Comment surmonter la rupture amoureuse et Ă©crire sa propre histoire de vie ?

🔁 Libre accĂšs de l'Ă©pisode initialement publiĂ© le 9.04.2023


Résumé de l'épisode :

Dans cet épisode de Parentalité au présent, nous avons eu l'opportunité d'entendre Alice partager son expérience en tant que maman. Son témoignage nous offre un aperçu unique de son parcours et des défis qu'elle a dû surmonter pour développer une relation épanouissante avec ses enfants.

Alice nous explique que sa relation avec ses parents était assez différente. Son pÚre étant décédé et vivant loin, elle ne l'a pas beaucoup connu. En revanche, elle entretient une relation étroite avec sa mÚre, la voyant réguliÚrement et bénéficiant d'un bon contact avec elle. Pour Alice, avoir une bonne relation avec sa maman signifie pouvoir parler, ne pas avoir de conflit, savoir qu'elle peut compter sur elle et vice versa. C'est une relation basée sur la confiance et le soutien mutuel.

Lorsqu'on lui demande comment elle vit le fait de ne pas avoir connu son pĂšre, Alice partage que cela a Ă©tĂ© particulier. Étant donnĂ© qu'elle n'avait que peu de contacts avec lui et qu'ils ne parlaient pas la mĂȘme langue, leur relation Ă©tait limitĂ©e. Cependant, Alice souligne que sa mĂšre a toujours Ă©tĂ© neutre dans ses propos et a maintenu un contact pour permettre Ă  Alice et Ă  sa sƓur de le rencontrer si elles le souhaitaient. Finalement, Alice a rencontrĂ© son pĂšre Ă  l'Ăąge adulte, mais les difficultĂ©s de communication et une diffĂ©rence de traitement entre son compagnon et elle ont crĂ©Ă© des sentiments de dĂ©ception.

En parlant de ses propres enfants, Alice partage que sa relation avec sa premiĂšre fille n'a pas Ă©tĂ© facile au dĂ©but. Elle n'a pas rĂ©ussi Ă  crĂ©er une relation maternelle solide et a vĂ©cu une dĂ©pression post-partum. Cependant, avec le temps, Alice a travaillĂ© sur elle-mĂȘme et a rĂ©ussi Ă  dĂ©velopper une meilleure relation avec sa deuxiĂšme fille. Elle a appris Ă  s'accepter en tant que mĂšre et Ă  apprĂ©cier les moments de complicitĂ© avec ses enfants.

Alice souligne l'importance de prendre sa place en tant que parent et de communiquer de maniÚre ouverte et respectueuse avec ses enfants. Elle réalise que la parentalité n'est pas quelque chose d'acquis, mais plutÎt un cheminement personnel qui demande de l'investissement et de l'engagement. Alice refuse de se battre pour sa place, mais préfÚre la prendre naturellement en étant présente et en fournissant les efforts nécessaires pour établir une bonne communication avec ses filles.


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Sujets abordĂ©s durant cet Ă©pisode: base solide avec maman, pĂšre absent, premiĂšre rencontre Ă  6-7 ans et deuxiĂšme rencontre Ă  24 ans, premiĂšre grossesse difficile, corps qui change, fĂ©minitĂ©, maternitĂ©, allaitement long, accouchement naturel, maison de naissance, dĂ©pression post-partum, divorce, place des parents auprĂšs des enfants, collaboration, internet, tchat, maternitĂ©, travail personnel, se relier au fĂ©minin, recrĂ©er une dynamique Ă  3, prendre sa place de mĂšre auprĂšs des enfants, construire une bonne relation avec les enfants, rester correct envers le pĂšre des enfants, communication, ancrage, racines, qu'est-ce qui est important, qu'est-ce que je veux ?, qu'est-ce que je fais ? intĂ©grer les enfants au quotidien, responsabiliser les enfants, 

Lire la transcription de l'Ă©pisode

[Texte généré automatiquement]

Ce que ça m'a appris, c'est qu'en fait, ce n'est pas juste parce que je suis maman que c'est quelque chose d'acquis et qu'il faut aussi... Je ne vais pas me dire me battre pour ma place parce que ce n'est pas une histoire, ce n'est pas une bataille, mais juste prendre cette place, d'ĂȘtre vraiment lĂ  et puis de moi m'assumer en tant que telle et puis d'avoir une place qui est bien lĂ . Et puis justement, d'avoir le mieux que je peux faire. La seule chose que je peux vraiment changer pour moi, c'est d'avoir une communication parfaite avec elle.

Bonjour, je suis Janique Bizel Ménétré, médiatrice familiale diplÎmée. Je suis passionnée par le lien relationnel. Je vous propose aujourd'hui, Parentalité au présent, un recueil d'histoires plurielles pour une étape de vie singuliÚre. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Alice. Bonjour Alice. Bonjour. Quels liens entretiens tu aujourd'hui avec tes parents ?

