué. Oui, oui.

C'est ça t'apporter quoi d'ĂȘtre ? C'est quoi que tu as aimĂ© ? C'est d'ĂȘtre enceinte ? C'est d'avoir ce bĂ©bĂ© ? C'est que c'est quoi que tu as aimĂ© dans la maternitĂ© ? Ou c'est quoi que tu aimes dans la maternitĂ© ou.

Je ne sais pas ou tout ça. Pour moi ça s'est bien passĂ© je dois dire. J'ai pas eu de problĂšme. Et. Et c'est tellement magique. C'est. Enfin, je suis biologique Ă  l'origine, donc toute toute cette partie biologique, ça c'est. C'est Ă©tonnant, mais mĂȘme dans la nature, quand on voit comment une fleur pousse, reproduit, donc c'est des phĂ©nomĂšnes incroyables, il y a rien de plus parfait.

Que.

Ce que la nature dĂ©veloppe. Il n'y a pas un processus industriel oĂč peu importe.

Qui est capable de reproduire ça, c'est.

Parfait.

On peut regarder, peu importe la politique, c'est des choses que nous avons crĂ©Ă©. Toutes les aides, toutes les processus de transformation que nous avons. Je ne sais pas. Aujourd'hui on extrait le pĂ©trole, on le brĂ»le, mais on ne maĂźtrise pas tout ce qui se passe derriĂšre, on pollue derriĂšre, donc on ne maĂźtrise pas toute la chaĂźne pour que ce pĂ©trole que nous brĂ»lons revienne vraiment, le cycle se ferme correctement. Alors que si on regarde la nature, elle fait ça parfaitement, elle est capable de le faire. Et nous, en tant qu'ĂȘtres humains, on le fait aussi sans aucun effort. C'est ça qui est magique. On est informĂ© et il a tout ce qu'il faut.

Et les yeux sont bon endroit.

Exact.

L'air conditionné.

La radio.

Il parle, il fait tout et et ça on contribue à le faire.

Tu dis en tant que en tant qu'ĂȘtre humain, en tant que parent, c'est ça que tu dis ?

Oui, oui, oui.

C'est pour ça que parfois on se pose beaucoup trop de questions. Est ce que je suis un bon parent ou un mauvais parent ? Mais c'est que si on suit la nature, on est presque sûr de faire correctement.

Ça veut dire quoi pour toi sur la nature ?

Eh bien, il faut suivre le feeling.

Ça veut dire que toi tu as su ou tu sais toujours t'Ă©couter dans ce que tu sens par rapport Ă  l'enfance. Et ça.

M'a coûté. Je ne me pose pas la question.

Ben alors alors explique moi ce que ce que tu veux dire par lĂ . Donc tu me dis on se pose beaucoup trop de questions, est ce qu'on est un bon parent ou est ce qu'on est un mauvais parent ?

Oui.

Donc ça veut dire que tu te les pose ces questions ?

Ça veut dire que j'entends beaucoup de gens.

Donc.

On est tout le temps en train de se dire je ne sais pas de faire des cours, de suivre des formations, de lire des livres, de Ă©couter des choses. Et les choses sont plus faciles, certainement plus faciles que ça, parce que la nature le fait, tout ça. Donc je pense que c'est parce qu'on a ces grands cerveaux sur la tĂȘte que.

Quand on se pose trop de questions, oui, c'est ça que tu dis. Mais alors du coup, j'aimerais bien que tu m'expliques comment, comment tu toi tu fonctionnes avec tes enfants, avec cette cette logique que tu as en disant ben en fait euh, t'as dit rien qu'à observer c'est ça.

Oui, observer ou laisser faire. J'ai mĂȘme dans mes quatre enfants, c'est dĂ©jĂ  un assez large.

Panel.

Donc je vois que chacun est différent et vouloir mettre ses enfants dans un.

Moule.

