En ce dimanche, nous abordons le pouvoir qu'a l'enfantement a nous re-connecter à nous-même dans l'instant présent.


Résumé de l'épisode:

Une relation complexe avec sa mère : Mélanie évoque le lien différent qu'elle entretient avec ses parents, étant donné leur divorce. Elle se sent plus proche de sa mère depuis qu'elle est devenue maman elle-même. Cela a renforcé leur connexion et a permis à Mélanie de mieux comprendre les choix de sa mère dans le passé, qu'elle avait eu du mal à saisir auparavant. Elle réalise maintenant que sa mère a dû prendre des décisions difficiles pour sa propre survie avant de pouvoir prendre soin de ses enfants.

Comprendre et accepter les réactions de sa mère : En devenant adulte et en devenant maman, Mélanie a pu mieux comprendre les réactions de sa mère. Elle reconnaît que la maternité n'est pas toujours facile et qu'il n'y a pas de mode d'emploi universel. Elle a appris à accepter que sa mère a fait de son mieux avec les outils dont elle disposait, malgré sa jeunesse et les défis auxquels elle était confrontée. Cette compréhension lui a permis d'apaiser les ressentiments passés et de renforcer leur relation.

La présence et la connexion avec son bébé : Mélanie partage comment elle a appris à être présente et à se connecter avec son bébé. Elle a découvert que la respiration consciente et l'ancrage dans l'instant présent étaient des clés essentielles pour apaiser son enfant lorsqu'il était agité ou pleurait. En se concentrant sur sa propre respiration et en se calmant, Mélanie a remarqué que son bébé se synchronisait avec elle et se calmait également. Cette connexion profonde avec son enfant lui a apporté de la sérénité et a renforcé leur lien.

La renaissance de Mélanie : Mélanie exprime comment l'expérience de l'enfantement a été une véritable renaissance pour elle. Elle se sent plus connectée à la vie en général et a trouvé une légitimité dans son rôle de femme et de mère. Cette puissance intérieure lui a donné une confiance en elle et une acceptation de qui elle est. Même si les nuits peuvent parfois être difficiles avec un bébé, Mélanie se réveille chaque matin avec une sérénité et une gratitude pour chaque instant précieux.

Conclusion : L'histoire de Mélanie nous rappelle la puissance de l'enfantement et son impact profond sur une femme. C'est un voyage de découverte de soi, de connexion avec son enfant et d'acceptation de la vie telle qu'elle est. Mélanie nous inspire à être présents, à respirer et à embrasser chaque moment avec amour et gratitude. La parentalité est une aventure qui transforme et épanouit, et Mélanie en est un bel exemple.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale et coach de vie à Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

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Podcast proposé tous les dimanches matins à 7h (une semaine sur deux gratuitement), il bâtit un espace où les cœurs s’ouvrent, les chemins de vie se déroulent et la simplicité enveloppe à son écoute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schémas longtemps restés logés dans l’inconscient sont mis en lumière, les défis de la vie accueillis avec curiosité et présence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des épisodes, les récits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent à vivre et laisser vivre avec confiance.

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Sujets abordés durant cet épisode: rapprochement mère/fille suite à la naissance du premier enfant, être maman est difficile, départ de maman qui fait que je suis la femme que je suis aujourd'hui, communication dans le couple, avancer ensemble, perdue avec les cris des bébés, émotions, panique, pleurs, communication mère-enfant, respiration, bébé qui envoie des signaux durant la grossesse, communication avec bébé durant la grossesse, on arrête de cogiter, compréhension, empathie, force, organisation, sérénité, communication dans le couple, cours Janick, respiration, communication mère-enfant, connexion avec bébé pendant la grossesse, présence, ressentir, se relier à la vibration, à l'énergie du bébé in-utéro,

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]


Pour moi, l'enfantement j'aime, je préfère dire enfantement que accouchement parce que l'enfantement a été tellement puissant que finalement, depuis ce jour là, je ne pourrai plus jamais. Me dénigrer ou. Pour moi, c'est en fait. Il y a une puissance qui est là maintenant.


Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey médiatrice familiale diplômée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singulière. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Mélanie. Bonjour Mélanie.


Bonjour.


Quel lien entretient tu avec tes parents aujourd'hui ? MĂ©lanie.


Alors mes parents étant divorcés, j'ai un lien différent avec chacun. Ma maman est très proche de moi, surtout depuis, depuis que je suis moi même maman. Ça nous a beaucoup rapprochés et mon papa, par contre, en est un peu plus éloigné. On est en bons termes malgré les aléas de la vie, mais on a moins, on est moins proches.


Tu as moins de feeling avec ton papa qu'avec ta maman. C'est ça que tu dis.


En ce moment ? Oui.


Puis tu dis que tu es maman ?


Oui, je suis maman d'un petit garçon qui a quinze mois. C'est une nouvelle aventure qui commence au début de l'aventure.


Tu disais que tu t'étais rapproché de ta maman par le fait que toi, aujourd'hui, tu es maman, c'est ça ?


Oui, je pense que depuis que je suis maman, j'ai compris beaucoup de choses qu'elle a fait pour moi, que auparavant je ne comprenais pas forcément les choix qu'elle a eus dans sa vie, personnellement ou pour nous. Et depuis que je suis moi même maman, je peux. Je peux enfin entendre et comprendre certaines de ses réactions et tout ce qu'elle a fait pour nous.


Qu'est ce que tu as compris ? Tu veux nous en parler car compris ? Quoi de. Des réactions de ta maman que tu as eu de la peine à comprendre en étant. Enfants ou adolescents, surtout adolescentes.


À cette période là, quelle qu'elle a, qu'elle est partie de la maison. Euh. En fait, c'est plutôt en premier lieu la. J'aurais envie de parler de cet homme, de la femme qu'elle est. Euh. Ça, j'ai compris en étant maman, mais elle a eu besoin à un moment donné de sauver sa peau en premier avant de pouvoir sauver ses enfants et garder ses enfants. Donc ça, ça a été beaucoup de colère pour moi. Ça a pris du temps à comprendre pourquoi elle nous laissait. Je trouvais qu'elle était égoïste de faire ce genre de choix. Et puis par la suite, en devenant adulte et maintenant maman, j'ai compris que c'était ça ou on l'aurait peut être plus jamais revu parce qu'elle avait besoin de se sauver de la relation avec avec mon papa. Donc ça, c'est quelque chose que j'ai. J'ai pu comprendre. Maintenant, je peux mieux accepter aussi. Et maintenant ? Du coup, je comprends mieux aussi toutes ces réactions qu'elle a eues en tant que maman.


C'était quoi ces réactions dont tu parles ?


Je me rends compte qu'ĂŞtre maman, c'est pas toujours bien. On n'a pas le mode d'emploi, on n'a pas le mode d'emploi. Quand on a un enfant.


Il n'y a rien qu'est venu le temps partiel.


Et du coup, c'est vrai que souvent je dis mais pourquoi on ne fait pas comme ça ? Pourquoi l'autre maman de ma copine a été super ? Elle a toujours prendre soin de ma copine. Et aujourd'hui, je comprends que. Parfois, on n'a pas les outils. Elle était très jeune, c'était une jeune maman. Elle nous a eu à 19 ans, 20 ans, 19, 21 et 23 ans. Donc à 23 ans, se retrouve avec quatre enfants et moi donc j'ai eu un mon premier enfant. Mon enfant a 34 ans, donc on n'a pas vraiment la même maturité entre 19 ans et 34 ans. Et puis je me suis dit maintenant, j'ai vraiment accepté que la. Qu'elle a fait avec ce qu'elle avait, avec les outils qu'elle avait. Et puis elle a fait du mieux qu'elle pouvait. Et puis finalement, s'en sort pas si mal. Tout est là, à mes frères et soeurs.


Tu as pu en parler avec elle ?


J'en ai parlé, oui. J'en ai parlé il y a quelques années déjà, mais vraiment maintenant. Depuis, je suis moi même maman. Je n'ai pas pu en parler avec elle.


Parce que quand elle est partie à la maison, elle avait quel âge elle avait prétendu. Âge si tu étais adolescent.


