En ce dimanche, nous abordons le pouvoir qu'a l'enfantement a nous re-connecter Ă  nous-mĂȘme dans l'instant prĂ©sent.

🔁 Libre accĂšs de l'Ă©pisode initialement publiĂ© le 16.10.2022


Résumé de l'épisode:

Une relation complexe avec sa mĂšre : MĂ©lanie Ă©voque le lien diffĂ©rent qu'elle entretient avec ses parents, Ă©tant donnĂ© leur divorce. Elle se sent plus proche de sa mĂšre depuis qu'elle est devenue maman elle-mĂȘme. Cela a renforcĂ© leur connexion et a permis Ă  MĂ©lanie de mieux comprendre les choix de sa mĂšre dans le passĂ©, qu'elle avait eu du mal Ă  saisir auparavant. Elle rĂ©alise maintenant que sa mĂšre a dĂ» prendre des dĂ©cisions difficiles pour sa propre survie avant de pouvoir prendre soin de ses enfants.

Comprendre et accepter les réactions de sa mÚre : En devenant adulte et en devenant maman, Mélanie a pu mieux comprendre les réactions de sa mÚre. Elle reconnaßt que la maternité n'est pas toujours facile et qu'il n'y a pas de mode d'emploi universel. Elle a appris à accepter que sa mÚre a fait de son mieux avec les outils dont elle disposait, malgré sa jeunesse et les défis auxquels elle était confrontée. Cette compréhension lui a permis d'apaiser les ressentiments passés et de renforcer leur relation.

La prĂ©sence et la connexion avec son bĂ©bĂ© : MĂ©lanie partage comment elle a appris Ă  ĂȘtre prĂ©sente et Ă  se connecter avec son bĂ©bĂ©. Elle a dĂ©couvert que la respiration consciente et l'ancrage dans l'instant prĂ©sent Ă©taient des clĂ©s essentielles pour apaiser son enfant lorsqu'il Ă©tait agitĂ© ou pleurait. En se concentrant sur sa propre respiration et en se calmant, MĂ©lanie a remarquĂ© que son bĂ©bĂ© se synchronisait avec elle et se calmait Ă©galement. Cette connexion profonde avec son enfant lui a apportĂ© de la sĂ©rĂ©nitĂ© et a renforcĂ© leur lien.

La renaissance de MĂ©lanie : MĂ©lanie exprime comment l'expĂ©rience de l'enfantement a Ă©tĂ© une vĂ©ritable renaissance pour elle. Elle se sent plus connectĂ©e Ă  la vie en gĂ©nĂ©ral et a trouvĂ© une lĂ©gitimitĂ© dans son rĂŽle de femme et de mĂšre. Cette puissance intĂ©rieure lui a donnĂ© une confiance en elle et une acceptation de qui elle est. MĂȘme si les nuits peuvent parfois ĂȘtre difficiles avec un bĂ©bĂ©, MĂ©lanie se rĂ©veille chaque matin avec une sĂ©rĂ©nitĂ© et une gratitude pour chaque instant prĂ©cieux.

Conclusion : L'histoire de MĂ©lanie nous rappelle la puissance de l'enfantement et son impact profond sur une femme. C'est un voyage de dĂ©couverte de soi, de connexion avec son enfant et d'acceptation de la vie telle qu'elle est. MĂ©lanie nous inspire Ă  ĂȘtre prĂ©sents, Ă  respirer et Ă  embrasser chaque moment avec amour et gratitude. La parentalitĂ© est une aventure qui transforme et Ă©panouit, et MĂ©lanie en est un bel exemple.


Merci pour votre soutien ! C'est avec joie que je rĂ©pondrai Ă  vos questions lors du prochain espace de discussion mensuel 💌

Pour soumettre un message, c'est par ici:

Veillez Ă  respecter la vie privĂ©e de votre entourage et ne transmettre uniquement des informations pouvant ĂȘtre partagĂ©es đŸ€—


