"Les positions qui sont trÚs claires dans notre esprit ne sont pas contestées par nos enfants."


Résumé de l'épisode :

Dans cet épisode du podcast "Parentalité au Présent", Nathalie, une mÚre de cinq enfants, partage ses réflexions sur les relations familiales et l'importance de l'harmonie. Elle aborde notamment la question de l'utilisation des smartphones par ses enfants, ainsi que ses propres attentes envers ses parents et ses enfants.

Nathalie souligne l'importance d'Ă©tablir des rĂšgles claires concernant l'utilisation des smartphones par ses enfants. Elle explique que, en tant que parent, elle et son mari ont montrĂ© l'exemple en Ă©teignant eux-mĂȘmes leurs tĂ©lĂ©phones pendant certaines pĂ©riodes de la journĂ©e. Cela a contribuĂ© Ă  instaurer un Ă©quilibre et Ă  rĂ©duire les distractions numĂ©riques au sein de la famille.

Elle reconnaĂźt Ă©galement qu'il est essentiel d'ĂȘtre en harmonie avec soi-mĂȘme avant de pouvoir instaurer une harmonie avec les autres. Nathalie explique qu'elle a rĂ©alisĂ© qu'elle avait souvent recherchĂ© l'harmonie dans toutes les situations de sa vie, ce qui l'a Ă©puisĂ©e. Elle a appris Ă  lĂącher prise sur ce dĂ©sir obsessionnel d'harmonie et Ă  accepter que chacun ait ses propres rythmes et aptitudes.

Nathalie partage également son expérience en tant que mÚre de jeunes adultes et adolescents. Elle exprime sa tristesse face au fait que ses enfants sont devenus plus indépendants et moins enclins à partager leur quotidien avec elle. Elle réalise qu'elle doit s'adapter à cette nouvelle réalité et chercher d'autres moyens de maintenir des liens étroits avec eux, tout en respectant leur besoin d'autonomie.

En conclusion, Nathalie met en Ă©vidence l'importance de l'harmonie dans les relations familiales. Elle souligne que l'harmonie ne signifie pas nĂ©cessairement ĂȘtre d'accord sur tout, mais plutĂŽt ĂȘtre en mesure de respecter les diffĂ©rences et de maintenir des liens ouverts et authentiques avec ses proches. Nathalie incite les auditeurs Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  leur propre quĂȘte d'harmonie et Ă  trouver un Ă©quilibre entre leurs propres besoins et ceux de leur famille. En fin de compte, c'est en cultivant une relation harmonieuse avec soi-mĂȘme que l'on peut construire des relations familiales solides et Ă©panouissantes.


“Un parent parfait, ça n’existe pas” c’est sur ce postulat que Janick Biselx-MenĂ©trey, mĂ©diatrice familiale et coach de vie Ă  Martigny, construit “PARENTALITÉ au PRÉSENT”.

🎧
Podcast proposĂ© tous les dimanches matins Ă  7h (une semaine sur deux gratuitement), il bĂątit un espace oĂč les cƓurs s’ouvrent, les chemins de vie se dĂ©roulent et la simplicitĂ© enveloppe Ă  son Ă©coute.

Au travers des histoires de chacun·e·s, les schĂ©mas longtemps restĂ©s logĂ©s dans l’inconscient sont mis en lumiĂšre, les dĂ©fis de la vie accueillis avec curiositĂ© et prĂ©sence permettant de sortir des tabous familiaux.

Au fil des Ă©pisodes, les rĂ©cits de chacun·e·s nous apprennent que nous sommes “assez” et nous inspirent Ă  vivre et laisser vivre avec confiance.

Ou s'abonner et recevoir les Ă©pisodes gratuits sur:
Spotify | Youtube | Apple Podcasts | Google Podcasts | Email


đŸ·ïž
Sujets abordĂ©s durant cet Ă©pisode: relation de surface avec mes parents, faux semblants, cinĂ©ma en famille, maman ne peut pas entendre, mode d'emploi, tout le monde n'est pas apte Ă  tout savoir, chacun son rythme, dĂ©sir d'harmonie, prendre sa place, rĂšgles strictes tĂ©lĂ©phones portables des ados, exemple des parents, rĂšgles bien dĂ©finies, impression de ne plus exister en tant que maman d'ados, grand-mĂšre au pair, besoin d'ĂȘtre en relation avec mes ados, attentes qui rendent malheureux, ĂȘtre claire avec moi-mĂȘme, harmonie avec moi-mĂȘme, fantasme d'ĂȘtre en harmonie avec tout le monde, observer de loin le conflit, encens, cocon, limites imposĂ©es tĂ©lĂ©phone et contrĂŽles strictes des ados, persĂ©vĂ©rence, dĂ©termination de l'adulte, quand je suis claire les rĂšgles sont suivies, exemple des parents, oĂč est-ce que je place mon bonheur ? formuler des dĂ©sirs clairs, activitĂ©s communes

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]


Et puis mon mari et moi on les teignait, puis on les a à la cuisine. J'ai dit Mais papa et moi on est un vous si. Et puis j'ai pas pas donné beaucoup d'arguments.


Vous avez montré l'exemple en faites tout de suite.


Maintenant que tu me le dis, disons pas trop, il y a plein de choses oĂč il faut argumenter, mais lĂ  dessus il n'y a pas eu besoin de beaucoup d'arguments.


Vous avez montré l'exemple depuis.


Je pense que moi j'ai Ă©tĂ© claire, j'ai remarquĂ© avec les enfants dans l'Ă©ducation, les sujets oĂč j'Ă©tais hyper clairement que dans ma tĂȘte il y avait pas de peut ĂȘtre et de mais si ça se discute, c'est pas comme si c'Ă©tait une dĂ©cision honnĂȘte. Et comme dans ma tĂȘte il y a des hĂ©sitations. Alors euh. Il me semble que c'est la porte ouverte aux argumentations pour les uns les enfants ils arrivent avec leurs arguments.


C'est la porte ouverte au oui mais.


Mais donc je ne l'ai pas dit, mais ils l'ont senti dans ma tĂȘte.


Que c'était comme ça. Et puis vous avez vraiment montré l'exemple. Bonjour, je suis Janick Biselx-Menétrey, médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui Parentalité au Présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Nathalie. Bonjour Nathalie.