Ou dans un moule est impossible. Donc forcément, en tant que parents, on aimerait ça. On a toujours des attentes et ça c'est trÚs dangereux pour les enfants.

Oui.

C'est on ne peut pas. Il faut vraiment leur donner la possibilité d'explorer, de d'essayer, de tomber, de rater.

De se.

Relever.

D'apprendre à voir. J'entends beaucoup des mamans qui disent Oh, on va à l'école et on vous dit Ah ! Les enfants devraient faire en premiÚre année dix minutes, des devoirs en deuxiÚme année, 20 minutes de devoirs. Et puis tous les parents sont inquiets. Est ce qu'ils vont faire le dix minutes ? Non, ma fille le fait plus, elle le fait. Moi je dois passer beaucoup de temps avec moi. Je me dis ok, les devoirs c'est pas pour les parents ne sont pas pour les parents.

Oui.

Alors si l'enfant n'a pas fait ses devoirs, moi je peux. On peut imaginer que je suis un mauvais parent, mais je pense que quand il ira à l'école le lendemain et qu'il l'aura pas fait. Eh bien, il va y avoir des conséquences. Il va apprendre. Et si ça se passe pas bien, la maßtresse, elle viendra me voir et alors on sera deux.

À le.

Remettre un petit peu. Mais tant qu'on n'a pas laissé l'enfant.

Expérimenter.

Et expĂ©rimenter, et bah il sera dans cet orphelinat. Ou le ou les parents lui donnent le cadre et quand, quand il va se retrouver en dehors de ce cadre, c'est lĂ  oĂč il va tomber. Ça sera encore plus plus pĂ©nible pour lui que s'il le fait assez tĂŽt dans sa vie qu'il apprend. Et c'est pareil pour tout.

En fait.

On aimerait que nos enfants fassent des sports, qu'ils soient performants partout, qu'ils aient qu'ils fassent de l'anglais, du français, du chinois.

Du russe, russe.

Et puis ils ont juste envie de jouer.

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Moi je ne suis pas quelqu'un qui va en poser. L'heure du coucher absolu. L'heure pour faire les devoirs. L'heure pour goĂ»ter. Donc pour moi, c'est un peu plus souple tout ça. Parfois, mes enfants me disent Hein, j'ai pas faim ? Eh bien, je ne vais pas les forcer Ă  manger. Je connais. Et mĂȘme dans ma famille, tu vois. Pauvre pour dire qu'on peut ĂȘtre diffĂ©rentes frĂšre et sƓur et avoir quand mĂȘme aussi des façons de faire trĂšs diffĂ©rentes. Mais. Quand je vois certaines mamans qui s'inquiĂštent parce que l'enfant n'a pas goĂ»tĂ©, je me dis qu'honnĂȘtement.

C'est pas trĂšs important. Donc toi tu vas mettre un cadre et puis tu te prends comment pour mettre un parce que j'entends que tu dis je ne vais pas ĂȘtre figĂ© sur l'heure du coucher par exemple. Ça veut dire qu'il peuvent se coucher Ă  n'importe quelle heure ?

Non mais trĂšs vite, ils sont fatiguĂ©s. C'est pas vrai, Ça fonctionne ça tout seul. Parfois, c'est dix minutes plus tard. D'autres fois, il y a des jours oĂč ils sont plus fatiguĂ©s et on les voit dĂ©jĂ  qu'ils sentent qu'ils ne tiennent plus et donc ils vont d'eux mĂȘmes. Ils vont dire Je vais me mettre le pyjama. On voit qu'ils sont dĂ©jĂ  qui qu'ils n'en peuvent plus. Donc euh voilĂ , je vais pas non plus leur dire j'Ă©tais fatiguĂ©, tu vas te coucher dans une demi heure parce que c'est l'heure. Ça fonctionne dans les deux sens et.

Ça veut dire ça veut dire que t'as quand mĂȘme une limite dans le sens que j'imagine que tu veilles quand mĂȘme Ă  ce qu'ils aillent au lit le soir.