đŸ·ïž
Sujets abordĂ©s durant cet Ă©pisode: rapprochement mĂšre/fille suite Ă  la naissance du premier enfant, ĂȘtre maman est difficile, dĂ©part de maman qui fait que je suis la femme que je suis aujourd'hui, communication dans le couple, avancer ensemble, perdue avec les cris des bĂ©bĂ©s, Ă©motions, panique, pleurs, communication mĂšre-enfant, respiration, bĂ©bĂ© qui envoie des signaux durant la grossesse, communication avec bĂ©bĂ© durant la grossesse, on arrĂȘte de cogiter, comprĂ©hension, empathie, force, organisation, sĂ©rĂ©nitĂ©, communication dans le couple, cours Janick, respiration, communication mĂšre-enfant, connexion avec bĂ©bĂ© pendant la grossesse, prĂ©sence, ressentir, se relier Ă  la vibration, Ă  l'Ă©nergie du bĂ©bĂ© in-utĂ©ro,

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]

Pour moi, l'enfantement j'aime, je préfÚre dire enfantement que accouchement parce que l'enfantement a été tellement puissant que finalement, depuis ce jour là, je ne pourrai plus jamais. Me dénigrer ou. Pour moi, c'est en fait. Il y a une puissance qui est là maintenant.

Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Mélanie. Bonjour Mélanie.

Bonjour.

Quel lien entretient tu avec tes parents aujourd'hui ? MĂ©lanie.

Alors mes parents Ă©tant divorcĂ©s, j'ai un lien diffĂ©rent avec chacun. Ma maman est trĂšs proche de moi, surtout depuis, depuis que je suis moi mĂȘme maman. Ça nous a beaucoup rapprochĂ©s et mon papa, par contre, en est un peu plus Ă©loignĂ©. On est en bons termes malgrĂ© les alĂ©as de la vie, mais on a moins, on est moins proches.

Tu as moins de feeling avec ton papa qu'avec ta maman. C'est ça que tu dis.

En ce moment ? Oui.

Puis tu dis que tu es maman ?

Oui, je suis maman d'un petit garçon qui a quinze mois. C'est une nouvelle aventure qui commence au début de l'aventure.

Tu disais que tu t'étais rapproché de ta maman par le fait que toi, aujourd'hui, tu es maman, c'est ça ?

Oui, je pense que depuis que je suis maman, j'ai compris beaucoup de choses qu'elle a fait pour moi, que auparavant je ne comprenais pas forcĂ©ment les choix qu'elle a eus dans sa vie, personnellement ou pour nous. Et depuis que je suis moi mĂȘme maman, je peux. Je peux enfin entendre et comprendre certaines de ses rĂ©actions et tout ce qu'elle a fait pour nous.

Qu'est ce que tu as compris ? Tu veux nous en parler car compris ? Quoi de. Des réactions de ta maman que tu as eu de la peine à comprendre en étant. Enfants ou adolescents, surtout adolescentes.

À cette pĂ©riode lĂ , quelle qu'elle a, qu'elle est partie de la maison. Euh. En fait, c'est plutĂŽt en premier lieu la. J'aurais envie de parler de cet homme, de la femme qu'elle est. Euh. Ça, j'ai compris en Ă©tant maman, mais elle a eu besoin Ă  un moment donnĂ© de sauver sa peau en premier avant de pouvoir sauver ses enfants et garder ses enfants. Donc ça, ça a Ă©tĂ© beaucoup de colĂšre pour moi. Ça a pris du temps Ă  comprendre pourquoi elle nous laissait. Je trouvais qu'elle Ă©tait Ă©goĂŻste de faire ce genre de choix. Et puis par la suite, en devenant adulte et maintenant maman, j'ai compris que c'Ă©tait ça ou on l'aurait peut ĂȘtre plus jamais revu parce qu'elle avait besoin de se sauver de la relation avec avec mon papa. Donc ça, c'est quelque chose que j'ai. J'ai pu comprendre. Maintenant, je peux mieux accepter aussi. Et maintenant ? Du coup, je comprends mieux aussi toutes ces rĂ©actions qu'elle a eues en tant que maman.

C'était quoi ces réactions dont tu parles ?

Je me rends compte qu'ĂȘtre maman, c'est pas toujours bien. On n'a pas le mode d'emploi, on n'a pas le mode d'emploi. Quand on a un enfant.

Il n'y a rien qu'est venu le temps partiel.