Avec mes parents ? Oh lĂ  lĂ  ! Mon pĂšre est dĂ©cĂ©dĂ©. Je n'ai jamais eu tellement de contacts parce que je ne l'ai pas vraiment connu. J'ai dĂ» le rencontrer deux ou trois fois, comme il habitait loin. Ma mĂšre, par contre, je la vois rĂ©guliĂšrement plusieurs fois par mois. Elle n'habite pas Ă  tout prĂšs Ă  une heure de route, mais on a quand mĂȘme un bon contact.

Ça veut dire quoi pour toi avoir un bon contact avec sa maman ?

Pour moi, ça veut dire qu'on peut quand mĂȘme parler, qu'on n'a pas de conflit entre nous, que je sais que je peux compter sur elle, elle peut compter sur moi. On n'a pas une grande communication sur ce qu'on ressent Ă©normĂ©ment ou sur ce qu'on peut partager de plus intimes peut ĂȘtre, mais je sais que si j'en avais le besoin, elle serait tout Ă  fait Ă  l'Ă©coute. Je pense que ça fait partie des racines qu'on peut avoir. On sait qu'il y a quelqu'un qui est lĂ  pour nous aider, pour nous Ă©pauler.

Pour moi, c'est un peu ça. C'est une sécurité en fait. Pour toi, ta maman, c'est ta sécurité, c'est ça ?

Oui. Oui, c'est vraiment, je pense, les racines, l'origine aussi, Ă  quelque part.

En mĂȘme temps, t'es en train de me dire que t'as cette base avec ta maman, puis que ton papa, tu l'as pas connue. Comment tu le vis ? Quel Ăąge tu as ?

J'ai 38 ans, donc bientĂŽt.

39.39 demain.

Oui, mon papa, ça a Ă©tĂ© un peu particulier parce que je n'avais pas tellement de contacts. Donc forcĂ©ment, au dĂ©part, vu que je ne le connaissais pas, mes parents se sont sĂ©parĂ©s quand j'avais Ă  peine une annĂ©e. Et puis, il vivait vraiment Ă  l'Ă©tranger, donc c'Ă©tait un peu diffĂ©rent. Je ne pouvais pas le voir quand je le voulais. Donc, on n'avait pas un Ă©norme contact aussi, vu qu' il ne parlait pas la mĂȘme langue que moi, donc ce n'Ă©tait pas Ă©vident.

VoilĂ , mais forcĂ©ment, quand on connaĂźt pas, on se fait une idĂ©e, surtout quand on est enfant, bĂ©bĂ©, etc, on s'idĂ©alise plusieurs choses. Et puis, ma mĂšre est toujours restĂ©e assez neutre, elle n'a jamais nous expliquĂ© vraiment son avis sur la personne, on va dire, parce qu'elle a eu quand mĂȘme un avis assez nĂ©gatif vu qu'ils sont sĂ©parĂ©s. Mais elle nous a toujours protĂ©gĂ©es. Elle est restĂ©e trĂšs neutre. Elle a toujours gardĂ© contact pour qu'on puisse, si on voulait Ă  tout moment le contacter, mĂȘme aussi toute la famille de son cĂŽtĂ©. Elle est restĂ©e en contact pour nous. Et puis aprĂšs, c'est plus tard que ma sƓur est allĂ©e le rencontrer. Et puis moi aussi. Moi, j'Ă©tais dĂ©jĂ  adulte quand je l'ai rencontrĂ©. On Ă©tait allĂ©s simplement une fois quand j'Ă©tais, je pense que j'avais dans les six, sept ans, quelque chose comme ça. On est allĂ© le voir avec ma mĂšre, mais justement, je me souviens peu de lui, de cette rencontre, parce que je pouvais pas lui parler, on pouvait pas tellement communiquer. Et puis on n'est pas restĂ©s trĂšs longtemps. Donc aprĂšs, je l'ai rencontrĂ© quand j'avais, je crois, 24 ans, quelque chose comme ça.

Ça t'a fait quel effet ? À 24 ans, tu pouvais communiquer avec ? Tu parlais sa langue ou bien ? Oui, oui.

J'avais pu auparavant discuter dĂ©jĂ  sur Internet avec lui, c'Ă©tait dĂ©jĂ  les chats et tout ça. Et donc voilĂ , j'ai pu avoir un peu un contact. Il m'a parlĂ© un peu de quoi tant on Ă©tait, quand on vivait avec lui lĂ  bas, de deux ou trois choses. Et puis je suis allĂ©e le rencontrer avec mon compagnon Ă  l'Ă©poque, qui, lui, ne savait pas du tout cette langue. Et puis c'Ă©tait compliquĂ© parce que je me suis dit « Comment est ce qu'ils vont communiquer entre eux ? Ça va ĂȘtre difficile. » Et puis, en arrivant lĂ  bas, j'ai rencontrĂ© mon pĂšre, on a parlĂ© dans sa langue et puis, trois minutes aprĂšs, il parle Ă  mon compagnon en français.