Bien sûr. Oui, et il ne faut pas non plus exagérer, mais en général, c'est un peu comme notre corps aussi, il s'ajuste au besoin si on le laisse faire.

Oui, ben oui. Donc. Donc ce que j'entends, c'est que finalement, par ta maniÚre de faire, par cette souplesse, il y a une compréhension mutuelle qui s'installe entre vous. C'est ça ? Et du coup, comme comme il y a cette écoute, comme il y a cet espace, ben il n'y a pas besoin de lutte. Les choses, elles se font.

Mais y'a quand mĂȘme aussi des choses Ă  accepter. Et on parlait de lors du coaching dans les quatre enfants.

Il y en a un.

Qui vient tous les soirs Ă  peu prĂšs Ă  la mĂȘme heure. Bonsoir maman. Il m'a fait la bise et il part dans sa chambre. Il aura peut ĂȘtre dormir un petit peu plus tard ou plus tĂŽt, mais il est trĂšs rĂ©glĂ©, rĂ©glĂ©. Il y a un autre cĂŽtĂ©, il ne voit pas l'heure d'aller se coucher. Et alors ? Quand je vois ça, je vis mon ultra fatiguĂ©. Demain, il faudra quand mĂȘme que tu fasses un peu. Mais vraiment, ça dĂ©pend des enfants. Il y a des enfants qui ont besoin d'un peu plus par ci, d'autres qui ont besoin d'un peu plus par lĂ . Et c'est aussi Ă  nous de voir. C'est clair que en nous, pour moi c'est ça. Les rĂšgles ne sont pas forcĂ©ment applicables.

À chaque enfant, à chaque enfant.

À chaque enfant.

Au mĂȘme.

Moment, au mĂȘme moment.

Oui.

AprĂšs il y a quand mĂȘme eu. J'imagine que chez vous, il y a quand mĂȘme des heures de repas.

Oui oui.

Et lĂ  c'est l'heure et la mĂȘme pour tout le monde dont j'entends le goĂ»ter que tu considĂšres pas le goĂ»ter comme un repas en fait.

Important comme il y a quatre, qu'ils ont des Ăąges diffĂ©rents maintenant, c'est trĂšs compliquĂ©. Faire que tout le monde arrive en mĂȘme temps. Il y a par exemple, il y a le sport qui fait que parfois ils rentrent Ă  8 h ou aprĂšs 8 h. Du coup, si on attend que tout le monde soit lĂ , tout le monde est lĂ , tout le monde mange en retard. D'autre part, c'est un peu triste qu'il y a toujours le mĂȘme qui loupe le repas en famille, donc on essaye un peu de jouer sur les deux. Et puis quand il commence Ă  devenir grande comme ça, eh ben ils sont pas lĂ  parce qu'ils ont dit ils partent avec les amis. Donc il faut ĂȘtre aussi souple, ouvert et flexible justement. Parfois il faut se dire ok, dites moi si vous ĂȘtes lĂ  ou pas comme ça, je le sais Ă  la taille de la casserole au moins, Ă  savoir un minimum de formation.

C'est bon.

Mais c'est fantastique. C'est vrai que c'est bien aussi.

Ça fonctionne bien chez toi ?

Oui, je pense pas.

Que j'ai des informations pas assez bien.

Oui.

Tu as réussi à faire ça depuis. Depuis qu'ils sont tout petits. Ou bien toi tu as appris à devenir souple au fur et à mesure de tes enfants ? Ou tu avais déjà une maman qui était comme ça ? Elle avait aussi cette souplesse de maman ?

Je pense que oui.

Oui, t'as grandi.