Et du coup, c'est vrai que souvent je dis mais pourquoi on ne fait pas comme ça ? Pourquoi l'autre maman de ma copine a Ă©tĂ© super ? Elle a toujours prendre soin de ma copine. Et aujourd'hui, je comprends que. Parfois, on n'a pas les outils. Elle Ă©tait trĂšs jeune, c'Ă©tait une jeune maman. Elle nous a eu Ă  19 ans, 20 ans, 19, 21 et 23 ans. Donc Ă  23 ans, se retrouve avec quatre enfants et moi donc j'ai eu un mon premier enfant. Mon enfant a 34 ans, donc on n'a pas vraiment la mĂȘme maturitĂ© entre 19 ans et 34 ans. Et puis je me suis dit maintenant, j'ai vraiment acceptĂ© que la. Qu'elle a fait avec ce qu'elle avait, avec les outils qu'elle avait. Et puis elle a fait du mieux qu'elle pouvait. Et puis finalement, s'en sort pas si mal. Tout est lĂ , Ă  mes frĂšres et soeurs.

Tu as pu en parler avec elle ?

J'en ai parlĂ©, oui. J'en ai parlĂ© il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ , mais vraiment maintenant. Depuis, je suis moi mĂȘme maman. Je n'ai pas pu en parler avec elle.

Parce que quand elle est partie Ă  la maison, elle avait quel Ăąge elle avait prĂ©tendu. Âge si tu Ă©tais adolescent.

Finalement, elle avait.

Un petit peu.

30, 38 ans. Elle avait 38 ans. Alors, à l'approche de la quarantaine, oui. Donc oui, c'était. C'est un peu l'ùge que j'ai maintenant, effectivement. Puis elle s'est rendu compte que toute la période que moi j'ai eu avant les enfants, elle l'avait, elle n'a pas eu et elle a eu besoin de le vivre aprÚs.

Ça t'a donnĂ© quoi comme force sept sept. Le fait que ta maman soit soit partie de la maison Ă  un moment donnĂ© aujourd'hui, est ce que tu arrives Ă  mesurer les cĂŽtĂ©s positifs de cette douloureuse expĂ©rience ? J'ai envie de dire.

Oui, alors il y a. En fait cette expérience négative au départ et finalement elle m'a construite. Elle fait que je suis la femme que je suis aujourd'hui. J'ai été confrontée assez rapidement à la réalité de la vie, plus plutÎt matérielle. Il faut s'organiser tout seul, cuisiner par ménage toutes ces tùches.

C'était la seule fille de la maisonnée.

Y et ma sƓur aussi. On Ă©tait les deux, les deux avec les deux frĂšres et mon papa. Il y avait ce cĂŽtĂ©. Il fallait trĂšs vite rentrer dans le bain de la vie. De l'autre cĂŽtĂ©, par contre, j'avais besoin d'ĂȘtre complĂštement extravertie Ă  cĂŽtĂ©, me dĂ©fouler, aller dans les excĂšs plutĂŽt. Et puis maintenant que j'ai maintenant, en fait, je pense que ça m'apporte beaucoup de sĂ©rĂ©nitĂ© par rapport Ă  mon couple. Par rapport Ă  ma vie de famille. J'ai appris Ă  mieux communiquer aussi, Ă  communiquer avec mon mari, justement. C'est trĂšs rare que dans notre couple, il y ait des grosses crises. Alors oui, on se dispute, mais on communique justement. Donc ça, c'est des choses que j'ai appris, des erreurs de mes parents finalement, Ă  voir s'engueuler tout le temps. Nous, on a envie de discuter maintenant, de communiquer et d'avancer ensemble.

Puis là, quand tu disais je n'ai pas eu le mode d'emploi qui est arrivé avec mon bébé, tu aurais aimé qu'il soit inscrit. Quoi sur ce mode d'emploi ? S'il est arrivé avec.

Bah en fait, quand on est compliqué, quand on est avec. Quand je suis avec mon fils et. Il commence à écrire. On ne sait pas ce qu'il a à vendre, donc là on dit mon Dieu, mais qu'est ce qui se passe ? Et là, trÚs vite, on dit Mon Dieu, on est un peu submergé par les émotions. Pas trÚs positif, au contraire.