Salut !


Quel lien entretiens tu aujourd'hui avec tes parents ?


Avec mes parents, j'ai surtout eu principalement des liens que ce sont les grands parents de nos enfants. Alors ils viennent, ils se renseignent toujours sur ce que font les enfants, comment ils Ă©voluent. Et on a aussi plaisir Ă  boire un cafĂ© ou Ă  prendre un repas ensemble. Mais c'est gĂ©nĂ©ralement en famille et pas tellement. Tout ça avec. Alors. Alors voilĂ , comme ça j'ai pas forcĂ©ment envie d'ĂȘtre seule avec ma mĂšre, je ferais bien des trucs avec mon pĂšre. Mais qui dit faire quelque chose avec papa, ça signifie que maman sera lĂ  aussi un peu moins d'empressement. Mais les rares fois que ça s'est fait, ça s'est assez bien bien passĂ©. MĂȘme que j'aime pas sa maniĂšre qu'elle a de toujours.


Se.


Parler sur elle. J'ai fait ci, j'ai fait ça comme si elle avait un gros besoin de reconnaissance que moi j'ai. Je trouve que ce n'est pas Ă  moi de lui donner ça. Et puis des fois je m'envoie un message, j'envoie un message style ce matin avec une ou deux photos dans la salle. Dans les cinq minutes, j'ai un message avec des photos. Si j'ai envoyĂ© des photos de fleurs, une photo de fleur, elle m'envoie trois photos de fleurs, etc. Que je ne suis pas trĂšs intĂ©ressĂ©. Et puis je fais un travail sur moi oĂč j'ai l'impression de me connaĂźtre de mieux en mieux, peut ĂȘtre plus son authenticitĂ© et ses relations de surface. Ça, ça me dĂ©range avec les gens, avec les gens.


Proches.


Et les inconnus. Relation de surface. Mais des fois un inconnu dans le train, on entre en relation peu de temps, on le reverra jamais, mais c'est trÚs profond les faux semblants de on se comporte comme ça dans la famille depuis toujours et puis qu'il faut faire du cinéma, ça m'est pénible.


Ben ça a le mĂ©rite au moins d'ĂȘtre clair.


Mais on peut ĂȘtre clair avec soi mĂȘme, mais on ne peut pas forcĂ©ment transmettre notre clartĂ© Ă  l'autre. Si je dis ça Ă  ma mĂšre, ça va ĂȘtre une bombe.


Elle ne peut pas entendre.


J'ai déjà des fois dit des petits bouts, mais non, on ne peut pas entendre.


Alors du coup, tu gÚres ça comment ?


Bon, je me dis chacun sur son cÎté du trottoir et voilà. Et quand je la vois, j'ai plaisir. Mais du coup, maintenant je sais qu'il ne faut pas aller en profondeur sur certaines choses. Et puis j'accepte de rester à la surface. Puis au bout d'un moment j'ai visité la surface, ça me suffit. Puis elle s'occupe de ses petits enfants et tout va bien.


Tu sais, quand tu utilises ton aspirateur, tu t'attends pas à ce qu'il fasse le travail d'un mixeur par exemple. Ben finalement, il nous viendrait pas à l'idée d'engueuler l'aspirateur parce qu'il n'est pas capable de de faire de la compote. Euh. C'est un petit peu ce qu'on fait avec les gens, on a on a un petit peu des attentes parfois qui sont juste. A la hauteur de. De nos attentes mais qui correspondent pas. Enfin, on a oublié de lire le mode d'emploi avant de formuler ses attentes.


Ah oui, mon mĂ©decin m'a plusieurs fois dit ça correspondait Ă  mon mari, me disait votre mari n'est pas outillĂ© pour faire ça. Alors j'ai beaucoup aimĂ© cette phrase parce que parfois je me disais ok, on n'a pas de perceuse mais on veut le trou dans le mur. Ben non, il n'y a pas de trou dans le mur, on n'a pas d'Ă©lectricien, on connaĂźt rien Ă  l'Ă©lectricitĂ©, mais on veut poser une lampe. Ben non, pose pas la lampe, On appelle quelqu'un qui peut le faire. Tout le monde n'est pas apte Ă  tout faire, tout savoir lui. Puis ils ont leur Ă©volution. Peut ĂȘtre que dans dix ans, ils auront d'autres aptitudes qu'aujourd'hui. Chacun son rythme.


Chacun son truc. Puis aprÚs y'a qu'il y a ce c'est pas parce que ce sont nos parents que forcément on est censés bien s'entendre avec eux ou vivre des relations qui sont.


Moi j'ai quand mĂȘme cette croyance qui devient moins forte maintenant, mais pour moi bien m'entendre avec mes parents, mon frĂšre, ma sƓur et puis les enfants, nos propres enfants. J'espĂšre bien pouvoir bien m'entendre avec eux, indĂ©pendamment des beaux fils et belles filles qui vont nous dĂ©goter. Mais en fait, c'est vrai que j'ai cette croyance que parce que c'est mes parents, euh. Il faudrait que l'harmonie soit lĂ . J'en avais beaucoup plus avant que maintenant.


Oui ben finalement t'as compris quoi dans cette affaire ? De ce que.


J'ai fini de comprendre.


Je pense qu'on n'a jamais fini de comprendre, mais lĂ , tu sembles quand mĂȘme avoir dans les propos que tu as Ă©noncĂ© tout Ă  l'heure, il me semblait avoir entendu que tu avais compris que l'harmonie dĂ©jĂ  ĂȘtre en harmonie avec toi mĂȘme, bah c'Ă©tait juste Ă©norme. Et puis finalement, l'harmonie avec les autres, elle dĂ©coule. De l'harmonie qu'on a avec soi mĂȘme. C'est ça que tu disais ? Ou bien ?