« Ah !

» donc ça, c'était la grande nouvelle de ma vie. Sur le moment, je me suis dit « Tant mieux, au moins pour mon compagnon, n'est ce pas ? Et lui, ils peuvent communiquer. » Donc je me suis dit « On va pouvoir au moins tous parler en français, c'est trÚs bien. » Je l'ai bien pris. Simplement qu'aprÚs, pendant tout le... Je suis restée quelques jours chez lui, mais alors il me parlait à moi dans sa langue et à mon compagnon en français. Donc moi, je n'avais pas le droit au français. Je l'ai un peu vécu comme ça. Je ne l'avais pas le droit pas trop le droit, alors que lui, oui. Donc, pour ça, c'était une des rares choses, je pense, qui me restent un peu en travers de la gorge, effectivement, avec lui.

De quoi ? Qu'est ce qui.

Reste en travers de la gorge ? Pour moi, je pense que je l'ai vécu avec le recul, avec une sorte de déception. Puis aprÚs, pour moi, c'était un peu le message. Moi, j'en valais pas la peine, mais mon compagnon, oui, en fait, de parler en français.

Mais il a toujours parlé français ou bien parce que... ? Oui, oui.

Apparemment, oui, parce qu'il l'a appris quand il est venu en Suisse. Et ça, c'était avant que je naisse. Donc, je l'ai découvert un peu tard. Et puis donc voilà. AprÚs, finalement, on a toujours continué à communiquer en salle longue parce que, forcément, il avait un infarctus, il n'arrivait plus trÚs bien à parler français.

Pourquoi tu ne lui as pas posĂ© la question ? Pourquoi le français n'Ă©tait pas une langue utilisable ? Si ce n'est pas encore le cas et que le cƓur vous en dit, soutenez ParentalitĂ© au prĂ©sent en devenant un abonnĂ© contributeur. Ainsi, vous recevrez un nouvel Ă©pisode toutes les semaines et accĂ©dez Ă  l'espace de discussion oĂč nous Ă©changeons autour des divers thĂšmes abordĂ©s avec mes invitĂ©s. Rendez vous sur parentalitĂ©au prĂ©sent. Com pour en savoir plus.

Je pense que la pĂ©riode oĂč on se communiquait par tchat de toute façon, il ne savaient peut ĂȘtre pas l'Ă©crire. Ça, je peux bien le conçoire. AprĂšs, je l'ai eu une ou deux fois au tĂ©lĂ©phone auparavant. Il n'avait pas fait l'effort. Il a peut ĂȘtre parlĂ© un ou deux mots de français. AprĂšs, on a directement bifurquĂ© sur l'autre langue. Mais ce qui Ă©tait un peu... Oui, je pense que je l'ai vĂ©cu comme ça. Mais Ă  aucun moment, quand j'ai rencontrĂ© mon pĂšre, je l'ai rencontrĂ© encore... Je suis allĂ©e retourner lĂ  bas, je crois que c'Ă©tait une autre fois. Je l'ai revu que deux fois, quelque chose comme ça. Mais Ă  aucun moment, j'ai eu l'impression que ça me servira Ă  quelque chose de lui poser des questions. Parce qu' en connaissant un petit peu la personne et en connaissant moi, puis les questions que j'avais, je me suis Ă  chaque fois dit que ça me satisferait pas comme rĂ©ponse. Donc, j'ai jamais jugĂ© nĂ©cessaire de le faire. Parce qu'Ă  chaque fois, quand je l'ai vu, c'Ă©tait l'histoire de quelques jours et je voulais plutĂŽt profiter de ces jours lĂ  pour partager des moments, dans le positif, etc, plutĂŽt que d'aller dans le conflit.

J'aime pas les conflits de façon d'origine. Et puis, j'ai pas eu l'impression d'aprĂšs, comme j'ai pu aussi le connaĂźtre un petit peu Ă  ce moment lĂ . De toute façon, quoi qu'ils me disent, ça aurait pas Ă©tĂ© utile. Vraiment, je pense que ça m'aurait encore plus déçue. Je prĂ©fĂ©rerais pas ça en fait. C'Ă©tait plutĂŽt ça. Ça, c'Ă©tait le rapport avec mon pĂšre un peu particulier.

Tu as des enfants ?

Oui, j'ai deux filles.

Elles ont quel Ăąge aujourd'hui ?

Dix et six.

Et puis ça se passe bien avec ?

Oui, ça se passe bien, ça se passe mĂȘme mieux. Parce qu'au dĂ©but, je n'avais pas une relation. Je pense qu'elle Ă©tait assez proche avec ma premiĂšre.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi d'avoir une relation proche ? Je pense que je t'ai posĂ© la mĂȘme question par rapport Ă  ta maman avant.