C'est quoi ces Ă©motions Ă  ce moment lĂ  ? Elles sont uniques, elles ne sont pas trĂšs positives normalement. C'est quoi comme Ă©motions ? Aura envie de quoi dans ces moments lĂ  ? C'est quoi les images qui te passe par la tĂȘte ?

A moi. C'est surtout que je suis vite en panique, en pleurs, Ă  perdre mes moyens, Ă  me dire que je ne vais pas ĂȘtre capable. Donc beaucoup aiment Ă  me Ă  me dĂ©nigrer un petit peu en me disant Je ne suis pas une bonne mĂšre, je ne sais pas comment calmer mon enfant. Et puis, petit Ă  petit, maintenant, j'ai des ressources qui permettent justement de de moi ĂȘtre plus calmes et puis du coup, d'arriver Ă  l'apaiser lui mĂȘme. Ça, c'est des choses que j'ai appris au fur et Ă  mesure. Notamment avec toi.

Tu peux donner un peu des pistes aux personnes qui nous Ă©coutent et peut ĂȘtre qui vivent la mĂȘme chose que toi avec un bĂ©bĂ© qui pleure et.

Mais moi, ce qui m'a vraiment aidĂ©, c'Ă©tait justement au cours, quand tu nous as appris vraiment Ă  ĂȘtre prĂ©sent. C'est Ă  dire que moi, physiquement, quand j'ai mon petit dans les bras qui hurle avant, j'Ă©tais heureux. J'Ă©tais agitĂ©. J'avais besoin de. J'essayais de le bercer, mais je ne le sais pas du tout parce que j'Ă©tais plus souvent en train de l'exciter qu'autre chose. Et puis, en fait, par rapport aux outils que tu m'as donnĂ©, en fait, je me dis je respire.

Tu respire.

Je respire, je respire bien dans mon ventre, sur mon nombril. Et je respire mĂȘme fort. J'en inspire. J'espĂšre que mon petit l'entende aussi. Et lĂ , tout de suite, je sens que moi, je me pose. Je suis beaucoup plus ancrĂ©. J'ai vraiment, je me concentre sur mes pieds. Je remonte vraiment, gentiment, encore. Je reviens vraiment Ă  ici et maintenant. Et Ă  ce moment lĂ , on voit que lui, ça pĂšse beaucoup. Il peut lĂącher, il arrive Ă  provoquer. Il a des Ă©motions, il peut les laisser. En fait, je le laisse libre cours Ă  ses Ă©motions. Elles sont plus dĂ©rangeantes pour moi. Du coup, il arrive Ă  s'exprimer et aprĂšs, il se calme. Il en fait. C'est un jeu. Rendez vous Ă  chaque fois. En faites pas souvent. Avec du recul, je me rends compte que moi, je n'Ă©tais pas du tout ici et maintenant, j'Ă©tais en train de rĂ©flĂ©chir Ă  demain. Qu'est ce que je dois faire ou comment je peux faire ça comme il faut ?

Je n'Ă©tais pas prĂ©sente. Et puis cette prĂ©sence lĂ , maintenant, elle m'aide beaucoup Ă  ĂȘtre avec lui. Non, moi, je suis beaucoup mieux quand je suis comme ça. Et puis du coup, bas, lui, il est bien mieux aussi.

Si ce n'est pas encore le cas et que le cƓur vous en dit, soutenez ParentalitĂ© au PrĂ©sent en devenant un abonnĂ©s contributeurs. Ainsi, vous recevrez un nouvel Ă©pisode toutes les semaines et accĂ©derez Ă  un espace de discussion ou nous Ă©changeons autour des divers thĂšmes abordĂ©s avec mes invitĂ©s. Rendez vous sur ParentalitĂ© au PrĂ©sent com pour en savoir plus.

Mais maintenant, ce qui est joli, c'est que souvent, quand tu m'entends bien, inspirer, expirer, il fait la mĂȘme chose que moi quand je l'entends. Pffff.

Regarde ses quinze.

Moi. Oui.

C'est incroyable.

En fait.

Il se synchronise sur ta respiration.

Oui, vraiment, il se synchronise.