Oui, disons que si je suis bien en harmonie avec moi mĂȘme, j'ai moins besoin de l'harmonie partout oĂč je suis en fait. C'est rigolo que tu parles de ça parce qu'il y a quelques semaines ça m'a sautĂ© au visage que un de mes dans dans la fraternitĂ© oĂč je vais. On dit les dĂ©fauts de caractĂšre, un de mes dĂ©fauts de caractĂšre et j'imagine que ça sera qu'avec les annĂ©es je vais dĂ©couvrir que c'est un des plus grands. C'est vouloir l'harmonie partout. Moi j'ai besoin de travailler en harmonie, j'ai besoin d'ĂȘtre en famille, en harmonie, j'ai besoin de. J'ai pas besoin de vivre avec mes voisins, mais le peu de relation que j'ai avec eux, j'ai besoin que ce soit harmonieux. Et en fait, ce dĂ©sir d'harmonie Ă  tout prix, ça me plombe ça. Je suis trĂšs fatiguĂ©e en ce moment, mais je pense que si je lĂąche ce dĂ©sir d'harmonie Ă  tout prix, surtout au travail, je vais ĂȘtre moins fatiguĂ©e parce que il y a deux collaborateurs qui s'entendent pas du tout. Et puis moi je peux, je peux mettre des fleurs dans le bureau, servir les cafĂ©s.


S'ils se dĂ©testent, ils se dĂ©testent et j'ai pas de pouvoir lĂ  dessus. Et ça me plombe parce que moi j'aime pas l'absence, cette absence d'harmonie. Alors c'est une grande dĂ©couverte pour moi, parce que je vais abandonner ce fantasme. Et puis je pense que ça va me simplifier la vie. Et que si je suis en harmonie avec moi mĂȘme, il ne faut pas que je confonde en harmonie avec tout le monde. Moi, je veux juste un peu. J'englobe tout.


C'est magnifique. C'est vraiment magnifique. Ça veut dire que tu vas pouvoir l'observer de loin. Ce conflit entre ces deux personnes, tu vas pouvoir l'observer de loin. Et puis rester toi dans ton cocon harmonieux, avec tes fleurs et.


Peut ĂȘtre mĂȘme un peu d'effet. Dans mon bureau, il y a des fleurs, il y a des. Il y a des coquilles Saint-Jacques avec du sel et puis je mets un petit peu de lavande, puis j'ai mĂȘme de l'encens. Une ou deux personnes qui m'ont dit.


Il y a un truc qui.


A brûlé. Non, j'ai fait, j'ai fait un peu d'encens et puis je ne suis pas juste sous le truc à incendie.


Donc ça va.


Et puis quand j'ai envie, il y a des fois le lundi matin, comme il y a plein d'autres que moi qui sont venus dans mon bureau, je genre purifie.


Tout, je mets ta place, voilĂ .


Et puis et puis je pense que j'ai rien fait de dangereux, mais il y en a un qui m'a dit mais je ne sais pas si c'est autorisĂ©, puis je ne sais pas. Puis il est reparti. Il moment a plus. À d'autres moments, je me serait peut ĂȘtre excusĂ©, justifiĂ©. Plus jamais brut d'encens.


Alors voilĂ . Alors ça et me Bravo. Ça c'est. C'est ça vraiment prendre position, prendre sa place. Et puis oser ĂȘtre en fait.


VoilĂ . Et puis si je suis d'humeur Ă  mal supporter la remarque, je peux brĂ»ler l'encens au moment oĂč il le remarquera pas comme ça, ça revient au mĂȘme pour moi. Mais oui, il y a des fois oĂč je sens que je peux faire de diffĂ©rentes maniĂšres. Si je suis. Si je sais que ce que je vais faire induira une remarque que je suis pas d'humeur Ă  entendre ou que je n'ai pas la force d'attendre. Aujourd'hui, je peux faire la mĂȘme chose Ă  l'horaire oĂč la remarque ne tombera pas puisque j'arrive 1 h avant lui au bureau. Je peux faire un enfant, puis voilĂ .


Et ça te fait quoi de constater ça que y'a quelques temps en arriÚre ? Bah t'aurais pas du tout réagis comme ça. Comment tu te sens ?


Ça me rend. Ça me rend joyeuse. J'ai l'impression que je retrouve un petit peu la petite fille qui avait envie de faire des crapuleries. L'idĂ©e de ne pas ĂȘtre toujours.


Comme on dit. Il y a un truc correct, structuré dans la rectitude.


Et puis et puis ça. Et puis je me sens libĂ©rĂ©e et d'ĂȘtre au travail avec mon cahier des charges, mes collĂšgues, mes obligations et mon brin de folie. C'est pas mon bras Ă  moi.


Tu as tes couleurs Ă  toi en fait.


Je me dis moi dans.


La classe.


Et puis je. Oui, je me. Je me rends disponible pour le cahier des charges qui pour lequel j'ai signé un contrat. Mais j'ai signé un contrat pour des aptitudes à faire quelque chose. Je n'ai pas signé un contrat sur ma vie quoi.


Si ce n'est pas encore le cas et que le cƓur vous en dit, soutenez ParentalitĂ© au PrĂ©sent en devenant un AbonnĂ©s contributeurs. Ainsi, vous recevrez un nouvel Ă©pisode toutes les semaines et accĂ©derez Ă  un espace de discussion oĂč nous Ă©changeons autour des divers thĂšmes abordĂ©s avec mes invitĂ©s. Rendez vous sur ParentalitĂ© au PrĂ©sent com pour en savoir plus.


Avant moi. Je signe. J'ai signé le contrat, pas sur la veille mais aprÚs je me comporter comme si. Tout à coup, c'est le soir, il y a encore plein de trucs à faire alors vas y, je fais 1 h de plus. Mais. Mais ça va pas trop te faire des heures supp alors je ferai pis je la note pas. On a pas.


Et ça, maintenant tu fais plus. Non, tu finis à l'heure.


Une fois j'ai mis 9 h et demie et on m'a dit il ne faut pas faire 9 h et demie, il ne faut pas noté une minute, ça ne va pas. Puis j'ai rien répondu. On en reparlera. Puis j'attends. Mais on a pas reparlé donc je pense que pour une fois ça va passer. Mais faut pas faire comme ça.


Tu nous disais avant que tu as des enfants ?


Ah oui, j'en ai cinq.


Ils ont quel Ăąge ?


Euh. Le grand il a 23 ans. Le deuxiĂšme il a 21.


Hum. Oui.