Finalement, elle avait.


Un petit peu.


30, 38 ans. Elle avait 38 ans. Alors, à l'approche de la quarantaine, oui. Donc oui, c'était. C'est un peu l'âge que j'ai maintenant, effectivement. Puis elle s'est rendu compte que toute la période que moi j'ai eu avant les enfants, elle l'avait, elle n'a pas eu et elle a eu besoin de le vivre après.


Ça t'a donné quoi comme force sept sept. Le fait que ta maman soit soit partie de la maison à un moment donné aujourd'hui, est ce que tu arrives à mesurer les côtés positifs de cette douloureuse expérience ? J'ai envie de dire.


Oui, alors il y a. En fait cette expérience négative au départ et finalement elle m'a construite. Elle fait que je suis la femme que je suis aujourd'hui. J'ai été confrontée assez rapidement à la réalité de la vie, plus plutôt matérielle. Il faut s'organiser tout seul, cuisiner par ménage toutes ces tâches.


C'était la seule fille de la maisonnée.


Y et ma sœur aussi. On était les deux, les deux avec les deux frères et mon papa. Il y avait ce côté. Il fallait très vite rentrer dans le bain de la vie. De l'autre côté, par contre, j'avais besoin d'être complètement extravertie à côté, me défouler, aller dans les excès plutôt. Et puis maintenant que j'ai maintenant, en fait, je pense que ça m'apporte beaucoup de sérénité par rapport à mon couple. Par rapport à ma vie de famille. J'ai appris à mieux communiquer aussi, à communiquer avec mon mari, justement. C'est très rare que dans notre couple, il y ait des grosses crises. Alors oui, on se dispute, mais on communique justement. Donc ça, c'est des choses que j'ai appris, des erreurs de mes parents finalement, à voir s'engueuler tout le temps. Nous, on a envie de discuter maintenant, de communiquer et d'avancer ensemble.


Puis là, quand tu disais je n'ai pas eu le mode d'emploi qui est arrivé avec mon bébé, tu aurais aimé qu'il soit inscrit. Quoi sur ce mode d'emploi ? S'il est arrivé avec.


Bah en fait, quand on est compliqué, quand on est avec. Quand je suis avec mon fils et. Il commence à écrire. On ne sait pas ce qu'il a à vendre, donc là on dit mon Dieu, mais qu'est ce qui se passe ? Et là, très vite, on dit Mon Dieu, on est un peu submergé par les émotions. Pas très positif, au contraire.


C'est quoi ces émotions à ce moment là ? Elles sont uniques, elles ne sont pas très positives normalement. C'est quoi comme émotions ? Aura envie de quoi dans ces moments là ? C'est quoi les images qui te passe par la tête ?


A moi. C'est surtout que je suis vite en panique, en pleurs, à perdre mes moyens, à me dire que je ne vais pas être capable. Donc beaucoup aiment à me à me dénigrer un petit peu en me disant Je ne suis pas une bonne mère, je ne sais pas comment calmer mon enfant. Et puis, petit à petit, maintenant, j'ai des ressources qui permettent justement de de moi être plus calmes et puis du coup, d'arriver à l'apaiser lui même. Ça, c'est des choses que j'ai appris au fur et à mesure. Notamment avec toi.


Tu peux donner un peu des pistes aux personnes qui nous écoutent et peut être qui vivent la même chose que toi avec un bébé qui pleure et.


Mais moi, ce qui m'a vraiment aidé, c'était justement au cours, quand tu nous as appris vraiment à être présent. C'est à dire que moi, physiquement, quand j'ai mon petit dans les bras qui hurle avant, j'étais heureux. J'étais agité. J'avais besoin de. J'essayais de le bercer, mais je ne le sais pas du tout parce que j'étais plus souvent en train de l'exciter qu'autre chose. Et puis, en fait, par rapport aux outils que tu m'as donné, en fait, je me dis je respire.


Tu respire.