Oui, je pense que oui, mais autrefois on avait pas non plus. Enfin je sais pas. C'est vrai que ma maman, elle ne m'a jamais dit tu dois rentrer Ă  telle heure quand tu sors avec tes copines. Je n'ai jamais eu d'heure de rentrĂ©e, hein. Mais je pense qu'elle n'a pas Ă  se plaindre parce que j'ai toujours Ă©tĂ© quand mĂȘme assez de temps en temps une fois par annĂ©e, et on revenait trĂšs trĂšs tard parce que c'Ă©tait.

Une occasion spéciale.

Mais je n'ai jamais Ă©tĂ© quelqu'un de trĂšs difficile Ă  gĂ©rer et je vois que mes enfants ne le sont pas non plus. Du coup, je ne vois pas l'intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre le sergent major.

Ben oui.

Parce que ça se passe bien en effet.

Oui, parce qu'il y a parfois des parents qui apprennent cette souplesse avec les enfants. C'est les enfants qui qui apprennent cette souplesse Ă  leurs parents.

Oh oui.

Et puis toi, toi, tu l'avais déjà.

Oui.

Je oui et je ne sais pas dans quel sens on peut aller pour dire ce qu'il a appris. Ok, mais en effet, c'est.

Oui, je pense que depuis le début t'as été une maman qui s'inquiétait pas. Si si, l'enfant dormait un peu plus, un peu moins. Tu faisais avec avec le rythme de l'enfant depuis le début, c'est ça ?

Oui.

En voilĂ  un exemple. Les enfants. Toutes les presque tous. Tous les enfants. Les quatre en fait. TrĂšs trĂšs long Ă  ne plus appeler la nuit.

Oui.

TrĂšs trĂšs long.

C'est quoi ? TrĂšs trĂšs long pour toi ?

Une année ? Plus d'une année, plus d'une année. Parce que je me rappelle donner de préparer des biberons la nuit pour leur donner et de se rendormir ou de me lever pour donner la sucette ou des choses comme ça, alors qu'il y avait d'autres mamans qui me disaient Oh mon enfant, il dort depuis qu'il a deux mois. Alors on est rentrés de l'hÎpital, il était réglé comme moi, je me disais oh là là, et bah j'ai pas de chance, voyons le prochain. Et ainsi de suite sur quatre enfants, donc ça a été plutÎt pénible. Et puis en général, les gens me disaient oui, mais c'est parce que tu les écoutes trop ou tu fais trop attention. Moi, de mon cÎté, je ne pouvais pas.

Les laisser pleurer.

Le laisser pleurer. Je n'ai jamais pu alors. VoilĂ , je devais me lever, aller voir et puis calmer l'enfant et le laisser faire. Quand je voyais qu'il qui se rendormit, je repartais.

Oui.

Alors quel a été le facteur ? Est ce que c'est vraiment parce que j'ai pas. Je suis venue à chaque fois que ça a duré aussi longtemps. Ou est ce que c'est parce que les enfants sont comme ça que.

Euh. Mais aprÚs une année ils ont plus appris la nuit, donc plus réveillés aprÚs.

Oui tu vois la chose, c'est épisodiquement, ils ont appelé mais ça diminue gentiment et un jour on se réveille, on se dit à personne mieux tu arrives à quelque chose.

Sais, je m'entendais avec mon.

PÚre, il venait pas, il venait pas vous rejoindre dans votre lit ou aucun des quatre. Parce que tu vois, quand tu te dis c'est quoi pour toi ? TrÚs trÚs longtemps, Mais tu me dis une année, je peux te dire qu'il y a des parents qui attendent bien plus longtemps que ça pour avoir des nuits tranquilles.

Oui.

Oui oui, en effet, je crois que voilà, une année c'est pas si mal.

Parce que c'est mĂȘme trĂšs trĂšs bien.

Ha ha ha ha ha ha ha.

Ha ! C'est vrai que j'ai essayĂ© quand mĂȘme d'avoir des congĂ©s maternitĂ© qui Ă©taient assez longs dans le sens oĂč avant de reprendre le travail cinq mois, six mois donc l'enfant Ă©tait dĂ©jĂ  un petit peu plus grand. Je les ai allaitĂ© aussi longtemps que possible. Et une fois que j'ai repris le travail, ça devenait clairement beaucoup plus difficile Ă  tenir. Avec les rĂ©veils la nuit.