19. BientĂŽt 20. 17 et quinze, bientĂŽt quinze. Alors voilĂ  le petit dernier devenu ado, c'est confirmĂ© par sa sƓur qui m'a parlĂ© de travers, puis elle m'a dit non mais en comme tu parles ! Alors cette fois je pense vraiment que c'est un ado. Alors voilĂ , on est content d'avoir eu la confirmation par sa sƓur. Et puis en effet, il a fini ce passage oĂč il ouvrait la porte en disant maman et puis en ayant trois trucs Ă  raconter et deux trucs Ă  montrer. Alors ça, c'est une Ă©poque rĂ©volue.


Depuis quand ?


Ben lui, il a été, il a été sympa, il est le troisiÚme du cycle. Et puis c'est révolu depuis pas si longtemps que ça. Et puis des fois ça lui prend encore un petit peu, tandis que les autres premiÚres du cycle, c'était déjà fini quoi.


Alors peut ĂȘtre pendant un an, depuis six huit mois, je ne sais pas par lĂ  autour.


Peut ĂȘtre pas d'un jour Ă  l'autre. Mais le grand truc, c'est qu'il a reçu un atĂšle Ă  son dernier anniversaire. Alors ça, j'ai constatĂ© les cinq fois que quand un enfant reçoit un natel, on sort un peu plus de sa vie parce qu'il a une vie.


Dans son.


Téléphone. Et puis d'ailleurs le soir, il doit éteindre à 21 h ou 20 h ou 20 h je crois. Et puis il se couche 1 h plus tard. Alors tout à coup, de 20 h à 21 h, il est hyper disponible. Alors il peut faire un jeu, il peut aller promener. C'est complÚtement incroyable. Comme quoi, quand on fait éteindre ces téléphones, il se passe des choses et voilà.


Ils doivent Ă©teindre. En fait, Ă  quel Ăąge ? Nathalie 50 ans ? Et puis t'as encore tes cinq enfants Ă  la maison.


Maintenant, il y en a un qui est parti de la maison. Le Grand. Il habite Ă  quelques centaines de mĂštres. On l'a souvent Ă  la maison, mais il est encore lĂ . Tu voulais savoir Ă  quelle heure ils Ă©taient.


Et doivent tous éteindre le soir leur téléphone ? Ou bien c'est que le petit dernier.


Alors lĂ , ils ont ils doivent tous Ă©teindre pendant des horaires. Alors maintenant, ce con 19, 20, 23 n'habite plus lĂ , mais ils ont et je pense qu'il l'Ă©tait dĂ©jĂ , mais il l'utilise comme rĂ©veil parce que c'est impossible de se rĂ©veiller sans ça. J'ai dit j'y croyais pas trop parce que papa il me disait ça mais enfin voilĂ . Et puis alors, il y a trĂšs peu de temps, suite 19 ans, j'ai abandonnĂ© parce que ça me fatiguait plus de m'occuper de que. Que d'abandonner. Et puis. Et puis jamais personne ne le prend Ă  table, en foyer, on mange, on fait nos repas tous ensemble Ă  la mĂȘme heure, au mĂȘme menu. Ce qui n'est pas Ă©vident dans toutes les familles manifestement. Mais chez nous, c'est comme ça. Et puis je m'arrange quand mĂȘme pour pas faire trois repas de suite que le mĂȘme n'aime pas, alors on creuse un peu la tĂȘte. Mais ça et il y a pas si longtemps, mĂȘme si j'ai 19 ans et Ă©teindre son hĂŽtel Ă  22 h et les natel Ă©teints dorment Ă  la cuisine parce que c'est lĂ  qui charge.


Alors ils m'ont dit qu'ils pouvaient dormir dans leur chambre parce qu'il y avait aussi des prises, mais ce n'était pas la rÚgle dans notre maison, ça dormait à la cuisine, au salon, il y a bien assez de prise. Alors voilà. Mais les petits, oui. 20 h 20 de 21 h. Je crois que maintenant il est 21 h 37, qu'à 17 ans les natel sont éteints.


Et en bas. Et puis respect.


Et puis oui, dans la mesure de ce que je remarque et respecte, je suis toujours en train de contrÎler. Mais je contrÎle assez souvent parce que pour moi c'est important. Mon mari est d'accord avec la rÚgle mais il contrÎle pas parce qu'il y pense pas. Ah non, ça c'est facile, mais comme il aime pas entrer en conflit, c'est normal, ça l'arrange d'oublier. Ben non mais moi je ne pense pas à regarder ça.


Ok, alors.


Moi je pense assez souvent et si la rÚgle est si enfreinte, enfreindre la rÚgle, alors ils savent que qu'il y aura des répercussions. Hum. Une fois je suis partie avec le natel dans mon sac au travail une journée. Alors ils ont survécu contre toute attente, mais ils ont pas trop apprécié. Non, ils font attention parce que si ils oublient, moi j'oublie pas.


Hum. Ça a dĂ» te demander beaucoup de force et de persĂ©vĂ©rance pour.


Oui, mais tu es suffisamment dĂ©terminĂ©e. Et puis je pensais que c'Ă©tait que c'Ă©tait bien pour eux et primordial pour eux. Et bon bah nous on vit, on a vĂ©cu Ă  une Ă©poque oĂč on arrivait Ă  survivre sans tĂ©lĂ©phone portable, smartphones. On n'avait mĂȘme pas les ordinateurs, on.


Avait.


Le téléphone et le fax, et puis le fax jamais utilisé. Enfin bon. Puis le courrier postal. Il n'y avait pas de courrier à cette époque, parce qu'avec un prix.


Pour les timbres.


Ouais, c'est rigolo de dire ça. On a l'impression qu'on est né juste aprÚs les dinosaures, mais c'est à peu prÚs ça.


Alors.


Bien de pouvoir pas vivre sans.


Smartphone, je trouve ça un peu dommage. C'était que tu leur a donné quoi comme argument ? Pour que pour qu'ils le posent le soir.


Ben il y en a l'un ou l'autre qui l'ont dit eux mĂȘmes quand il s'endormait mieux s'il avait 1 h son smartphone. Et puis, et puis mon mari et moi on les teignait, puis on laissait la cuisine. Je dis mais papa et moi on est un vous aussi. Et puis j'ai pas pas donnĂ© beaucoup d'arguments.


Vous avez montré l'exemple en faites tout de suite un.