Je respire, je respire bien dans mon ventre, sur mon nombril. Et je respire même fort. J'en inspire. J'espère que mon petit l'entende aussi. Et là, tout de suite, je sens que moi, je me pose. Je suis beaucoup plus ancré. J'ai vraiment, je me concentre sur mes pieds. Je remonte vraiment, gentiment, encore. Je reviens vraiment à ici et maintenant. Et à ce moment là, on voit que lui, ça pèse beaucoup. Il peut lâcher, il arrive à provoquer. Il a des émotions, il peut les laisser. En fait, je le laisse libre cours à ses émotions. Elles sont plus dérangeantes pour moi. Du coup, il arrive à s'exprimer et après, il se calme. Il en fait. C'est un jeu. Rendez vous à chaque fois. En faites pas souvent. Avec du recul, je me rends compte que moi, je n'étais pas du tout ici et maintenant, j'étais en train de réfléchir à demain. Qu'est ce que je dois faire ou comment je peux faire ça comme il faut ?


Je n'étais pas présente. Et puis cette présence là, maintenant, elle m'aide beaucoup à être avec lui. Non, moi, je suis beaucoup mieux quand je suis comme ça. Et puis du coup, bas, lui, il est bien mieux aussi.


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Mais maintenant, ce qui est joli, c'est que souvent, quand tu m'entends bien, inspirer, expirer, il fait la mĂŞme chose que moi quand je l'entends. Pffff.


Regarde ses quinze.


Moi. Oui.


C'est incroyable.


En fait.


Il se synchronise sur ta respiration.


Oui, vraiment, il se synchronise.


Là, on peut vraiment observer tout ce qui se passe. Et comme autant quand tu est dans le stress, il est synchronisé sur ton stress et sa peur, ça monte en puissance des deux côtés. Oui, et autant tu commences à respirer et tout ça se synchronise sur ta respiration. Et là, ça commence à baisser des deux côtés, c'est magnifique.


Quentin C'est vraiment super. Ouais ouais.


Et puis je suppose aussi que à quinze mois, c'est plus facile aussi pour communiquer maintenant. Il y a toute une part ou ils communiquent quand même déjà beaucoup plus. Il a toujours communiqué, je suppose, mais là pour toi, ça devient. Hum. Plus évident ou.


Singulier, c'est.


L'Ă©volution.


Oui, oui, c'est plus évident. Je ne sais pas si je peux dire que c'est le plus évident parce que j'ai l'impression qu'on en a depuis tout petit et il est très clair dans ce qu'il veut. Donc il a toujours su nous faire comprendre d'une manière ou d'une autre. J'ai l'impression que oui. Alors physiquement, c'est plus évident parce qu'il nous montre les choses ou il fait des petits bruits avec sa bouche. Les petits sont des plis, on commence à dire non avec la tête. Alors oui, physiquement, oui, mais je trouve que dans. Dans l'être, qu'il est subtil, c'est la même chose. Il a toujours été clair, en fait. Oui.


En fait, on avait déjà une belle communication avec lui quand il était dans ton ventre. Tu te rappelles ?


Oui, c'est vrai qu'on a. On avait déjà cette connexion déjà tout au début de la grossesse, avec la petite première. Petite frayeur. Au début justement, on avait eu peur que Kim qui part, qui partent en fait donc. Et tout au long de la grossesse, il m'a bien montré c'est bon. Je me rappellerai encore de l'échographie ou il ne voulait pas. Il voulait. Il se cachait toujours. La seule chose qui nous a montré ça, un pouce levé, l'air de dire C'est bon, tout va bien, c'est tranquille. Et en fait, chaque fois que j'avais un doute que je cours, j'avais peur. Peur que la grossesse se passe mal. Il savait qu'il y a toujours eu un. Il nous a toujours envoyé des signaux de bon. C'est OK, tout va bien.


Tranquille, plus calme. Confiance ?


Oui, oui, vraiment.


C'est comment que tu capte ? En fait, quand tu as un bébé dans ton ventre, tu fais comment pour capter ces signaux là ?