Oui. C'est Ă  dire que je pense que ce soit la grossesse ou les premiers mois, si ce n'est la premiĂšre annĂ©e de ma fille, j'Ă©tais plus dans le « je m'occupais d'elle », etc, mais je n'ai pas rĂ©ussi Ă  vraiment crĂ©er, je pense, une relation maman/ enfant avec une relation tactile, avec des calants, avec des « je t'aime » aussi, avec des mots doux. Je pense qu'avec le recul, sans qu'on me l'ait forcĂ©ment dit, mais de moi mĂȘme, je pense que j'ai dĂ» avoir quand mĂȘme une dĂ©pression postpartum pendant un bout de temps. Ça a Ă©tĂ© mis Ă  partir du moment oĂč j'ai recommencĂ© Ă  travailler. Ça, c'Ă©tait aprĂšs une annĂ©e, une fois que ma fille avait une annĂ©e. On s'est toujours aimĂ© quand mĂȘme, bien sĂ»r. Je me suis toujours occupĂ©e d'elle. J'Ă©tais contente de l'avoir. Ça, il n'y avait pas de souci, mais je n'ai jamais vraiment construit une relation comme ça. Je n'ai jamais Ă©tĂ© d'ailleurs auparavant intĂ©ressĂ©e par les bĂ©bĂ©s. Moi, quand on me proposait de prendre un bĂ©bĂ© dans les bras, je disais non, en direct. Il n'y avait pas d'agitation, ça ne m'intĂ©ressait pas trop. Donc je pense qu'il y a eu tout ce travail Ă  faire de la maternitĂ©, d'accepter, de m'accepter en tant que maman.

Tout ça, j'ai dĂ» le crĂ©er un petit peu plus tard. Parce qu'aprĂšs, j'ai fait un petit travail sur moi quand mĂȘme aussi. Et ma deuxiĂšme grossesse, ça a Ă©tĂ© beaucoup plus sympa. J'avais envie d'ĂȘtre enceinte, ce qui Ă©tait la diffĂ©rence par rapport Ă  la premiĂšre aussi. J'apprĂ©ciais le fait d'ĂȘtre enceinte, de pouvoir sentir le bĂ©bĂ© bouger. Et puis aprĂšs, j'Ă©tais contente d'avoir un bĂ©bĂ©. Alors que c'est vrai que pour ma premiĂšre, j'Ă©tais plus... En fait, mon but, c'Ă©tait d'avoir un enfant.

C'Ă©tait ton but ou c'Ă©tait le but de ton compagnon de l'Ă©poque ?

Non, non, plutĂŽt.

Le mien. Du papa, du bébé ?

C'Ă©tait rĂ©flĂ©chi Ă  deux quand mĂȘme.

Vous avez pris cette décision tous les deux.

D'avoir un bĂ©bĂ© ? Oui, tout Ă  fait. Simplement, pour moi, je pense, dans ma tĂȘte, vraiment, moi, je voulais un enfant. Ce qui m'attirait plus, c'est d'avoir un enfant avec qui on peut partager des choses, etc. Enfin voilĂ . Toute l'Ă©tape grossesse, bĂ©bĂ©, je l'avais pas vraiment calculĂ©e, je pense. C'Ă©tait un peu ça.

La différence. Toi, tu imaginais un enfant de quel ùge ? Quand tu t'imaginais avec un enfant, c'était un enfant de quel ùge déjà ?

Je pense un enfant qui est dĂ©jĂ  un petit peu indĂ©pendant, avec qui on peut parler. Ce qui serait plus dĂ©jĂ  ? Comme elle est maintenant ? Un ou deux ans. DĂ©jĂ  plus. Quand mĂȘme. Quand mĂȘme petite. Mais voilĂ , c'Ă©tait pas... Ça a Ă©tĂ©... Tout ça, je peux le dire maintenant parce que c'Ă©tait avec le recul que je peux dire ça.

Mais c'est magnifique d'arriver Ă  en parler, puis d'arriver Ă  l'exprimer, puis d'arriver Ă  ĂȘtre claire avec ce que tu as vĂ©cu. C'est gĂ©nial. Ça te fait quoi de penser Ă  ça ? Comment tu te sens par rapport Ă ... ?

Je suis contente du chemin que j'ai fait, parce que dans l'absolu, derriĂšre, c'Ă©tait forcĂ©ment que je n'acceptais pas forcĂ©ment ma fĂ©minitĂ© aussi. Je pense que ça a Ă©tĂ© aussi un des gros soucis pour le dĂ©but de la grossesse oĂč d'un coup, j'ai ressenti mon corps qui changeait sans que je m'y attende vraiment. Dans l'absolu, c'Ă©tait bizarre pour moi d'avoir ce corps qui change sans que je le veuille vraiment, que ce soit.

Quelque chose de moi.

Tu ne maßtrisais pas. Voilà. Et les humeurs aussi, etc. Donc, ce n'était pas évident. Et donc ça a été le début de ce chemin que j'ai eu aprÚs sur la féminité, sur la maternité qui était déjà un petit peu fait, ou en tout cas bien commencé pour la deuxiÚme. Et puis c'est pour ça que c'était aussi plus facile.