Donc maintenant que tu me le dis, disons pas trop et il y a plein de choses oĂč il faut argumenter, mais lĂ  dessus il n'y a pas eu besoin de beaucoup d'arguments.


Vous avez montré l'exemple depuis.


Je pense que moi j'ai Ă©tĂ© clair, je j'ai remarquĂ© avec les enfants dans l'Ă©ducation, les sujets oĂč j'Ă©tais hyper clairement que dans ma tĂȘte il y avait pas de peut ĂȘtre et de mais si ça se discute, c'est pas comme si c'Ă©tait une dĂ©cision honnĂȘte. Et comme dans ma tĂȘte il y a des hĂ©sitations. Alors euh, il y a des zones que c'est la porte ouverte aux argumentations pour les enfants. Les enfants, ils arrivent avec leurs arguments.


C'est la porte ouverte au oui mais.


Mais donc je l'ai pas dit mais ils l'ont senti dans ma tĂȘte.


Que c'était comme ça. Et puis vous avez vraiment montré l'exemple ? Oui. Est ce que l'autre.


A moi, ils peuvent encore venir dire quelque chose éventuellement. Alors mon mari il part d'une semaine de vacances, il laisse le natel à la maison parce que moi je n'ai pas besoin de natel. Tout ça vous en avez tous un. Alors si vraiment j'ai besoin de quelque chose, je vous dirais.


Bon.


Peut ĂȘtre que c'est utile quand mĂȘme, hein.


Je pense que l'exemple c'est quand mĂȘme. Femme. Si tu Ă©tais dicte une rĂšgle et que toi tu fais l'inverse, ça va passer moyennement je pense. Oui, avec les enfants et les ados surtout.


Ah oui d'ailleurs derniÚrement j'avais mon natel à table au début du repas parce que.


Je n'en peux.


Plus. Pourquoi ? Ça ne peut pas ĂȘtre trĂšs important, mais sur le moment ça me semblait trĂšs important. Enfin, je voulais juste terminer une chose. Et puis ça a crĂ©Ă© alors l'euphorie gĂ©nĂ©rale Ă  la maman Ă  son natel Ă  table, c'Ă©tait suffisamment incroyable.


Pour.


Être relevĂ© et puis pour faire toute sorte d'humour en. On a bien rigolĂ©, j'ai fait mon attelle.


Et puis voilĂ .


C'est bien. Alors lĂ , c'est une partie rigolote, mais c'est pas que rigolo, n'est ce pas, d'avoir des grands enfants ? Parce que forcĂ©ment, vu leur Ăąge, leur principale prĂ©occupation, c'est leurs amis. Et puis leur sport. Et puis je sais pas, faudrait que je leur demande mais je ne sais pas oĂč je suis dans la liste numĂ©ro un. Et puis moi j'ai besoin qu'on me raconte, qu'on me parle, J'ai besoin de partager. Alors j'ai des enfants. Trois qui sont plutĂŽt introvertis, deux qui partagent volontiers mais au compte gouttes puisqu'ils ne sont pas souvent lĂ . Et puis ils ont plein d'autres choses Ă  faire, puis les Ă©tudient et vont bien et sont en bonne santĂ©. Mais moi, je dois me m'adapter avec cette nouvelle rĂ©alitĂ©. Quand il Ă©tait petit, il Ă©tait dans les jambes tout le temps. Comme ils sont proches en Ăąge, ils ont huit ans d'Ă©cart d'Ăąge entre les cinq. Donc j'Ă©tais tranquille. J'en ai toujours plusieurs dans les pattes. Je rĂȘvais qu'il me fiche un moment la paix et maintenant il me fiche royalement la paix et je rĂȘverais qu'il me la fiche un peu moins parce que j'aurais plaisir Ă  aller marcher, faire un tour en vĂ©lo, faire un jeu, ça arrive, mais c'est vraiment.


Au compte gouttes.


En tout cas bien au dessous de ce que j'espĂšre. Alors il faut que je m'arrange.


Il faut que j'arrĂȘte d'espĂ©rer. DĂ©jĂ .


Il faut que je m'arrange avec cette nouvelle rĂ©alitĂ©. Et puis ça laisse plein d'espace. Alors j'ai dit Ă  mon mari un peu bloquĂ© mais je lui ai dit ah bah super, les enfants deviennent grands. Alors maintenant moi j'aimerais ma deuxiĂšme lune de miel avant, on n'a pas su comment faire. Moi non plus d'ailleurs. Mais on dit pas trop. On n'en a pas trop parlĂ© parce que. Parce que moi je suis assez pour explorer les pistes, mais mon mari pas du tout. Donc je pense que c'est le genre de phrase qui qui dit qu'il l'enterre encore un peu plus profondĂ©ment parce qu'il fait la lessive. Moi je fais plus de soleil ici, il fait le jardin, il fait parfois le mĂ©nage quand ça traĂźne trop et qui est trop sale. Il fait assez rĂ©guliĂšrement Ă  manger, donc ça pourrait ĂȘtre pire.


Il est trÚs présent.


Mais il est introverti, trÚs peu bavard. Et moi j'aimerais que je pourrais prendre une femme de ménage pour remplacer ça. Mais j'aimerais mon mari qui me parle et ça j'ai pas. Et des enfants. J'ai des enfants qui me parlent moins alors je fuis. Alors je suis parfois un peu perdue dans ce dans cette situation, surtout quand ils ont congé parce que quand ils sont tous au travail, j'aime beaucoup ma solitude, je l'apprécie.


C'est quand ils sont présents.


C'est quand ils sont prĂ©sents et que personne, personne entre en relation avec moi. C'est peut ĂȘtre un peu peu poussĂ© comme je dis, mais c'est comme je l'ouvre sans que ça, que vraiment des fois je suis triste. Avant, on se rĂ©jouissait, je me rĂ©jouissais d'ĂȘtre le week end. Maintenant je me rĂ©jouis beaucoup moins d'ĂȘtre le week end. Enfin jeudi et vendredi, ok, il y a le week end qui arrive, je suis quand mĂȘme contente. Puis le soufflĂ© retombe. Ah oui, le week end lĂ , tout le monde est lĂ . Toutes. Je suis quand mĂȘme toute seule, alors toute seule avec tout le monde qu'elle a, ça me m'attriste beaucoup. Donc il faut que je m'arrange avec ça parce que je prĂ©sume que ça ne va pas vraiment changer.