Oui.

Quand on dort comme ça, un peu haché.

Oui.

Et puis aprĂšs on doit quand mĂȘme avoir son rendement pendant la journĂ©e. Au travail, ça devient un peu plus compliquĂ©.

Mais euh.

HonnĂȘtement, aprĂšs on se rappelle plus de ça.

C'est ça sur le moment hein, On croit mourir de Fantine.

On savait comment c'était. Quand je le fais parce qu'on se fait virer, quatre enfants, ça veut dire quatre ans.

Et quatre.

Trois sur.

Quatre cas de grossesse aussi tu vois ? Quatre allaitement, quatre accouchement. Oui donc il n'y a pas que les nuits, il y a tout, il y a tout ce qui va autour.

Oui mais c'est ce que je disais avant. Pour moi ça s'est tellement bien passé que je peux pas vraiment. Pour moi, c'était pas un.

Pas trop difficile face à cela, ça se faisait presque tout seul. D'ailleurs, t'as dit que t'en aurais eu encore quatre ou cinq, ce qui avait pu.

Commencer trop tard.

Vraiment ? Euh. Oui, oui.

Et puis en effet, dans une maison premier enfant, c'est. On est trĂšs stressĂ©. DeuxiĂšme, on est moins stressĂ©, mais c'est quand mĂȘme une charge de travail supplĂ©mentaire qui est pas nĂ©gligeable. TroisiĂšme, quatriĂšme et je pense les suivants sont la charge de travail. Ne pas doubler, tripler, elle est moindre.

Bien, on.

La voit pas pareil, c'est.

Pas pareil.

On passe des mauvais moments, c'est clair.

Il y a.

Il y a des moments oĂč l'on se dit Oh, si je pouvais le mettre au congĂ©lateur !

Mais.

Mais sinon.

Donc, ce que tu es en train de dire, c'est que aux personnes qui nous écoutent, qui hésitent d'avoir un troisiÚme enfant, tu leur dirais allez y parce que plus on en fait, plus ça vient. C'est ça que tu dis toi ?

Oui, c'est pas il ne faut pas multiplier fois trois fois, car oui.

C'est moi, C'est moins compliqué. Oui.

Pourquoi tu penses que c'est moins compliqué ?

Parce qu'on est moins stressĂ©. Un boulanger qui fait son premier pain, il va le regarder de tous les cĂŽtĂ©s et il va regarder comme ça. Cookie dans le four oĂč il va. DeuxiĂšme pain, il sera moins stressĂ©. Puis quand il en fait des gros ou des grosses fournĂ©es, ben ça sort tout seul. Et bien trĂšs trĂšs bien. Avec moins d'effort oui. Donc c'est une question d'expĂ©rience aussi.

Oui.

Qu'est ce que tu as appris, toi, au travers de ces quatre quatre enfants ? Qu'est ce que tu peux dire ? C'est que oui. Qu'est ce qui. Parce que j'imagine dans 20 ans maintenant quatre enfants. Qu'est ce qui a changé chez toi ?

Chez moi.

Oui.

Bon, je sais pas. Maintenant, je crois que je. Maintenant que les enfants sont grands, je commence Ă  m'occuper de moi. Oui, de nouveau.

Oui.

Parce que c'est une pĂ©riode oĂč l'on a vraiment beaucoup de mal Ă  avoir un petit peu de temps pour soi. Et ça c'est soit on l'accepte et ça passe facilement, soit on ne l'accepte pas et de ce fait, de ce fait, on est trop stressĂ© et je pense que c'est vraiment il faut. C'est une pĂ©riode oĂč il faut accepter qu'on est lĂ  pour s'occuper des enfants, pour les faire grandir. Et puis un jour on se retrouve quand mĂȘme Ă  rentrer dans la voiture et Ă  se rendre compte que chacun c'est pour moi ça. C'est un point important, Chacun met sa ceinture tout seul. Oui, ça c'est un point de des changements oĂč l'on s'est dit tiens.