Oui, tu n'avais juste pas 30 ans, tu avais 29.

28 ans. Pour la premiĂšre, oui, j'avais 29. Et puis justement, la premiĂšre grossesse s'est passĂ©e un petit peu... Est ce que je pourrais dire une grossesse un peu plus froide, on va dire ? Je ne sais pas. C'est comme ça. Ma deuxiĂšme fille, je la vois plus. Et d'ailleurs, c'est le caractĂšre qu'elle a aussi, oĂč elle est beaucoup plus vive, spontanĂ©e, souriante. C'est d'elle mĂȘme petite, elle a commencĂ© Ă  faire des cĂąlins Ă  tout le monde. Donc moi, j'ai crĂ©Ă© aussi vite cette relation de cĂąlins, de « je t'aime », d'ĂȘtre contente de la prendre dans les bras et tout ça. Et puis justement, c'est lĂ  aussi oĂč il y a eu un dĂ©calage avec la premiĂšre oĂč je n'avais pas cette relation qui Ă©tait dĂ©jĂ  installĂ©e avec la premiĂšre. Et puis la deuxiĂšme, oui, parce qu'elle, c'Ă©tait vraiment spontanĂ©, etc. Donc j'ai dĂ» aprĂšs justement prendre sur moi aussi de moi mĂȘme aller mieux pour pouvoir aprĂšs avoir une relation aussi identique avec les deux.

Donc ça, ça veut dire qu' il a fallu attendre que ton deuxiĂšme bĂ©bĂ© arrive pour que ça fasse bouger ou c'est quand mĂȘme avant ? Tu dis, j'ai Ă©tĂ© mieux quand j'ai commencĂ© Ă  travailler. LĂ , il y a quand mĂȘme dĂ©jĂ  quelque chose qui s'est passĂ©.

Au niveau de... Oui, forcĂ©ment, au niveau dĂ©veloppement personnel, j'ai Ă©tĂ© voir dĂ©jĂ  un thĂ©rapeute qui m'a aidĂ©e. Oui, entre deux, c'est juste. Oui, exactement. Donc lĂ , ça m'a aidĂ©e justement Ă  m'accepter en tant que femme, Ă  un peu plus prendre mes marques dans cette vie lĂ , dans ce nouveau rĂŽle. Et puis, c'est un chemin aprĂšs que j'ai continuĂ©. Et puis, on dit toujours que les enfants n'arrivent pas pour rien. Je pense que la deuxiĂšme, elle m'a redonnĂ© le sourire quand mĂȘme, et puis que c'Ă©tait plus facile. La premiĂšre m'a aidĂ©e Ă  ouvrir les yeux, la deuxiĂšme a retrouvĂ© le sourire. C'Ă©tait plutĂŽt comme ça que je l'ai un peu vĂ©cu. Et puis aprĂšs, ça a continuĂ© toujours. C'Ă©tait intĂ©ressant. AprĂšs, je te demande de se dire « OK, les choses sont comme ça maintenant, mais il faut quand mĂȘme que ça Ă©volue, que ça change. » Elle n'a jamais montrĂ© ma premiĂšre fille, de jalousie envers la deuxiĂšme ou quoi que ce soit, mais elle Ă©tait toujours plus proche du papa, Ă©videmment, parce que la deuxiĂšme, je l'ai quand mĂȘme allaitĂ©e assez longtemps, pendant presque deux ans. Donc forcĂ©ment qu'elle Ă©tait plus souvent vers moi que vers le papa.

C'Ă©tait vraiment cette relation oĂč la petite Ă©tait souvent avec moi, la grande avec le papa. Et puis aprĂšs, il a fallu forcĂ©ment changer un petit peu ça aussi.

RĂ©Ă©quilibrer un petit peu.

Oui.

Du coup, la premiĂšre, tu l'avais Ă  l'Ă©tĂ© quand mĂȘme, la premiĂšre ?

Oui, pendant une annĂ©e aussi. Quand mĂȘme ?

Oui. Chapeau parce que pour une femme qui a eu de la peine à finalement voir arriver ce bébé, t'aurais pu... Tu vois, ça.

C'est parce que je suis fainĂ©ante, en fait. J'avais pas envie de faire des biberons. Non, mais je considĂ©rais que c'Ă©tait aussi bien pour tout ce qui est naturel, etc. J'avais fait aussi un accouchement maison de naissance pour les deux, donc j'ai quand mĂȘme essayĂ© de faire les choses comme il faut. Pour moi, le naturel, c'Ă©tait mieux. C'Ă©tait le naturel, en fait.

Je pense ça a quand mĂȘme dĂ» aider le fait que tu l'ailles Ă  l'Ă©tĂ©. Est ce que ça a pas quand mĂȘme favorisĂ© ce lien et l'attachement que t'as eu de la peine Ă  faire pendant la grossesse ?