Là, on peut vraiment observer tout ce qui se passe. Et comme autant quand tu est dans le stress, il est synchronisé sur ton stress et sa peur, ça monte en puissance des deux cÎtés. Oui, et autant tu commences à respirer et tout ça se synchronise sur ta respiration. Et là, ça commence à baisser des deux cÎtés, c'est magnifique.

Quentin C'est vraiment super. Ouais ouais.

Et puis je suppose aussi que Ă  quinze mois, c'est plus facile aussi pour communiquer maintenant. Il y a toute une part ou ils communiquent quand mĂȘme dĂ©jĂ  beaucoup plus. Il a toujours communiquĂ©, je suppose, mais lĂ  pour toi, ça devient. Hum. Plus Ă©vident ou.

Singulier, c'est.

L'Ă©volution.

Oui, oui, c'est plus Ă©vident. Je ne sais pas si je peux dire que c'est le plus Ă©vident parce que j'ai l'impression qu'on en a depuis tout petit et il est trĂšs clair dans ce qu'il veut. Donc il a toujours su nous faire comprendre d'une maniĂšre ou d'une autre. J'ai l'impression que oui. Alors physiquement, c'est plus Ă©vident parce qu'il nous montre les choses ou il fait des petits bruits avec sa bouche. Les petits sont des plis, on commence Ă  dire non avec la tĂȘte. Alors oui, physiquement, oui, mais je trouve que dans. Dans l'ĂȘtre, qu'il est subtil, c'est la mĂȘme chose. Il a toujours Ă©tĂ© clair, en fait. Oui.

En fait, on avait déjà une belle communication avec lui quand il était dans ton ventre. Tu te rappelles ?

Oui, c'est vrai qu'on a. On avait déjà cette connexion déjà tout au début de la grossesse, avec la petite premiÚre. Petite frayeur. Au début justement, on avait eu peur que Kim qui part, qui partent en fait donc. Et tout au long de la grossesse, il m'a bien montré c'est bon. Je me rappellerai encore de l'échographie ou il ne voulait pas. Il voulait. Il se cachait toujours. La seule chose qui nous a montré ça, un pouce levé, l'air de dire C'est bon, tout va bien, c'est tranquille. Et en fait, chaque fois que j'avais un doute que je cours, j'avais peur. Peur que la grossesse se passe mal. Il savait qu'il y a toujours eu un. Il nous a toujours envoyé des signaux de bon. C'est OK, tout va bien.

Tranquille, plus calme. Confiance ?

Oui, oui, vraiment.

C'est comment que tu capte ? En fait, quand tu as un bébé dans ton ventre, tu fais comment pour capter ces signaux là ?

Mais ça revient Ă . On en revient toujours avec la prĂ©sence. En fait, Ă  chaque fois que je m'emballe, que j'Ă©tais trop dans ma tĂȘte Ă  me poser trop de questions, j'avais aucune rĂ©ponse. Je me faisais des scĂ©narios incroyables et du moment que. Je me calmait que je mange, respirait. Mais en fait, c'Ă©tait plus clair. Il y avait. C'est comme une petite voix qui Ă©tait lĂ  pour me dire c'est bon, tout va bien. Une. C'est plus dans le. Dans le ressenti. Si on arrĂȘte, on arrĂȘte de cogiter et on et on va dans son ressenti. Et puis lĂ , on sent tout de suite. C'est bon, je ne suis plus en paix. Tout va bien.

C'est aussi le ressenti du bĂ©bĂ© qui bouge longtemps au ventre et de te connecter vraiment Ă  cet enfant qui qu'elle a peur de toi. Oui, tu parles dans ton ressenti parce que lĂ , finalement en train de dire la mĂȘme chose, mais sans bĂ©bĂ© dans ton ventre quand il cause de revenir Ă  la prĂ©sence, de descendre. Mais quand on est enceinte, il y a quand mĂȘme le bĂ©bĂ©.