Mais ça revient à. On en revient toujours avec la présence. En fait, à chaque fois que je m'emballe, que j'étais trop dans ma tête à me poser trop de questions, j'avais aucune réponse. Je me faisais des scénarios incroyables et du moment que. Je me calmait que je mange, respirait. Mais en fait, c'était plus clair. Il y avait. C'est comme une petite voix qui était là pour me dire c'est bon, tout va bien. Une. C'est plus dans le. Dans le ressenti. Si on arrête, on arrête de cogiter et on et on va dans son ressenti. Et puis là, on sent tout de suite. C'est bon, je ne suis plus en paix. Tout va bien.


C'est aussi le ressenti du bébé qui bouge longtemps au ventre et de te connecter vraiment à cet enfant qui qu'elle a peur de toi. Oui, tu parles dans ton ressenti parce que là, finalement en train de dire la même chose, mais sans bébé dans ton ventre quand il cause de revenir à la présence, de descendre. Mais quand on est enceinte, il y a quand même le bébé.


Il est présent, oui. Alors, même au départ qu'on ne sent pas tout de suite, on ne sent pas vraiment bouger tout de suite. Mais c'est comme si dans le ventre, on sent vraiment une force, une énergie. On sent qu'il y a une vibration et. Et ce n'est pas, ce n'est pas vide. Il y a vraiment, il y a vraiment de la vie dans ce ventre. D'ailleurs, quand on a eu peur de perdre 7 à 6 semaines ou sept semaines, vraiment ? Au début. Je me souviens, mon conjoint était à côté de moi. Il me voyait paniquer. Au bout d'un moment, j'ai vu que lui, il s'est calmé. Et puis il m'a dit C'est bon. Tout est en ordre. Il a mis la main sur mon ventre et c'était c'était un homme. C'était clair, tout allait bien. Après, on a été physiquement faire une échographie, voir que tout allait bien. Mais il y avait vraiment quelque chose, une énergie dans ce ventre difficile à exprimer finalement.


Parce qu'on l'a, on sent, on sent vraiment, on se sent enveloppé, alors que c'est peut être nous qu'on l'enveloppe plutôt. Mais on. Mais c'est plutôt. Oui, on sent, on sent qu'il y a de la vie et je ne peux pas dire autrement.


Maintenant, si tu vas dans ton ventre et la vie, il n'y a pas de vie.


Alors maintenant, il y a cette vie lĂ . Mais avant, j'avais de la peine Ă  la trouver.


Ce que tu es en train de dire, c'est que depuis que tu as eu ton bébé, tu as beaucoup plus facilement l'accès à la vie qui est en toi. Oui, et qui dit qui est un homme qui est juste le reflet de Mélanie ?


Ça, c'est pour moi. Ça a été une renaissance. C'était la naissance de mon enfant. Ça a été la naissance de moi en tant que maman. Mais ça a été une renaissance en tant que moi, Mélanie. Justement, c'est comme si avant, il n'y avait pas de vie dans mon ventre. Dans mon bassin, j'ai l'impression que c'était toujours froid. C'était. Moi j'étais déconnectée, avec, avec mon intimité. Et depuis, depuis, je suis beaucoup plus connectée. Je suis une. Je ne suis plus en vie. Oui.


C'est magnifique ce que tu te partages lĂ .


Oui. Très beau. Ça a été tout un processus, mais vraiment, ça va au delà de tout. Au delà d'être maire, ça va être. C'est être femme aussi, c'est être femme dans l'intimité. Pour moi, l'enfantement, j'aime, je préfère dire enfantement que accouchements. Parce que l'enfantement, il a été tellement puissant que finalement, depuis ce jour là, je ne pourrais plus jamais. Me dénigrer ou. Pour moi, c'est en fait. Il y a une puissance qui est là maintenant.


Ça a donné une légitimité d'être. C'est ça.


Oui. D'être face à vous, d'être femme, exactement. D'être femme, d'être mère et d'être moi même en fait. Et depuis, je suis beaucoup plus connecté à la vie en général. Maintenant ben voilà, avec un petit de quinze mois, on passe pas des nuits extraordinaires mais malgré tout, on arrive à être un homme. On se réveille le matin, on est, on est là, on est bien. Je suis bien et. Un jour après l'autre, un moment après l'autre.


Merci MĂ©lanie.


Mais avec plaisir, merci.


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