Comment tu peux ĂȘtre absolument certaine que ça ne va pas vraiment changer ? Oh oui, je ne peux pas ĂȘtre certaine. TrĂšs beau.


Ils ont leur caractĂšre. Ceux qui sont introverti. Sont introverti. Il a 21 ans. Pink, plus extravertie, a un caractĂšre qui ressemble plus au mien. Je pense que. On se retrouve parce qu'il me dit Ă  toi c'est facile, on peut parler de n'importe quoi, t'es tout le temps. C'est tout le temps impossible. Papa, des fois j'ai envie de parler avec lui, mais il faut que je choisisse les sujets qui est peut ĂȘtre de l'intĂ©resser. Alors c'est plus compliquĂ© parce qu'il faut rĂ©flĂ©chir si on veut rentrer en contact avec papa. Mais avec toi, ça c'est facile. Alors je trouve ça rigolo parce qu'avec lui aussi c'est assez facile. On peut passer de dinosaures aux astĂ©roĂŻdes. Dans notre dernier dernier logiciel sur l'ordinateur, en relation avec les grands parents, l'Ă©ducation des petits enfants, façon rigolo qu'on peut parler de tout. Et puis maintenant, il est loin. Trois mois en Angleterre, je n'Ă©tais pas, je faisais pas la fiĂšre quand je l'ai amenĂ© ailleurs parce que ça faisait deux jours que j'avais pas envie de pleurer parce qu'il y avait la sĂ©paration.


Mais avant que ça se passe, je savais que la sĂ©paration, sitĂŽt qu'elle serait faite, ce serait ok pour moi. Puis c'est comme ça que ça s'est passĂ©. Je devais me sĂ©parer de lui, ça m'amusait pas, mais j'Ă©tais tellement contente pour lui qu'il aille faire Ă  mon pĂšre trois mois en Angleterre. Il avait tout trouvĂ©, mĂȘme il s'Ă©tait organisĂ©. Ça fait une semaine qu'il est sorti de l'armĂ©e. Il part en Angleterre faire jeune et mon pĂšre Ă©tait hyper fier de lui et contente pour lui. Et je pense presque pas, pas au point d'ĂȘtre ambitieuse mais de me dire quoi ? Quelles belles expĂ©riences ils allaient pouvoir faire lĂ  bas. Enfin, j'ai dit que moi j'allais faire grand mĂšre au pĂšre.


Voilà, c'est ça que j'ai déjà dit.


Il y a plein de petits ici. Il y aura moins besoin de de surveillance ou de je ne sais pas quoi parce que on peut toujours se faire remplacer par quelqu'un.


Mais toi tu veux partir en Angleterre ? Sa grand mÚre opÚre. Voilà, c'est ça ou elle a mal ? Tu vas bien ? Oui, tu vas y aller. Mais oui !


Parce que au fait, apprendre l'anglais c'est encore un truc qui me titille. J'ai que des connaissances scolaires et je n'en ai pas. J'ai fait quatre ans, je crois.


Pas que c'est un vrai projet que tu as. C'est un vrai.


MystÚre, mais j'ai déjà réfléchi à plein de fois. TrÚs concrÚtement. Quand je travaillais pas encore, je me suis, je me disais les six semaines d'été, je peux aller pendant les vacances scolaires, trouver une famille. Combien ? J'y ai déjà réfléchi trÚs assez concrÚtement, mais maintenant je travaille foulée. D'abord je donne mon.


Congé ou tu me mandate dans un congé non payé, tu vois ?


Oui oui oui, ça c'est. Puis maintenant il y a une covid, alors on ne peut pas aller faire un week end pour.


Dire bon bah non.


Alors lĂ  aussi j'ai rĂ©flĂ©chi, j'Ă©tais un peu frustrĂ©e, je me rĂ©jouissais de cette pĂ©riode oĂč les enfants iraient Ă  gauche, Ă  droite pour pouvoir aller les trouver et puis que c'Ă©tait un bon alibi pour aller Ă  gauche, Ă  droite. Et puis aprĂšs je me suis dit.


Pourquoi est ce qu'on a.


Des excuses ? Fait j'ai rĂ©flĂ©chi lĂ  dessus que j'Ă©tais triste de ne pas pouvoir prendre dĂ©jĂ  un billet d'avion, donc lĂ  je suis en train d'en prendre un. C'est un peu ambivalent face des fois je veux, je les veux. Puis des fois, je suis contente d'ĂȘtre seule.


Oui, c'est ça, c'est comment tu peux tu relier à quoi cette ambivalence ?


En fait, je pense que c'est surtout Ă  la maison que ça me coĂ»te parce que Ă  la maison, moi j'aimerais qu'on soit six Ă  tir Ă  la corde. Et bien j'ai souvent l'impression d'ĂȘtre laissĂ© de cĂŽtĂ© ou bien d'ĂȘtre la bonne ou je ne sais pas. Pourtant, se mettre autour de moi et kiffer, je devrais plus avoir l'impression d'ĂȘtre la bonne. Mais en fait c'est stylĂ©. Et on rentre Ă  la maison mais on rentre Ă  la maison pour se mettre chacun chez soi. On rentre pas Ă  la maison pour se mettre en relation les uns avec les autres, c'est pas du tout ça qu'ils ont besoin et moi ça me perturbe.


C'est cesse ce besoin d'harmonie que tu citais en tout dĂ©but. Oui c'est la mĂȘme chose qu'avec des collĂšgues ou bien voilĂ , toutes proportions gardĂ©es, mais c'est un petit peu ce mĂȘme.


Oui, je suis pas jeune, faut que je rĂ©flĂ©chisse lĂ  dessus. Par exemple, si je pars toute seule, en fait c'est ma relation avec lui rien qu'Ă  moi, je n'aurais mĂȘme pas besoin de le partager. C'est un peu Ă©goĂŻste mais ça. Mais l'idĂ©e elle me place. Et puis de toute façon, il y a une partie, ils ont mĂȘme pas envie d'aller Ă  Londres voir donc bon. Ma fille oui, mais je crois qu'elle veut aller Ă  Londres faire du shopping.


J'ai fait un.


Centre de pouvoir centre.