Il est prĂ©sent, oui. Alors, mĂȘme au dĂ©part qu'on ne sent pas tout de suite, on ne sent pas vraiment bouger tout de suite. Mais c'est comme si dans le ventre, on sent vraiment une force, une Ă©nergie. On sent qu'il y a une vibration et. Et ce n'est pas, ce n'est pas vide. Il y a vraiment, il y a vraiment de la vie dans ce ventre. D'ailleurs, quand on a eu peur de perdre 7 Ă  6 semaines ou sept semaines, vraiment ? Au dĂ©but. Je me souviens, mon conjoint Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de moi. Il me voyait paniquer. Au bout d'un moment, j'ai vu que lui, il s'est calmĂ©. Et puis il m'a dit C'est bon. Tout est en ordre. Il a mis la main sur mon ventre et c'Ă©tait c'Ă©tait un homme. C'Ă©tait clair, tout allait bien. AprĂšs, on a Ă©tĂ© physiquement faire une Ă©chographie, voir que tout allait bien. Mais il y avait vraiment quelque chose, une Ă©nergie dans ce ventre difficile Ă  exprimer finalement.

Parce qu'on l'a, on sent, on sent vraiment, on se sent enveloppĂ©, alors que c'est peut ĂȘtre nous qu'on l'enveloppe plutĂŽt. Mais on. Mais c'est plutĂŽt. Oui, on sent, on sent qu'il y a de la vie et je ne peux pas dire autrement.

Maintenant, si tu vas dans ton ventre et la vie, il n'y a pas de vie.

Alors maintenant, il y a cette vie lĂ . Mais avant, j'avais de la peine Ă  la trouver.

Ce que tu es en train de dire, c'est que depuis que tu as eu ton bébé, tu as beaucoup plus facilement l'accÚs à la vie qui est en toi. Oui, et qui dit qui est un homme qui est juste le reflet de Mélanie ?

Ça, c'est pour moi. Ça a Ă©tĂ© une renaissance. C'Ă©tait la naissance de mon enfant. Ça a Ă©tĂ© la naissance de moi en tant que maman. Mais ça a Ă©tĂ© une renaissance en tant que moi, MĂ©lanie. Justement, c'est comme si avant, il n'y avait pas de vie dans mon ventre. Dans mon bassin, j'ai l'impression que c'Ă©tait toujours froid. C'Ă©tait. Moi j'Ă©tais dĂ©connectĂ©e, avec, avec mon intimitĂ©. Et depuis, depuis, je suis beaucoup plus connectĂ©e. Je suis une. Je ne suis plus en vie. Oui.

C'est magnifique ce que tu te partages lĂ .

Oui. TrĂšs beau. Ça a Ă©tĂ© tout un processus, mais vraiment, ça va au delĂ  de tout. Au delĂ  d'ĂȘtre maire, ça va ĂȘtre. C'est ĂȘtre femme aussi, c'est ĂȘtre femme dans l'intimitĂ©. Pour moi, l'enfantement, j'aime, je prĂ©fĂšre dire enfantement que accouchements. Parce que l'enfantement, il a Ă©tĂ© tellement puissant que finalement, depuis ce jour lĂ , je ne pourrais plus jamais. Me dĂ©nigrer ou. Pour moi, c'est en fait. Il y a une puissance qui est lĂ  maintenant.

Ça a donnĂ© une lĂ©gitimitĂ© d'ĂȘtre. C'est ça.

Oui. D'ĂȘtre face Ă  vous, d'ĂȘtre femme, exactement. D'ĂȘtre femme, d'ĂȘtre mĂšre et d'ĂȘtre moi mĂȘme en fait. Et depuis, je suis beaucoup plus connectĂ© Ă  la vie en gĂ©nĂ©ral. Maintenant ben voilĂ , avec un petit de quinze mois, on passe pas des nuits extraordinaires mais malgrĂ© tout, on arrive Ă  ĂȘtre un homme. On se rĂ©veille le matin, on est, on est lĂ , on est bien. Je suis bien et. Un jour aprĂšs l'autre, un moment aprĂšs l'autre.

Merci MĂ©lanie.

Mais avec plaisir, merci.

Parentalité au Présent est un espace ou la parole se libÚre et les coeurs s'ouvrent. Rendez vous sur Parentalité au Présent Point com et retrouvez vous dans un des nombreux épisodes disponibles. Restez en lien en rejoignant les abonnés contributeurs et participer aux discussions mensuelles ou nous échangeons autour des divers thÚmes abordés avec mes invités. Merci pour votre écoute. Je me réjouis de vous retrouver la semaine prochaine pour.