Euh lĂ  j'ai un rĂŽle Ă  jouer.

Et oui.

LĂ , au niveau de l'autonomie.

Oui oui et aprĂšs c'est trĂšs sympathique Quand on partage un voyage avec des enfants beaucoup plus grands, on a des discussions trĂšs intĂ©ressantes, ils deviennent vraiment mĂȘme tout petit. Parfois on avait des discussions Ă  mourir de rire, ça c'est tellement fantastique. Pour revenir Ă  la nature, c'est ça. C'est tellement incroyable de voir Ă  quel point ils peuvent rĂ©flĂ©chir, oĂč ils commencent Ă  faire, Ă  faire des triches, oĂč ils vont apprendre un nouveau jeu, oĂč ils vont regarder les copains et essayer d'ĂȘtre Ă  la mode comme les autres. Se laisser entraĂźner par des publicitĂ©s. C'est si on prend pas ça comme.

Un.

Gros problÚme. C'est trÚs intéressant à observer, à observer, à étudier.

C'est impressionnant et ça passe plus vite aussi.

Oui, certainement, certainement. Ça fait quand mĂȘme que la vie est moins.

Oui.

Elle est moins pénible. Toi tu dis c'est un mode de de mettre de la légÚreté.

Oui.

Pas faire de chaque chose un gros soucis, un énorme succÚs. Tu vois, les enfants passent aussi par des périodes ou un des enfants a découvert la musique, cette musique qui fait beaucoup de bruit hard. Et là je me suis dit bon sang, qu'est ce que. Qu'est ce que qu'est ce qu'il va devenir ? Et puis au bout d'un moment, tout seul, il a vu que ça l'intéressait plus. Si, si, j'avais mis de mon cÎté essayer de l'imiter ou me dire il ne faut pas qu'il aille avec ses copains, il ne faut pas qu'il fasse ça.

Et c'est ça aurait été contre productif. Il aurait. Il aurait certainement.

Poussé un sonore ou.

Juste juste contrarié. C'est ça que tu dis ?

Oui.

Ou alors tes enfants qui fait ça ? Est ce que je peux grimper sur l'arbre ?

Hum.

Et c'est bon. Je t'ai dit Fais attention, regarde. Et puis si tu vois que ça devient dangereux, bah tu descends. Mais il faut le laisser essayer. Et il y en a qui vont vouloir essayer et d'autres qui sont plus peureux, qui ne vont pas vouloir essayer dans ce panneau. C'est pas forcĂ©ment Ă  nous de mettre les limites avant de savoir jusqu'oĂč ils sont capables d'aller.

Oui.

Toi tu dis, t'es vraiment partisane que chacun sente ses propres.

Limites, découvre.

DĂ©couvre par eux mĂȘme.

Les enfants, il y en a un qui adore voyager. A quinze seize ans, il voulait dĂ©jĂ  partir faire des Ă©tudes ailleurs. Les autres sont arrivĂ©s au mĂȘme Ăąge. Ils n'ont jamais demandĂ©. Ce n'est pas parce que le premier l'a fait que je vais pousser les autres Ă  le faire. Parce que le premier l'a fait et les autres ils ont aussi le droit et qu'il faut qu'ils aillent, ils le sentent pas, ils ne l'ont pas demandĂ©, donc ils ont peut ĂȘtre d'autres demandes ou d'autres. Et c'est pas parce que moi j'ai fait, je suis parti de l'Espagne Ă  l'Ă©tranger que je vais aussi. Demandez Ă  mes enfants de faire la mĂȘme chose. Chacun verra ce que la vie lui apporte. Mais quand pour moi le plus la chose la plus importante, je me dis que quand on. A. Chacun a quand mĂȘme un objectif Ă  accomplir dans sa vie. Et je me dis quand je serai morte, il y aura un petit bout de moi quelque part qui continue Ă  vivre. Et. C'est ça.