D'accord.


Mais ouais, j'arrive pas Ă  dire systĂšme. En fait, quand il Ă©tait petit, j'avais toujours besoin de ce que la seule chose qui me manquait, c'Ă©tait de la solitude. Donc je pense que je suis une personne qui a besoin de se retrouver avec moi mĂȘme. Et puis pour les moments oĂč je rĂ©flĂ©chisse sur moi, oĂč je me relie Ă  moi, ce n'est pas pour autant que je suis entourĂ©e de tout le monde. Mais en mĂȘme temps. Ouais, en fait j'aimerais pas les avoir pour les avoir. J'aimerais les avoir pour avoir une relation avec eux, pas juste une cohabitation ou je sais pas quoi.


Et puis quand tu arrives, tu en parles avec eux ou pas ? Pour beaucoup, tu n'as jamais exprimé exprimer ce que tu vivais.


Non. Une fois, j'ai dit Moi, j'Ă©tais triste. J'aurais bien aimĂ© aller faire du vĂ©lo avec un de vous. Il a rĂ©pondu Oh mais t'avais qu'Ă  dire, tu voulais aller faire du vĂ©lo avec nous et puis t'avais qu'Ă  dire moi j'aurais trouvĂ©. On aurait trouvĂ© un moment oĂč c'Ă©tait possible. Dans son planning, il faut trouver un mec dans le mĂ©tro, donc c'Ă©tait possible. Et puis oui, parfois j'ai demandĂ© mais ça me casse les pieds de.


Demander pour toi, ça devrait ĂȘtre disons, une.


Fois de temps en temps, ça me plairait bien ou bien de pouvoir juste jeter l'idée et quelqu'un s'accroche à l'idée. Pas que j'ai besoin de dire mon désir plus demandé, plus. Enfin moi je. Je remplis le frigo, je fais plein de trucs en choisissant ce qui plaßt à tout le monde. Bon ben Véro, tu n'as rien, on t'a rien demandé, mais c'est comme si moi j'aimerais que j'aimerais qu'il y ait.


Un retour.


Retour. En fait, ce serait un manque d'empathie, ça, ce serait comme une reconnaissance de ce que je fais.


Oui.


Et puis ça c'est une.


Découverte, je suis un pied du coup et donc on attend comme ça.


Puis il y a un besoin de reconnaissance et on peut dormir.


Oui, et puis ces attentes qu'on a, et ben c'est ce qui nous rend malheureux en fait. On devient heureux, heureuse quand on a abandonné.


Oui parce que.


Dans attendant.


Enfin peut ĂȘtre pas cette semaine ou la semaine passĂ©e, mais je me suis fait la rĂ©flexion que j'allais devenir aigrie. Et puis j'Ă©tais comme peut ĂȘtre une vieille femme aigrie, peut ĂȘtre une vieille femme Ă©panouie. Et puis alors ça dĂ©pend oĂč c'est que, oĂč, ce qu'on place, oĂč c'est que je place mon bonheur si je place mon bonheur dans ce que l'autre fera pour moi sans que je lui dise, mais qu'il fasse un peu ce que je veux qu'il fasse. C'est vrai ça c'est trĂšs compliquĂ©.


Donc du coup, c'est quoi la solution ?


Ben de formuler des dĂ©sirs clairs. Pas du tout Ce que je fais au dĂ©but du week end, je dis Ă  mon mari t'as des trucs prĂ©vus ce weekend ? Alors il me dit oui ou non. En gĂ©nĂ©ral, il y a du foot quand mĂȘme puisqu'il est entraĂźneur. Et puis y a. Et puis puis voilĂ , je m'attriste et je parle dans mon coin en disant bon bah voilĂ , il a des trucs prĂ©vus. Il me propose rien, mais peut ĂȘtre que lui il te dit la mĂȘme chose qu'il a attendu que je propose quelque chose. AprĂšs faut que je trouve un truc. Moi j'aime bien faire des tours en vĂ©lo. Lui il aime pas du tout. Moi j'aime bien. AprĂšs, faut trouver des trucs en commun. Pis s'il est fatiguĂ©, faut trouver pas trop loin. Alors moi du coup, je me dis ouais, c'est tout Ă  fait tout au rabais alors.


Ça m'intĂ©resse pas. Hmmm oui, quand on a on s'est occupĂ© de cinq enfants et que c'est jour et nuit.


Oui, la nuit c'était pas trop ça. Mais aujourd'hui.


Et puis tout d'un coup, finalement, on a l'impression qu'ils ont plus besoin de nous.


Si je vous dis que c'est un peu dĂ©valorisant, c'est un peu dĂ©stabilisant. On est comme sur la touche. Moi j'ai recommencĂ© Ă  travailler deux jours par semaine, mais il y a peut ĂȘtre cinq ans, j'en pouvais plus de cette maison. Je leur ai dit moi je suis lĂ . Je regarde passer des gens qui ont une vie sociale, une vie scolaire, une vie professionnelle, tout. Et puis moi je suis lĂ , puis je vous regarde passer et puis j'attends que vous entriez. Et ce n'Ă©tait pas tout Ă  fait ça. Je faisais des trucs, mais j'avais vraiment l'impression d'ĂȘtre larguĂ© complĂštement et puis de ne pas avoir une vie Ă  moi parce que je m'Ă©tais surinvesti dans mon rĂŽle de maman. Puis je suis investie et je pense que c'est vrai. Des fois je disais Ă  mon mari je crois qu'on en fait trop pour ses enfants, puis lui disait on peut jamais en faire trop pour nos enfants. Je reste convaincue qu'on peut en faire trop pour nos enfants. Mais enfin.


VoilĂ , tu fait quoi comme.


J'aurais pas fait moins pour eux, j'aurais fait plus pour nous. Oui, peut ĂȘtre partir en week end, autant se dire. Oui mais maintenant c'est un on a pas fait, on a pas fini de dire ben voilĂ , deux fois par annĂ©e on part quatre jours, on est crevĂ©, on est pas crevĂ©, on y va. C'est notre couple. En fait, on s'est pas du tout occupĂ© de notre couple, on s'occupe des.


Parents alors voilĂ , ce.