Oui, de toute façon, le lien Ă©tait bien lĂ . Et puis, pendant quand mĂȘme une annĂ©e, j'ai pas travaillĂ©. Je sais mĂȘme pas Ă  partir de quand on l'a laissĂ©e garder Ă  quelqu'un d'autre. Je ne pense pas avant six mois ou plus. Mais pour moi, c'Ă©tait plutĂŽt le fait que c'Ă©tait mon rĂŽle. Je devais l'assumer aussi. Ce n'Ă©tait pas forcĂ©ment quelque chose de trĂšs positif. J'avais du mal Ă  la laisser garder parce que j'ai l'impression qu'on m'enlevait mon rĂŽle. MĂȘme au dĂ©but, quand les rares fois oĂč les gens voulaient la prendre dans les bras comme ça, j'avais de la peine. Mais ça, je pense que c'est plus liĂ© Ă  une sorte de dĂ©pression postpartum oĂč on est lĂ  et puis qu'on se fait des idĂ©es de tout ce qu'on doit faire, de tout comme on doit faire les choses. Et puis que lĂ , si on m'enlevait le bĂ©bĂ©, ça allait pas.

Tu savais plus Ă  quoi tu servais ou tu.

Savais plus... ? Oui, je pense que c'Ă©tait ça. C'est moi qui dois m'en occuper. Et puis je pense, il y avait toute une histoire de valeur aussi. Dans le sens oĂč si je le laissais garder Ă  quelqu'un d'autre, ça voulait dire que j'Ă©tais une mauvaise mĂšre. Je pense que c'est dans ce sens lĂ  aussi quelque chose qui Ă©tait un peu derriĂšre. Donc c'Ă©tait pour prouver que je le pouvais ou j'en sais rien. Mais c'Ă©tait une relation un peu bizarre, je pense.

C'est intéressant, je trouve, de pouvoir l'observer comme ça.

Oui.

C'est vraiment intéressant que ça soit conscient.

Maintenant, ça fait dix ans, j'ai pu y rĂ©flĂ©chir. Mais c'est sĂ»r que sur le moment, c'Ă©tait pas Ă©vident. Je me souviens de moments que j'ai eus avec ma grand mĂšre ou avec ma mĂšre oĂč j'Ă©tais fĂąchĂ©e. J'Ă©tais fĂąchĂ©e parce que ma mĂšre, une fois, je l'avais laissĂ©e garder. Ma petite, elle avait, je ne sais plus, six mois ou quelque chose comme ça. Elle avait de la peine Ă  dormir, elle pleurait facilement, mais je l'avais quand mĂȘme laissĂ©e Ă  un moment donnĂ© Ă  ma mĂšre. Et quand je suis revenue chez ma mĂšre, ma mĂšre Ă©tait allongĂ©e sur le canapĂ© avec la petite qui dormait sur elle, sur son torse. Et ça m'a Ă©nervĂ©e, mais vraiment. Parce que je me suis dit « Mais comment elle peut se permettre ? C'est moi la maman, en fait. Vraiment, c'Ă©tait ça l'impression que j'ai eu. Je me suis dit « Mais c'est moi la maman, tu vas pas me prendre ma place. Dans ma tĂȘte, c'Ă©tait vraiment ça. À ce moment, je me suis Ă©nervĂ©e, je dirais, c'est bon, je la prends. Mais c'Ă©tait vraiment le message que j'avais pour moi, c'Ă©tait ça. Je me suis dit « Mais tu vas pas me voler mon bĂ©bĂ©.

ForcĂ©ment, c'Ă©tait son premier bĂ©bĂ© aussi. La premiĂšre fois qu'elle Ă©tait grand mĂšre, donc elle Ă©tait toute contente de pouvoir s'occuper. Elle voulait surtout ĂȘtre trĂšs prĂ©sente pour m'aider, pour me soutenir. Elle a toujours essayĂ© de me dire « Mais je peux la garder ? »dans une intention tout Ă  fait noble. Mais pour moi, c'Ă©tait plus « Non, reste Ă  distance, j'ai l'impression que tu veux me voler mon bĂ©bĂ©. » Il y avait un petit peu de ça. Et puis aprĂšs, deux, trois... C'est pas Ă©vident aussi. À partir du moment oĂč on devient maman, qu'on rĂ©alise qu'on n'est plus... Moi, j'Ă©tais toujours la derniĂšre de la famille, donc j'ai toujours Ă©tĂ© la derniĂšre petite envers ma grand mĂšre, ma mĂšre, etc. Et aprĂšs, on passe Ă ... On n'existe plus. Il y.

A le bébé. Voilà.

Donc il y a eu ça aussi. Il y a eu plein de choses comme ça aussi Ă  gĂ©rer, qui sont totalement... Quand on se dit c'est bĂȘte comme façon de penser, mais c'est des... Sur le moment, avec la fatigue, avec les hormones, avec tout ce qu'on veut, c'est vraiment des messages que j'ai reçus comme ça.