Que la transmission tu offres Ă  tes enfants, c'est.

Ça ? Voilà, c'est ça qui est fantastique.

Oui.

Parce que on peut ĂȘtre un trĂšs gros entrepreneur, on peut ĂȘtre un manager avec beaucoup de succĂšs et vraiment, ça, ça reste. Il y a quelque chose qui reste ça aprĂšs qu'on n'est pas lĂ . Je pense difficilement, puisque le monde change tellement vite qu'il y a trĂšs peu de choses qui restent vraiment.

Qui perdurent tel quel. Ça se transforme en fait. Voilà.

C'est nous. On va contribuer à que l'espÚce humaine continue de se développer. Si on met des enfants au monde, ça c'est moi. Ma vision c'est ce n'est pas que je suis, mais je me dis autant que ce soit moi qui ne suis pas quelqu'un d'autre, C'est moi, c'est ma puissance, c'est mon opportunité.

Et en plus, c'était ton désir et ta joie. Oui, oui. Donc donc effectivement, c'est important de s'écouter. Et puis de nouveau, on arrive à la notion de libre arbitre, de choix que tu as, que tu évoques depuis le début.

Oui.

Ta maman elle est là, elle t'a vraiment laissé partir comme ça, simplement quand tu as dit que tu partais vivre à l'étranger ou ça s'est fait un petit peu par hasard, tu es resté tout d'un coup.

Hmmm. Non, elle m'a laissée.

Elle ne s'est jamais opposée, mais elle ne m'a pas poussé et ne s'est pas. Non plus.

Elle a compris. En fait, elle t'a laissé vivre ce que t'avais à vivre.

Oui. Moi non.

Je veux dire, c'est ça qui est que j'essaye aussi de faire avec mes enfants, je veux dire et. Il y en a un qui a envie de voyager, qui est beaucoup plus globe trotteur.

On va aller en lĂ  bas.

On y.

Fait des expériences.

Bien sûr.

Et il y en a d'autres qui sont qui préfÚrent plutÎt étudier ceci ou aller par là. Moi j'ai jamais dit aux enfants tu dois étudier ça ou ça. Chacun a choisi un petit peu. Il y en a qui ont les idées trÚs claires et d'autres qui n'ont aucune aucune idée.

Ça te fait un peu plus de soucis ou bien tu te dis que ça va venir ?

Mais non, Pourquoi ?

À un moment aprùs l'autre.

TĂŽt ou tard, ils se rendent compte que voilĂ .

Oui.

On avance un petit peu comme comme un aveu, un coup de bĂąton Ă  droite, un coup de bĂąton Ă  gauche et en route, on trouve son chemin.

Oui.

Du coup, toi tu t'Ă©nerves jamais avec les gens, tu t'Ă©nerves quand mĂȘme.

Oui, oui, oui, je sais.

Mais c'est vrai que c'est rare quand mĂȘme. Que. Qu'on soit complĂštement. A crier comme on pendant longtemps, on crier comme des malades pendant longtemps. Ça, ça arrive quand.

Il y a des orages quand mĂȘme qui passent de temps en temps.

Oui oui oui.

Ça permet de dĂ©charger.

Et il y a quand mĂȘme des choses qu'on doit faire obligatoirement. Prenons par exemple des trucs tout bĂȘte la lessive.

À.

La lessive doit se faire. Alors comme on est nombreux. Je prĂ©fĂšre grouper et faire des lessives d'un coup. Il y a une journĂ©e oĂč il y a beaucoup de lessive Ă  faire, mais au moins c'est concentrĂ© sur une journĂ©e. Bon, j'estime qu'ils ont dĂ©jĂ  un peu l'Ăąge oĂč ils peuvent quand mĂȘme apporter sur leur. Mais qu'est ce qui se passe si on fait la lessive le weekend ? Il y en a qui aiment dormir tard. Donc du coup, la journĂ©e de.