Qui est fait est fait. Mais voilĂ , peut ĂȘtre que c'est une idĂ©e Ă  creuser pour maintenant vous lui dire deux fois par annĂ©e on part quatre jours, une fois tu choisis, une fois choisi. Et puis chacun fait l'effort de s'adapter Ă  ce que l'autre a choisi. Je pas non plus faire exprĂšs, je veux dire des trucs impossibles.


Mais tu es en train de parler de la mĂšre d'Antoine en train de parler de la femme ? T'es en train de parler de l'Ă©pouse ? Euh. Tu as beaucoup de casquettes sur ta tĂȘte ?


J'ai beaucoup de casquettes. Puis par rapport Ă  la mer, quand je pense Ă  ma mĂšre, puis comme je ne suis pas avide de relation avec elle actuellement, je la vois presque toutes les semaines. Mais je ne recherche pas plus que temps. Bien, je me dis et puis moi je suis la mĂšre de nos enfants et eux j'aimerais pas qu'ils fassent comme moi. Je fais que. Ben alors des fois c'est difficile quand je vais pas faire Ă  ma mĂšre ce que j'aimerais que mes enfants me fassent parce que c'est ridicule. Enfin c'est pas ça. Et puis c'est pas parce que je vais faire 1000 choses avec elle que eux ils vont faire la mĂȘme chose donc. Mais quand mĂȘme, dans mes questionnements, je me dis bien je suis cette mĂšre, fille de et mĂšre deux. Et puis la relation que je rĂȘve que mes enfants. Invente avec moi. C'est pas du tout ce que j'ai envie de faire avec la mienne, donc ça met un peu les choses Ă  sa place.


Mais autant dire que mes enfants inventent comment Ă  dire.


Qu'ils inventent des trucs pour des relations avec moi ?


Oui alors t'aimerais qu'il invente des trucs de relation avec toi.


Si possible qui me plaisent.


Que voilĂ .


Qui m'emmĂšne au match de foot.


Mais. Enfin Martin Gray. VoilĂ . En fait, tu l'aurais rien dit parce que moi.


J'ai les siennes.


J'aimerais qu'il invente.


Quelque chose, un peu pour.


Faire plaisir. Oui.


Ce serait plus simple que j'aille vers l'un ou l'autre pays. Ce qui me ferait trÚs trÚs plaisir, c'est qu'on a une manger une pizza. Les deux. Donne moi si tu peux, si tu peux regarder si une fois t'as une date et puis ça aboutit ou ça n'aboutit pas, mais ça aurait plus de chance d'aboutir. Et puis aprÚs deux semaines lui redire j'ai pas de nouvelles de ta part. Moi j'ai vraiment super envie de passer un moment avec toi.


Ouais. Et puis qu'est ce qui te fait dire que t'aurais pas de nouvelles de leur porte voix et que tu aurais besoin de les relancer ? T'en sais rien.


C'est déjà fait.


Ils font l'enquĂȘte en français. Donc en fait, quand tu dis que tu attends que tes enfants inventent. Euh comment tu dis comment reniement ?


Voire qu'est ce que tu dis ? J'attends que mes enfants inventent un désir de relation, un plaisir d'activité avec moi.


Oui ok. Et maintenant si tu remplaces, si tu remplaces tout et que tu mets à la premiÚre personne du singulier que ça donnerait.


Tant que je dirais dans l'action un jeu.


Oui.


Pas j'espĂšre que. Mais JMV.


Attends, attends, c'est pas je vais, c'est j'invente, j'invente des actions qui me permettent d'ĂȘtre en lien avec les autres, tu comprends ? Ah oui, dans la vente Ă  dit attends que tes enfants inventent des actions, tu pourrais dire Ă  partir de maintenant j'invente des actions qui me permettent d'ĂȘtre en lien avec les autres.


Et du coup c'est plus créatif. Et puis on est dans l'action.


T'arrives Ă  dire alors j'invente.


Donc tu voudrais un exemple ?


Non, non, non, J'ai cette phrase.


J'invente des actions qui me permettent d'ĂȘtre en relation avec les autres.


Avec un autre. Et ça te fait quoi de te prononcer cette phrase ? Comment tu te sens ?


C'est plus léger, non ?


Ça te fait du bien.


Et puis. En plus de la dire, ça fait prendre conscience que si je dis cette phrase et que je réfléchis avec cette phrase et que je trouve des je trouve des actions dans ce sens là, je suis actrice et puis je suis dans l'autre. Dans l'autre phrase, je suis là et je suis la pauvre. Qu'attendent que éventuellement quelqu'un ait pitié de moi et puis.


Et puis juste penser à ça. Comment tu te sent ? Elle sauta sur sa chaise. Vous pouvez pas l'avoir cette tasse sur sa chaise. Elle sort, elle se ratatine et reprenant à nouveau la phrase que tu as prononcé avant. J'invente.


J'invente des idées, de des idées d'action pour entrer en relation avec les autres.


Puis son visage s'Ă©claire et puis bomber le torse. Elle dit qu'elle a des frissons puissants. Nathalie. Bravo ! Oui, oui, tant qu'on attend. On a tous bien d'attente si le.


Bus passe, pas un seul truc.


Sécher sur le trottoir. Et puis en plus de ça, est ce qu'on a plus envie d'aller voir quelqu'un qui qui a cette dynamique ? En fait, si toi tu fais le pas d'aller vers les enfants. Euh en leur disant bah voilà, je te propose ou ça serait cool, qu'est ce que t'en penses ? En te disant bah c'est ok, il peut dire oui, il peut dire non. C'est son choix. Il dit oui bah génial. Et sinon bah.


J'ai une.


Autres dans la tĂȘte. De la chance. Un massacre hein ? Cinq portes. Marine.


Merci Nathalie de ton petit.


ParentalitĂ© au PrĂ©sent est un espace oĂč la parole se libĂšre et les cƓurs s'ouvrent. Rendez vous sur ParentalitĂ© au PrĂ©sent com et retrouvez vous dans un des nombreux Ă©pisodes disponibles. Restez en lien en rejoignant les AbonnĂ©s contributeurs et participer aux discussions mensuelles oĂč nous Ă©changeons autour des divers thĂšmes abordĂ©s avec mes invitĂ©s. Merci pour votre Ă©coute. Je me rĂ©jouis de vous retrouver la semaine prochaine.