Oui, et puis je pense que c'est mĂȘme pas une maniĂšre de penser, c'est des rĂ©actions qui arrivent toutes seules, qui sont complĂštement inconscientes.

Oui, exactement.

C'était assez étonnant. Et pour ta deuxiÚme, c'était plus simple de la laisser ou ça a été pareil ?

Oui. Non, c'Ă©tait plus facile. Puis aprĂšs, elle Ă©tait aussi plus facile dans le sens oĂč justement, elle pleurait moins. C'Ă©tait plus facile, justement, de la laisser aux gens parce qu'elle Ă©tait plus facile Ă  vivre aussi. En mĂȘme temps, je dis facile Ă  vivre, mais je sais trĂšs bien que je pense que pendant une annĂ©e avec ma premiĂšre, je devais tirer la tĂȘte tout du long, donc ça ne devait pas ĂȘtre facile pour elle non plus. Mais la deuxiĂšme, oui, c'Ă©tait plus dĂ©tendu pour tout le monde. Et puis surtout pour moi, vu qu'il y a un lien direct avec elle par la lettre non, je pense qu'elle a aussi ressenti t. Elle devait ĂȘtre plus dĂ©tendue aussi pour ça. AprĂšs, je m'en suis quand mĂȘme bien occupĂ©e pendant quatre, cinq mois, pratiquement que moi. Mais aprĂšs, j'ai recommencĂ© le travail aprĂšs six mois, je crois. J'ai recommencĂ© le travail et puis du coup, forcĂ©ment, la distance se fait, elle est gardĂ©e par d'autres, elle avait totalement confiance, donc c'Ă©tait OK. C'Ă©tait ça, des belles diffĂ©rences.

Et puis aujourd'hui, comment ça se passe avec ces grandes filles ? Dix ans et puis six ans, tu m'as dit.

Oui, oui, oui. Maintenant, ça va vraiment bien. Pour moi, en tout cas, je trouve que ça va vraiment mieux parce que je suis mieux moi mĂȘme avec elles. Et du coup, avec les deux, on a la mĂȘme relation, justement, de cĂąlins, de « je t'aime », de pouvoir parler, etc. Je vois bien la diffĂ©rence.

Avec la pĂ©riode oĂč elles Ă©taient plus petites, c'est ça que tu dis ?

Oui, exactement. Oui, exactement. Et surtout parce que moi, je peux aussi beaucoup plus apprĂ©cier justement mon rĂŽle de maman. J'arrive mieux Ă  m'Ă©panouir lĂ  dedans. Alors qu'avant, c'Ă©tait toujours, j'Ă©duquais les enfants, je leur faisais Ă  manger, je les gĂ©rais, mais je n'avais pas vraiment de plaisir Ă  rigoler avec elles, jouer avec elles. Je n'arrivais pas Ă  juste m'asseoir, faire un jeu, parce qu'Ă  chaque fois, moi aussi, je me disais, il faut que je fasse le mĂ©nage, la lessive, plein de choses qui faisaient que je n'arrivais pas Ă  juste profiter de ce moment lĂ  avec elles. Alors que maintenant, j'arrive beaucoup mieux mĂȘme Ă  faire des grimaces avec elles, Ă  ĂȘtre plus vivante, plus enfant aussi avec elle. C'est vraiment intĂ©ressant aussi de.

Voir cette différence. Qu'est ce qui a provoqué le déclic ?

Je pense qu'il y a aussi le... DĂ©jĂ , je me suis sĂ©parĂ©e du papa et puis j'ai continuĂ© mon travail sur moi, ce qui fait que je me suis retrouvĂ©e seule avec les deux. C'est lĂ  oĂč j'ai dĂ» rĂ©aliser cette diffĂ©rence qu'il y avait entre les relations que j'avais avec l'une et avec l'autre et que je me suis dit « Non, mais il faut que ça change, que ça aille mieux. Parce que forcĂ©ment, au dĂ©but, ce n'Ă©tait pas toujours Ă©vident. Parce que la grande avait toujours eu son papa Ă  cĂŽtĂ©. Maintenant, elle n'avait plus qu'un seul adulte et puis c'Ă©tait maman qui Ă©tait souvent avec la petite. Alors, il a fallu recrĂ©er une dynamique Ă  trois. Et puis aussi, ce qui m'a aidĂ©e, c'est une amie qui m'a parlĂ© une fois de ses enfants. Elle Ă©tait aussi sĂ©parĂ©e, divorcĂ©e du papa. Et puis, elle m'a expliquĂ© que ses enfants adolescents, le premier a dĂ©cidĂ© d'aller vivre chez le papa. Et ensuite, le deuxiĂšme a Ă©tĂ© faire des vacances quelques mois aprĂšs chez son pĂšre et a appelĂ© aprĂšs en disant « Écoute, je ne veux plus revenir chez toi. »alors qu'apparemment, le pĂšre avait une nouvelle amie et les deux Ă©taient assez manipulateurs, Ă  souvent dire des choses assez nĂ©gatives sur la maman, etc.