Lessive.

Comme je commence assez tard et du coup mon je vais leur dire avant d'aller dormir la veille si tu veux dormir longtemps, demain amÚne ton linge et sors le de ta chambre au moins pour qu'il soit disponible. Donc parfois ça cause vraiment des tensions parce que ça n'a pas été fait. Mais alors qu'est ce qu'on peut faire ? Eh bien ton linge n'est pas lavé cette semaine.

C'est la conséquence. Ok, tu laisses faire. En fait, voilà.

Ce que je me dis. Non, je ne peux rien mettre.

Ah oui tiens !

Et oui, tu as laissé partir passer un semaine lavage, donc c'est à toi de voir.

Oui.

Voilà, je peux pas non plus adapter mon rythme à tout le monde ou attendre que le dernier arrive parce que ça serait. Donc c'est à eux aussi de s'adapter un petit peu, à.

Mon.

Rythme, Ă .

Mon rythme.

Et Ă  ta demande aussi.

Si ils veulent pas, c'est pas un problĂšme, mais ils doivent aussi assumer.

Et du coup, qu'est ce qui se passe ? Et y vont ? Ils vont mettre leur lessive tout seul aprĂšs ou.

Ça oui ça peut arriver.

Oui oui.

Mais ils font une.

Machine. Oui ben oui oui.

Bon, c'est comme ça qu'on apprend hein.

Oui oui oui. Et parfois ils le disent genre bah tiens, j'ai vraiment pas envie, je ferai moi.

Et puis ça une fois, tu vas choisir.

Oui, c'est un choix.

Ou alors c'est pas grave, je me débrouille avec ce que j'ai. Puis tu.

Sais.

C'est pas la mort.

Non, c'est juste apprendre que. Ben voilà, le train est passé. Tu l'as raté quoi.

VoilĂ .

Donc qu'est ce que tu vas faire maintenant ?

Oh c'est pas c'est pas mort, ils vont pas mourir, c'est ça ? C'est pas un truc oĂč je choisis d'avoir un gros problĂšme pour l'avenir. C'est.

Moi j'entends, j'entends plutÎt vraiment de la bienveillance, j'entends une bienveillance de ta part et une fermeté en fait. Bon, tu vois, j'entends plutÎt conséquence que punition. Oui, parce que quand on veut punir, quand on punit, c'est qu'on a envie de faire mal à l'autre.

Tu vois ? Ouais.

Tandis que lĂ , c'est juste une consĂ©quence en fait. T'as pas sorti le linge ? Peut ĂȘtre que tu vas te faire rĂ©veiller parce que je vais venir chercher le linge dans ta chambre. Ou alors le linge n'est pas dehors, je le prends pas. Et puis le linge bien, il est pas lavĂ© qu'il n'Ă©tait pas lĂ . C'est juste une consĂ©quence. Et la mĂȘme chose quand on rate un train, ce c'est pas la punition de rater le train. C'est un.

Bon exemple, c'est toujours.

Une conséquence. T'es pas parti assez vite de la maison quoi.

Dans les enfants, on a aussi.

Un spécialiste.

Ce qui arrive trÚs trÚs tÎt et ce qui arrive toujours en retard. Alors chacun doit assumer ses conséquences. Si j'arrive à était pour, il s'est réveillé trop tard et puis on peut l'accompagner à la gare, ça ça peut se faire, mais c'est l'eau et l'eau. Tu sais ce qu'on veut faire ?

Bah c'est la conséquence pour ce qui se passe aprÚs à l'école. Qu'est ce que ça suit en fait ?

Ouais.

Merci beaucoup Martine.

Merci Ă  toi.

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