Et puis du coup, voilĂ , les deux enfants sont partis chez leur pĂšre. Elle m'a dit « Mais j'ai adorĂ© sa façon de voir les choses. » Elle m'a dit « Mais moi, je suis toujours restĂ©e correcte avec justement le papa, la copine du papa. » Et je me suis dit « LĂ , ils sont partis, ils vont faire leurs propres idĂ©es. » Mais ce que ça m'a appris, c'est qu'en fait, c'est pas juste parce que je suis maman que c'est quelque chose d'acquis et qu'il faut aussi... Je vais pas me dire « me battre pour ma place » parce que c'est pas une histoire, c'est pas une bataille, mais juste prendre cette place, d'ĂȘtre vraiment lĂ  et puis de moi m'assumer en tant que telle et puis d'avoir une place qui est bien lĂ . Et puis justement, d'avoir le mieux que je peux faire. La seule chose que je peux vraiment changer pour moi, c'est d'avoir une communication parfaite avec elle. Parfait, ce ne sera jamais, mais vraiment de faire le nĂ©cessaire pour ce que je pense qui est bien pour elle, de parler avec elle, de crĂ©er vraiment un bon lien. Et puis ça, c'est quelque chose, je pense, qui m'a aidĂ©e aussi lĂ  dedans, de me dire « OK, mĂȘme si on est sĂ©parĂ©s, il y a toujours le papa qui est lĂ , qui gĂšre beaucoup les filles aussi, etc.

Mais j'ai le droit aussi de moi, si je pense que quelque chose est bien pour mes filles, c'est moi la maman, c'est moi qui suis lĂ . » Et puis on prend cette place lĂ . Et puis je ne sais jamais de quoi sera fait le lendemain. Parce que peut ĂȘtre qu'effectivement, un jour aussi, mes filles, c'est l'image que je me suis faite, peut ĂȘtre qu'aussi quand elles seront adolescentes, elles voudront aller chez leur papa. Parce que c'est peut ĂȘtre plus cool, parce que c'est peut ĂȘtre... Je n'en sais rien. Mais tant que j'ai rĂ©ussi le mieux que je peux faire, la seule chose que je peux faire, c'est justement construire une bonne relation au dĂ©part avec elles, leur expliquer les choses, s'il y a des diffĂ©rences qu'elles voient ou quoi que ce soit, et de rester trĂšs correcte aussi envers le papa, etc. Donc, de rester le plus possible dans le positif et dans la communication pour avoir cette relation de base qui est aussi pour elle, justement, un ancrage, des racines, quelque chose qui soit vraiment assez fort. Ça m'a aidĂ©e, justement, aussi Ă  me dire « OK, je suis lĂ . Je suis lĂ  pour elle.

Si je veux ĂȘtre un bon soutien pour elle, il faut que je me donne les moyens de l'ĂȘtre.

» C'est vraiment « Qu'est ce qui est important, qu'est ce que je veux et qu'est ce que je fais ?

».

Et là, ça se dessine tout seul. Tu vas laisser tomber ton ménage pour aller jouer avec tes filles, si j'entends bien.

C'est sĂ»r que maintenant, ce n'est pas encore lĂ  oĂč je vais m'arrĂȘter pendant deux heures de temps pour jouer et puis qu'aprĂšs, l'appartement est dans un dĂ©sordre pas possible, mais beaucoup plus. Et puis mĂȘme si maintenant j'ai des choses Ă  faire quand mĂȘme, j'essaie de les intĂ©grer, au pire des cas, dans ce que je fais, pour qu'au moins, on soit ensemble Ă  le faire. Si je n'ai pas le choix. Donc, on puisse partager plus de temps aussi ensemble, effectivement.

Et puis, ça responsabilise. Il y a plein de bons cÎtés d'intégrer les enfants dans les choses du quotidien, dans les activités du quotidien.

Oui, c'est vrai. En plus, comme elles aiment bien faire la cuisine, des fois, je leur demande « Toi, tu fais ça ? Moi, je fais ça ? » Puis on est les deux Ă  cĂŽtĂ© de la cuisiniĂšre, on fait nos petites choses et puis elles aiment bien. C'est vrai que quand je rentre le soir du boulot, j'ai pas forcĂ©ment toujours le temps de passer vraiment du temps en face Ă  face avec elles, etc. Mais si elles peuvent ĂȘtre lĂ  Ă  cĂŽtĂ© de moi en train de faire une partie du souper. Et puis aprĂšs, je vais pas m'aider Ă  plier les chaussettes, n'importe quoi, mais au moins on le fait Ă  deux. Et puis on discute. C'est un partage aussi.

On discute et puis, c'est super.

Donc voilĂ , j'essaye de faire au mieux. Merci Alice. Merci Ă  toi.

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